samedi, février 7th, 2015

 

Silence on tue en Guinée…

Par un communiqué laconique, le chef de l’état, le Pr Alpha Condé, vient de donner des instructions fermes aux services de sécurité suite à l’assassinat de l’ancien ministre Thierno Aliou Diaouné.

« Le Président de la République  a ordonné l’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur la mort tragique de notre compatriote (Thierno Aliou Diaouné, ndlr). Les criminels, une fois identifiés, seront punis conformément à la règlementation en vigueur en la matière » annonce le dit communiqué.

Parce que c’est une personnalité, on a eu droit à un énième communiqué …Comme d’habitude. Dont acte.  C’est entendu, clair et net,  il est beaucoup plus facile de faire taire de pauvres manifestants à mains nues que de faire reculer l’insécurité.

Womé,  plage de Rogbané, cette petite fille de douze (12) ans atrocement violée à Dubreka, ces nombreux morts dans des accidents de la circulation… L’insécurité a atteint un niveau inquiétant.  C’est devenu quotidien ! Il ne se passe plus un jour sans que l’insécurité ne frappe à nos portes . Et il n’y a pas de mesures pour stopper l’hémorragie ! Que Dieu ai pitié de nos pauvres âmes, mais surtout, de notre indifférence coupable.

Quatre (4) ans, trois (3) ministres de ( l’in ) sécurité … Des ministres efficaces en peines d’emprisonnement de manifestants à mains nues, plus sobres dans la défense des citoyens et de leurs bien. Dans ces conditions, messieurs les gouvernants, l’inversion de la courbe de la criminalité au sens large n’est pas pour demain. Sauf lorsqu’il s’agit d’interpeller des gamins, pourtant très inoffensifs, des manifestations de l’opposition. Il est des symboles avec lesquels nos ministres de  (l’in) sécurité ne transige pas !

Assis devant sa maison, à Tombolia, un journal entre les mains, Ibrahima Diallo donne son impression. « Je suis favorable à l’application de la peine de mort en Guinée», dit-il. Selon l’administratif à la retraite, « seule cette loi pourra constituer un frein à l’émergence des actes barbares dans la société ». Un avis que semble partager la dame Fatou Bangoura. Selon cette dame d’environ une cinquantaine d’années, vendeuse d’orange, la solution est basique : « Quand quelqu’un tue, on doit le tuer. C’est très simple. Vous savez en Guinée, il y a beaucoup de bandits de grand chemin. Mais, pour que ces actes s’estompent, il faut que la peine de mort soit appliquée en Guinée», assure-t-elle.

La dame demande une justice plus contraignante. « La justice guinéenne doit faire montre de plus de sévérité, en ce qui concerne les meurtres», soutient-elle, avant de réclamer « plus de sécurité » dans son quartier. « Les meurtres sont devenus très fréquents. L’Etat et les députés doivent prendre toutes leurs responsabilités, avant que ça ne soit trop tard », ajoute-t-elle.

Messieurs les Honorables (?) députés, le peuple en a assez, nos ministres de (l’in) sécurité sont (in) capables. Ces assassinats sont inacceptables et intolérables . Que faut-il encore pour que l’insécurité s’invite à l’assemblée nationale, au palais du PEUPLE ? Seriez-vous si mal payé pour faire de l’insécurité une cause nationale ?

Quelques années après, personne, vraiment PERSONNE pour donner tord à Thierno Monénembo ? qui affirmait  : « Nos morts sont bel et bien morts, nos blessés, à l’hôpital, nos prisonniers en prison, nos veuves et nos orphelins, en pleurs. Nos assassins courent toujours, en totale liberté… »  


la fédération limoge l’encadrement technique du Syli national

Des têtes sont tombées après l’élimination de la Guinée en quarts de finale de la coupe d’Afrique des nations de football en Guinée Equatoriale. La fédération Guinéenne de football (Feguifoot) a officiellement décidé de renvoyer tout l’encadrement technique et médical du Syli national après l’élimination du onze guinéen le 1er février dernier à Malabo. Cette décision a été prise lors d’une réunion d’urgence du Comité exécutif de la fédération guinéenne de football à Malabo mardi 3 février 2015. Même si la fédération évite de justifier les raisons de cette décision, des spécialistes du ballon rond estiment que la sélection de certains joueurs blessés, pourtant non aptes physiquement au sein du Syli national pour la CAN équato-guinéenne en serait la principale cause.

Doté d’un contingent de 23 joueurs, Michel Dussuyer a fait tourner quelques quinze joueurs en quatre (4) matches disputés. En pleine compétition, l’effectif guinéen a été diminué par la pléthore de blessés. La question principale sur les lèvres de tous les guinéens est la suivante : qui alors entre le staff médical et l’encadrement technique a entériné la sélection des joueurs blessés qui ne pourront pas mouiller le maillot en Guinée Equatoriale?

En tout cas, certains membres de la fédération et du ministère en charge des sports sont souvent accusés d’immixtion dans le choix des joueurs contre un pourcentage dans les primes des sélectionnés. Pour toutes ces raisons, et en prélude aux éliminatoires de la CAN 2017 et celles de la Coupe du monde 2018, les autorités sportives guinéennes ont conjointement promis de recruter un nouvel entraîneur de haut niveau, qui sera épaulé d’un nouvel encadrement technique et médical compétent et riche. Éliminée par les Blacks stars du Ghana à la CAN 2015 en Guinée Equatoriale, la disqualification de l’équipe guinéenne en quarts de finale continue de faire des vagues dans les rangs du Syli national.

Démission de Michel Dussuyer

Le coach français du Syli national a démissionné, après la sortie ratée de ses poulains à la 30ème coupe d’Afrique des nations. Michel Dussuyer, a rendu son tablier, seulement 24 heures après la défaite de son équipe aux quarts de finale de la CAN 2015 par les Blacks stars du Ghana sur le score de (0-3) dimanche dernier à Malabo. Il l’a annoncé lui- même aux joueurs du Syli national lundi à Malabo. Il en a fait pareil avec la Fédération guinéenne de football et le ministère en charge des sports dans la journée de ce lundi 2 février 2015.

Souvent critiqué par les spécialistes du football pour ses choix tactiques incompréhensibles, le coach français a finalement décidé de jeter l’éponge au moment même où la fédération guinéenne s’apprêtait à prendre une décision sur son sort. Agé de 55 ans, Michel Dussuyer, ancien footballeur français devenu entraîneur démissionne de son poste de sélectionneur de la Guinée après avoir passé plus de 5 ans à la tête de la sélection.

En réaction, et après une réunion d’urgence de son Comité exécutif tenue à Malabo, la fédération guinéenne de football affirme avoir pris acte de cette décision. Dans son communiqué du mardi dernier, la Feguifoot dit que le coach français, Michel Dussuyer, qui, sentant la décision venir, a anticipé sa démission. Il a tout de même fait qualifier trois (3) fois le Syli national de Guinée aux phases finales de la CAN (2004, 2012 et 2015).


CAN 2015 : le Syli, tout sauf une équipe nationale

Michel Dussuyer parti, tous les problèmes du Syli national sont loin d’être résolus. Le Français n’était que la partie émergée de l’iceberg. En plus du mauvais management de l’équipe nationale, l’environnement interne du Syli national est complètement pourri. En dépit de l’unité de façade affichée pendant les matches de poule de la CAN 2015, le Syli national n’est plus une équipe de football dans laquelle tout le monde tire dans le même sens. Présentement, une guerre d’ego terrible fait rage entre les principaux leaders du Syli national. Le boulot qui attend le successeur de Michel Dussuyer est énorme.

 

Le brassard de capitaine au centre du combat

 

Arrivé blesser dans la compétition, Kamil Zayatte a dû céder comme d’habitude le capitanat à Ibrahima Traoré, désigné plusieurs fois capitaine pendant les matches de qualification et de préparation de la CAN. Cependant, le joueur du Borussia Münchengladbach a eu du mal à faire l’unanimité dans le vestiaire du Syli national car nombreux sont les joueurs qui n’écoutaient pas le message véhiculé par leur capitaine, a-t-on appris. D’après les informations que nous avons recueillies auprès de certains joueurs, le discours d’Ibrahima Traoré ne passait pas parce que le joueur a acquis la réputation d’être plus proche des binationaux que les autres. « Pendant les éliminatoires, le comportement d’Ibou était irréprochable. Mais, depuis que certains joueurs ont réintégré le groupe, il a changé d’attitude, c’est ce qui fait qu’on n’écoute pas ce qu’il dit », a-t-on appris auprès de certains joueurs du Syli national.

 

Conscient de cette situation, l’ancien joueur de Stuttgart a joué ses matches frustrer par les choix de certains de ses coéquipiers sur la pelouse.  « Oui, c’est vrai, il y a des choix qui sont discutables. Des choix qui ne sont pas bons.…il faut qu’on joue en équipe et qu’on donne la balle à celui qui est le mieux placé. C’est un peu compréhensible que tout le monde veuille se montrer, briller et faire une grande compétition mais, je pense qu’on brillera tous si on se qualifie pour les quarts de finale… Chacun doit mettre son ego de côté et jouer pour l’autre parce qu’en club, tout le monde joue pour l’autre. Alors en sélection, ça devrait être pareil », avait lâché Ibrahima Traoré quelques heures après le match contre les Lions Indomptables du Cameroun.

 

Revenu au Sofitel après le match nul contre le Cameroun, Kévin Constant, furieux, a voulu se jeter sur Elo Yattara pour le mêmes raisons. Sur le terrain, le Lyonnais a vendangé une balle au lieu de faire la passe au deuxième vice-capitaine désigné par Michel Dussuyer. Il a fallu l’intervention et la médiation de certains de ses coéquipiers et les officiels guinéens présents au premier étage du Sofitel pour empêcher le scandale de se produire.

 

Etant le capitaine désigné de l’équipe nationale, Kamil Zayatte a mal vécu son aventure équato-guinéenne et son statut de remplaçant. Tout au long du tournoi, le défenseur guinéen a entretenu une relation tendue avec son adjoint. Il n’est un secret pour personne que le capitaine et le vice-capitaine ne s’inviteront jamais pour leurs anniversaires respectifs même si en conférence de presse, les deux ont donné l’impression d’être les meilleurs amis au monde. D’après nos informations, Kamil Zayatte a très souvent tenté de dresser Ibrahima Conté contre Ibrahima Traoré en le poussant à prendre régulièrement la parole dans le vestiaire en vue de se positionner pour être le prochain capitaine de l’équipe nationale. De son côté, Kévin Constant qui faisait semblant de soutenir Ibou Traoré, préparait son coup en solo afin de récupérer le brassard.

 

Le Syli national géré comme une équipe de quartier

 

En plus des tensions internes, l’on a remarqué que le Syli national est managé comme une équipe de quartier sans aucune rigueur professionnelle. Au Sofitel de Malabo, les joueurs étaient totalement libres de faire ce qu’ils veulent sans encourir aucune sanction particulière. C’était quartier libre. Aucun membre du staff technique ne contrôlait ce que faisaient les joueurs dans leurs chambres respectives et en dehors.

 

Présents dans cette CAN, les observateurs savent que la contreperformance guinéenne contre les Black Stars du Ghana est tout sauf le fruit du hasard. Le Syli national ne méritait pas mieux que cette qualification en ¼ de finale. L’exploit réalisé au premier tour ne pouvait plus se répéter dans la mesure où une gestion professionnelle du groupe faisait cruellement défaut.

 

Arrivés de Mongomo après un match difficile et très physique contre les Maliens, les joueurs guinéens, sans savoir dans quel hôtel ils allaient être logés, ont passé toute la journée du lendemain dans le hall du Sofitel sans s’entrainer, ni recevoir les petits soins encore moins se reposer. « Tous les ingrédients ne sont pas réunis pour qu’on fasse une bonne compétition. La récupération est importante dans une compétition comme la CAN où l’on répète chaque trois jours les mêmes efforts. On a qu’un seul masseur qualifié pour un groupe de 22 joueurs. L’équipe n’a aucun préparateur physique. Regardez les autres grosses équipes, elles n’ont pas moins de quatre préparateurs physique chacune », nous a confié un joueur du Syli national, dépité par l’élimination du Syli national en quart de finale.

 

Blessés contre le Mali, Issiaga Sylla et Ibrahima Traoré n’ont reçu aucune attention particulière pendant les heures qui ont suivi le match. Le seul médecin qui accompagne l’équipe depuis plusieurs années, semblait être perdu car il était tout le temps dans l’incapacité de donner des informations précises sur l’état de santé des joueurs blessés ou physiquement diminués.

 

Maraboutage

 

Actuellement, ce qui inquiète de plus, c’est ce nouveau phénomène évoqué sans gène par certains joueurs du Syli national. Difficile à croire mais vrai, nombreux sont les joueurs du Syli national qui n’hésitent plus à pointer du doigt leurs coéquipiers pour leur méforme ou la répétition des blessures à leur niveau. Si d’aucuns ne jouent pas ou sont régulièrement blessés, c’est la faute à d’autres joueurs qui ne veulent pas qu’ils reprennent leur place ou qu’ils assument certaines responsabilités au sein de l’équipe nationale. Suspicion en permanence et méfiance réciproque entre les principaux joueurs qui composent l’équipe nationale. Si on l’avait entendu ailleurs, on aurait douté de la fiabilité de cette information.

 

Kévin Constant, l’élément déstabilisateur

 

La sélection du joueur de Trabzonspor n’a pas été appréciée par les joueurs qui se sont battus dans les conditions que nous connaissons pour obtenir une qualification à la CAN 2015. Arrivé en star, le joueur est reparti dans son club avec la déception qui est celle d’avoir fait une CAN assez moyenne voire même médiocre. Toutefois, le joueur a eu un comportement professionnel devant les medias lors des quatre matches disputés par le Syli national. Aussi, il a régulièrement pris la parole dans le vestiaire pour encourager ses coéquipiers. Sur le terrain, l’ancien milanais a pesé négativement sur l’efficacité du jeu du Syli national. Associé le plus souvent avec Ibrahima Conté au milieu de terrain, Kevin Constant a joué sans inspiration, ni repères. Déçu de sa CAN et conscient que son masque est enfin tombé, le joueur de Trabzonspor a repris son avion vers l’Europe dès après le match raté contre les Black Star du Ghana.

 

Michel Dussuyer qui n’a jamais eu le courage de faire en sorte que Kévin Constant ronge son frein sur le banc des remplaçants, a payé les frais. Après la déroute guinéenne en quart de finale, le Français a tout naturellement annoncé son départ au poste de sélectionneur national.

 

Tanou Diallo, depuis Malabo


7 milliards de francs détournés, le ministre Damantang dans l’œil du cyclone

« L’économie est comme un organe vivant qui réagit aux défis extérieurs. L’Etat a le devoir de veiller sur sa bonne santé, de la protéger contre les vices des hommes véreux, les aléas de la nature », affirmait Guy Sorman un intellectuel libéral français qui s’inscrit également dans la défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, le délitement de l’esprit public est au sommet de l’Etat et dans ses rouages. L’Etat est devenu le lieu privilégié d’accaparement patrimonial.

L’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP), un établissement public qui relève du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, n’échappe pas à la règle. En effet, l’ONFP est, depuis un moment, éclaboussé par une présumée malversation financière portant sur plus de 7 milliards de francs  guinéens.

Abordant la question dans une interview accordée à nos confrères de Guinéenews, le ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle trouve prématuré de parler dès maintenant de malversation avant tout croisement des résultats d’audits commandés par les deux ministères  (sic!).
« Il est prématuré de parler de malversation. Tels qu’ont été présentés les résultats de cet audit, je pense que la démarche a été un peu biaisée. Puisqu’il y a un atelier de validation qui doit être fait entre le département de tutelle, l’entreprise qui a procédé à l’audit et l’Office national, sa direction pour nous donner des explications sur ces points », affirme-t-il.

Biaisée ? Donc on doit être patient en attendant des retouches qui vont à coup sûr vous innocenter ?

« Je crois qu’il est présumé de parler de malversation. C’est vrai que c’est un office qui est tellement important pour le développement de la formation continue que j’ai commandé un audit et que dans le même temps, le ministère des Finances avait mené également un audit auquel je n’ai eu accès que récemment. C’est sur cette base que nous avons demandé à l’équipe dirigeante d’arrêter toute opération financière sur cet établissement jusqu’à ce qu’on voit « clair » dans ces rapports d’audit, que les rapports contradictoires soient faits entre la direction et ceux qui ont fait ce rapport d’audit, qu’éventuellement des justificatifs soient apportés pour qu’on puisse prendre des décisions adéquates par rapport à la gestion de cet établissement », ose préconiser le ministre Damantang.

 

Monsieur le ministre, on ne peut être juge et parti civil. Non, rendez public tout de suite les deux audits. Nous jugerons donc sur pièces (vos mensonges ?).

S’agissant de l’interpellation des personnes impliquées dans ce « scandale » en devenir, le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle se veut plus procédurier en évoquant, sans vouloir couvrir qui que ce soit, la présomption d’innocence jusqu’à ce que les résultats des deux audits soient confrontés (Tripatouiller ?). (sic!) .

 

« Il faut éviter d’aller vite en besogne. C’est pourquoi, je suis un peu contrarié par cette fuite dans les médias. Cela n’aurait pas dû être le cas. Parce qu’il faut savoir respecter les personnes qui sont impliquées tant que leurs « fautes » (fauter et voler est-ce la même chose ?), à plus forte raison « leur culpabilité » n’a pas été clairement établie. Les termes du rapport (des rapports  ou simplement le vôtre?) sont clairs : il y a des dépenses effectuées qui n’ont pas respecté la procédure de passation des marchés. Cela ne veut pas dire forcément que ce sont des sommes détournées. Cela ne veut pas dire forcément que sont des dépenses qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt. On note tout simplement qu’elles n’ont pas répondu à l’orthodoxie financière. Et si nous n’avions pas commandé cet audit, nous ne l’aurions jamais su. En attendant que des justificatifs ne soient apportés et qu’une mise en rapport de ce qui est dit dans l’audit et ce que la direction de l’ONFP entend dire pour se défendre, on ne peut pas accuser qui que ce soit, à plus forte raison envisager une poursuite judiciaire. Ce qui est sûr, c’est que dès l’instant où les résultats de cet audit auront été confirmés, ma responsabilité sera de prendre des mesures adéquates pour préserver l’outil de travail et éviter que ces genres de choses ne se répètent », a-t-il enfin souligné.

Là on veut gagner du temps ? 

Monsieur le ministre, en février 2014, il y a un an, le Professeur Alpha Condé nous a promis de rendre public les résultats de tous les audits pour que chacun sache qui a fait quoi. Etes vous en accord avec notre président ? Alors publiez les dits audits sans délai! C’est aussi ça gouverner dans la TRANSPARENCE.


Moeurs : Mon mari m’a vendue à son patron

Mon mari travaillait dans une entreprise d’import-export où il gagnait très bien sa vie. Nous venions fraîchement de nous marier lorsqu’il m’emmena pour la première fois à son service. Je voulais remercier ceux qui avaient contribué au bon déroulement de notre mariage. Son patron particulièrement. Il était en voyage d’affaires lorsque Moise et moi nous nous sommes mariés. Mais, il nous a quand même soutenus. Pour cela, dès son retour de voyage, nous avons décidé de lui dire merci. J’étais assise dans le salon du bureau, face à lui. Ce gros monsieur n’a pas arrêté de me dévisager. Il nous a félicités. Il a dit à mon mari que j’étais très belle et nous a donné des conseils pour notre vie de couple. Moïse était son comptable et ils s’entendaient très bien.

Nous habitions une villa de quatre pièces à Badiala. J’aimais beaucoup Moïse, c’était mon premier et unique homme. J’avais 24 ans et lui 32 ans lorsque nous nous sommes mariés. Mon mari aimait le “show“, il était tout le temps parti. Je savais qu’il m’aimait. Mais il ne pouvait s’empêcher de courir d’autres filles dans le “show“. Je savais tout cela puisque je l’ai connu ainsi.

Je suis de nature timide. Je n’aime pas me plaindre et je crois que c’est cela qui a poussé Moïse à faire de moi son épouse. Pour me consoler, je me disais que s’il m’avait choisie, moi au lieu d’une autre, c’est que j’avais des atouts que les autres n’avaient pas. Je ne jurais que par lui. Je prenais des cours en cycle ingénieur en comptabilité qu’il payait. Financièrement, il ne lésinait pas sur les moyens. Comme il aimait être bien vu, il voulait que je sois toujours bien mise. C’est lui-même qui choisissait les modèles de mes vêtements, les sacs et les chaussures qui allaient avec. En gros, j’étais comme une poupée entre ses mains. Il me façonnait à sa guise. J’avoue que je me sentais ainsi aimée.

Deux jours après notre visite à son travail, le patron de Moïse a appelé à la maison. Il voulait parler à mon mari. Je lui ai répondu qu’il était absent. Par ailleurs, son portable était avec moi parce que je devais recevoir un appel de mon frère qui vit aux États-Unis : le mien était tombé dans l’eau. M. Koumarré m’a gentiment demandé de passer le lendemain à son bureau pour prendre un autre portable. Il était si aimable que je lui ai répondu que je viendrais avec Moïse le lendemain.

Lorsque mon mari est arrivé, je lui ai rendu compte du coup de fil de son patron et il a aussitôt rappelé. Le lendemain, avec Moïse je me suis rendue à son service. Mon mari m’a dit qu’il avait beaucoup à faire et a demandé à la secrétaire de m’introduire chez M. Koumarré. Je ne voulais pas y aller seule. Je savais que je me sentirais mal à l’aise, une fois seule avec lui. Lorsque je suis rentrée dans son bureau, il m’a embrassée tendrement. Presque sur la bouche et m’a installée dans son salon privé. J’étais très intimidée. Il m’a servi à boire et n’a pas cessé de me faire des compliments. C’est avec un grand sourire qu’il m’a offert un portable de dernière génération. J’étais émerveillée ; j’imaginais déjà la réaction de mes amis de classe. En plus de l’appareil, il m’a donné 50 000 francs pour mon transport retour.

Au moment de sortir du bureau, il m’a saisie par la taille, je me suis dépêchée de prendre congé de lui car je ne supportais pas ses manières. Je suis allée au bureau de Moïse pour lui présenter le portable et l’argent. Apparemment, il n’avait pas l’air aussi surpris que moi par les cadeaux de son patron. Il a juste dit que M. Koumarré était très généreux. Je n’ai toute fois pas manqué de lui dire que ce dernier ne m’inspirait plus confiance parce qu’il prenait trop de liberté avec moi. Moïse s’est mis à rire et m’a assurée qu’il était comme ça avec tout le monde. Franchement, je ne voulais plus avoir de contact avec cet homme que je trouvais grossier.

Deux mois plus tard, M. Koumarré m’a appelée et a demandé à me voir seule. Mon cœur battait, j’étais craintive. Je lui ai répondu que j’étais très occupée. Il a rétorqué qu’il était très patient et qu’il attendrait. J’informe Moïse qui n’a pas trouvé anormal que son patron veuille me voir seule.

Quelques mois après, j’ai constaté que Moïse était devenu distant à mon égard. Lorsque je lui demandais ce qui n’allait pas, il ne me donnait pas de réponse claire. Cela a duré plusieurs semaines. Un soir au lit, Moïse m’a informée qu’il avait de gros problèmes dans son entreprise et qu’il risquait la prison. Selon lui, après un audit, son patron a découvert un trou de dix millions dans les comptes de la société. Et comme il en était le comptable, tous les soupçons pesaient sur lui. Je souffrais rien qu’en pensant que mon mari pourrait aller en prison. Je ne supporterais pas cela. Qu’allait-il devenir, même après sa sortie de prison ? Je lui ai proposé qu’on voie nos familles respectives pour qu’elles nous aident à régler ce problème. On leur rembourserait plus tard. Moïse a refusé. Il trouvait cela humiliant. J’ai tenté de lui faire comprendre que c’était préférable à la prison.

Il ne voulait rien savoir. Il m’a dit qu’il y’avait une autre solution qui dépendait de moi. En fait, son patron demande que je couche avec lui pour qu’il passe l’éponge sur cette affaire et le reconduise dans ses fonctions. J’étais malheureuse et furieuse en même temps. Or la vie de mon couple en dépendait. Vu que mon mari m’en parlait, j’ai compris qu’il voulait que je le fasse pour lui. Non seulement je n’avais pas connu d’autre homme que lui, mais ce gros M. Koumarré me dégoutait. Je le voyais venir dès le départ. Il a maintenant réussi son coup. La dignité de mon mari en échange de mon corps. C’était monstrueux ! Mais avais-je le choix ?

Moïse m’a suppliée de le faire au nom de notre amour. J’ai fini par céder. M. Koumarré m’a reçue chez lui. Je pleurais tellement j’avais mal. Figurez-vous que ce monstre voulait me faire l’amour sans préservatif. Mais je m’y suis fortement opposée. Il m’a fait faire des choses honteuses que Moise ne m’aurait jamais demandées. Pendant quatre heures, cet homme a fait de moi sa chose.

En rentrant chez moi, j’avais du mal à marcher. Moise m’attendait à la maison tout triste. Lorsque je suis arrivée, je suis allée directement sous la douche. J’y ai passé plus d’une heure à me laver comme si cela pouvait effacer ce que j’avais subi. Toute la nuit, Moïse m’a demandé de lui pardonner. Il m’a promis que cela ne se reproduirait plus jamais, qu’il m’aimerait pour la vie. Vu le sacrifice que j’avais consenti pour lui. Les jours suivants, Moïse était plutôt tranquille et avait repris son travail normalement.

Il m’a offert une voiture et a changé le mobilier de la maison. Je me sentais toujours mal malgré les nombreux cadeaux qu’il m’offrait. Je lui ai quand même conseillé d’y aller doucement avec sa folie des grandeurs parce que ça m’a couté ma dignité. Il m’a dit qu’il regrettait tout ce qui s’était passé avec son patron. C’est pour cela qu’il tenait tant à me faire plaisir. Quant à M. Koumarré, il m’appelait tout le temps. Mais lorsque je voyais son numéro, je ne décrochais pas. J’ai demandé à mon mari de lui dire de ne plus m’appeler. Mais son patron continuait.

Un jour, il a tellement insisté que j’ai fermé mon portable. Le soir venu, aux environs de 18 heures, j’étais seule à la maison lorsqu’on a sonné à la porte. Je me suis précipitée pour ouvrir, ayant en esprit que c’était mon mari. A ma grande surprise, c’était M. Koumarré. J’ai voulu refermer la porte mais il est entré de force. Il a aussitôt refermé la porte derrière lui. M. Koumarré m’a attrapée et a voulu m’embrasser. Je l’ai repoussé. Il a continué à me brutaliser et a tenté de me violer. Je me suis mise à hurler et j’ai fini par l’assommer avec la cafetière qui était juste à coté. Il saignait abondamment et j’ai pris peur. Par chance, il n’a pas perdu connaissance.

Il était juste étourdi. J’ai rapidement appelé Moïse qui est arrivé une dizaine de minutes plus tard. Curieusement, il m’a reproché d’avoir frappé son patron. Ce dernier a lancé à Moïse qu’il n’avait pas respecté sa part de contrat, car il était convenu qu’il couche avec moi quand il le désirait. Je ne comprenais rien. J’ai demandé à mon mari de m’expliquer de quoi il s’agissait. Mais Moïse resta silencieux. C’est alors que M. Koumarré m’a balancé au visage qu’il m’avait acheté pour dix millions et une voiture. Et que si je refusais de le satisfaire, mon mari devrait rembourser son argent, sinon il le licencierait.

Je n’en revenais pas ! L’histoire du trou de dix millions dans les comptes de l’entreprise était un mensonge pour m’avoir. Moïse m’avait purement et simplement vendu à son odieux patron. Et moi qui croyais qu’il m’avait offert la voiture pour m’apaiser. Je n’ai pu m’empêcher de le gifler. J’ai aussitôt ramassé toutes mes affaires et j’ai appelé mes frères pour qu’ils m’aident à déménager de chez Moïse. Jamais je ne pourrai lui pardonner ce qu’il m’a fait.

Je suis retournée en famille malgré l’intervention de mes parents à qui je n’ai pas osé raconter la vérité. Depuis lors, Moïse n’arrête pas de me demander pardon. Naturellement, ses rapports avec son patron ont pris un coup. Moi, j’ai demandé le divorce car je suis persuadée que Moïse ne m’a jamais aimée.


France : Nicolas Sarkozy remporte le prix du menteur en politique

Nicolas Sarkozy remporte le prix du menteur en politique. Cette distinction « décernée avec humour » par un jury de spécialistes du « fact-checking, » est censée « inciter les politiques à moins mentir ».

Créé à l’initiative du politologue Thomas Guénolé, le prix du menteur en politique est « décerné avec humour » par un jury composé de journalistes, notamment spécialisés en « fact-checking » politique. Il vise à « inciter la classe politique à moins mentir », « sensibiliser le journalisme politique à l’importance du fact-checking » et « encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique ». La distinction est remise chaque début d’année, pour les mensonges politiques de l’année précédente. Le prix 2014 est ainsi décerné en février 2015.

« Poker menteur raté »

Nicolas Sarkozy a été désigné plus grand menteur de l’année 2014 pour ses 17 mensonges répétés en boucle dans ses meetings pendant la campagne pour la présidence de l’UMP. Mais le mari de Carla Bruni n’a pas été le seul à mentir en 2014. Des prix spéciaux ont également été attribués à ses pairs. L’ancien ministre Jérôme Cahuzac remporte le prix spécial du jury, « pour l’ensemble de son oeuvre ». Jean-Pierre Jouyet remporte le prix Un certain regard, pour sa partie de poker menteur ratée dans l’affaire Jouyet-Fillon, « car démentir son propre démenti repousse les limites de la créativité mensongère ». Guillaume Peltier remporte le prix Jeune Espoir, pour ses mensonges « sur le coût des syndicats, sur les retraites et, sorte de mise en abîme, quand il s’est servi de la rubrique Décodeurs du Monde pour faire de l’intox ».

D’autres hommes et femmes politiques étaient nominés : Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet (en tandem) pour l’ensemble de leurs mensonges pendant la campagne municipale parisienne ; Brice Hortefeux pour avoir dit à tort que l’Observatoire national de la délinquance constatait une augmentation globale de cette dernière ; Marine Le Pen pour son accumulation d’approximations et d’exagérations : sur le taux de chômage des étrangers, sur l’Europe et la mondialisation, sur les Français djihadistes, ou encore sur la déchéance de nationalité des djihadistes. Enfin, pour avoir prétendu que la délinquance était en baisse dans tous les pays développés sauf la France.

Dissimulations fiscales

Jean-Luc Mélenchon était finaliste pour son acharnement à nier mordicus l’évidence de son absentéisme au Parlement européen ; Florian Philippot pour avoir nié que le FN ait proposé de dérembourser l’IVG alors que Marine Le Pen s’est encore opposée en 2011 à son remboursement, et pour avoir dit que la France a armé les djihadistes ; François Rebsamen pour avoir triché sur les chiffres de la croissance ; Christiane Taubira pour avoir menti dans l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Thomas Thévenoud pour ses dissimulations fiscales révélées en septembre 2014 ; Manuel Valls pour avoir dit que « la gauche peut mourir » (alors qu’objectivement, il y aura toujours une gauche dans le paysage politique).

Le jury du prix était composé de Mélissa Bounoua, journaliste chez Reader (Slate.fr) ; Camille Dahan, productrice de Carrément Brunet (RMC) ; Alexandre Devecchio, animateur du FigaroVox (Le Figaro) ; Thomas Guénolé (président du jury), politologue, auteur du Petit Guide du mensonge en politique (éd. First, 2014) ; Samuel Laurent, responsable des Décodeurs (Le Monde) ; Cédric Mathiot, créateur de Désintox (Libération).


Dépister le Sida avec son smartphone en 15 minutes

Une équipe de l’Université Columbia à New York a inventé un petit accessoire capable de dépister en 15 minutes le VIH et la syphilis. Une première mondiale.

logie va de plus en plus loin dans le domaine de la santé. Un accessoire de smartphone, capable de dépister en 15 minutes le Sida et la syphilis, a été mis au point par des ingénieurs américains. Le tout, avec la même efficacité qu’un laboratoire de haute technologie. Le principe est simple: l’appareil prélève une goutte de sang puis l’analyse grâce à une application.

Ce petit accessoire qui peut aussi être branché à un ordinateur a été testé auprès de 96 patients au Rwanda dans le cadre d’un programme de prévention de la transmission du Sida de la mère à l’enfant. Selon les concepteurs, dont leurs conclusions ont été publiées mercredi 4 dans la revue Science Translational Medicine, c’est bien la première fois qu’un appareil de cette dimension reproduit toutes les fonctions mécaniques, optiques et électroniques d’un système d’analyse de laboratoire. L’énergie électrique est quant à elle fournie par le smartphone. Ce système, qui nécessite donc peu d’électricité, a été conçu pour que l’appareil puisse être utilisé dans certains pays où la distribution électrique est aléatoire.

En plus d’être efficace, ce système a plusieurs avantages, notamment financiers. L’accessoire peut être fabriqué à un coût usine de 34 dollars (30 euros), soit nettement moins que les 18.450 dollars (15.900 euros) de l’équipement équivalent, selon les chercheurs. Petit et léger pour tenir dans une seule main, il est aussi solide, nécessite peu d’entretien et requiert peu de formation préalable.

Selon Samuel Sia, professeur à l’université Columbia à New York et principal auteur de cette invention, une formation d’une demi-heure suffit pour apprendre à s’en servir et à décrypter les résultats.

Source : Cliquez ici

http://www.francesoir.fr/societe-sante/smartphone-un-accessoire-capable-de-depister-le-sida-en-15-minutes


Le Maroc privé des CAN 2017 et 2019

Les Lions de l’Atlas risquent de trouver le temps long ! Ce vendredi, la Confédération africaine de football a décidé de suspendre le Maroc pour les deux prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des nations. Et d’infliger à sa Fédération deux amendes d’un total de 9 millions d’euros

Le Maroc a été lourdement sanctionné ! Pour avoir refusé d’organiser la Coupe d’Afrique des nations 2015 pour laquelle elle avait été choisie en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique, la Fédération marocaine de football a écopé de deux amendes conséquentes, en plus de s’être vu refuser le droit de participer aux deux prochaines éditions de la compétition continentale qui se dérouleront en 2017 et 2019. La première devrait d’ailleurs se voir réattribuer en raison de la situation politique en Libye, un pays initialement choisi avant que la situation politique ne se dégrade. La seconde, elle, devrait avoir lieu au Cameroun à moins que, d’ici là, les choses n’évoluent dans un pays tout de même relativement stable.

Loin de toute agitation politique, le Maroc avait lui refusé d’organiser l’actuelle épreuve comme l’a rappelé la Confédération africaine de football, ce vendredi, par un communiqué de presse publié sur son site officiel. « Le Maroc avait basé sa demande de report du tournoi d’un an, formulée le 10 octobre 2014, sur de prétendues raisons « sanitaires de la plus haute dangerosité ». Le Maroc présentait l’épidémie de virus Ebola comme un cas de force majeure justifiant sa demande de report, évoquant notamment des risques de contamination de sa population en raison des flux de supporters », rappelle ainsi l’instance dirigeante du football africain avant d’énoncer les sanctions.

Près de 9 millions d’euros d’amendes…

Et ces dernières sont donc très lourdes, voire même exagérées par rapport, notamment, à celles plus légères auxquelles a eu droit la Guinée équatoriale ce même jour après avoir pourtant été dans l’incapacité de gérer un drame lors de la demi-finale perdue face au Ghana jeudi soir (36 blessés après des incidents en tribunes). Le Comité exécutif, qui ne saurait retenir la force majeure pour expliquer la défection du Maroc, a été implacable. Et celui-ci d’avoir donc décidé de « suspendre la sélection nationale A du Maroc pour les deux prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, celles de 2017 et de 2019, et d’infliger à cette même Fédération une amende réglementaire de 1 million de dollars (883 000 euros, ndlr). »

Mais ce n’est pas tout, puisque la Fédération royale marocaine de football devra aussi s’acquitter d’une amende 8,05 millions d’euros « en réparation de l’ensemble des préjudices matériels subis par la CAF et les parties prenantes du fait du désistement survenu. » Soit un total de pratiquement 9 millions d’euros qui devrait, à n’en pas douter, remplir les caisses de la CAF. Mais pour quelle utilisation ensuite ?


Le Président Faure Gnassingbé en tournée dans les pays touchés par Ebola

Conakry, 6 février 2015 – En tournée dans les pays touchés par le virus Ebola, le Président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, coordonateur régional de la CEDEAO pour la riposte contre l’épidémie, a effectué le vendredi, 6 février 2015, une visite de travail et d’amitié en Guinée. En sa qualité de coordonateur régional de la CEDEAO pour la riposte contre Ebola, le Président Faure Gnassingbé vient apporter ainsi son soutien et celui de cette organisation sous-régionale au peuple de Guinée et au Président Alpha Condé dans la lutte contre l’épidémie. Il était accompagné par Kadré Désiré Ouédraogo, Président de la Commission de la CEDEAO.

 

C’est aux environs de 17 heures que l’avion présidentiel togolais s’est posé à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia où le Président Gnassingbé a été accueilli par son frère et ami, le Président Alpha Condé, en présence des corps constitués. Après une pause au salon d’honneur, les deux hommes d’Etat se sont rendus au Palais Sékhoutouréya pour un tête-à-tête, à huis clos, de plus d’une heure. A l’issue de cet entretien, le Président Alpha Condé et son hôte de marque ont animé un point de presse. Au cours de ce face-à-face avec les journalistes, le Président de la République togolaise a tout d’abord remercié ses homologues pour la confiance placée en sa personne en le choisissant coordonateur régional de la CEDEAO pour la riposte contre Ebola avant de féliciter le Pr Alpha Condé pour son leadership dans cette lutte. Dans la même lancée, le Président de la République togolaise a apprécié les efforts des Présidents des trois pays touchés par Ebola et qui ont, selon lui, fait que cette maladie qui était très inquiétante soit aujourd’hui en net recul.
Selon le Président de la République togolaise, malgré le fait que l’épidémie n’est pas finie, la tendance est tout de même inversée, les chefs d’Etat de la CEDEAO sont en train de s’organiser pour que les dégâts constatés soient réparés après Ebola.
Poursuivant, le Président Faure Gnassigbé a précisé qu’il est aussi question de résoudre les questions de la coopération transfrontalière afin qu’il y ait zéro cas d’Ebola dans les trois pays et après l’épidémie, mettre en place un système de santé pour faire face à n’importe quelle maladie.

De son côté, le Président Condé a expliqué les problèmes auxquels son pays était confronté suite à l’apparition de cette maladie. Au nombre de ces problèmes, il a cité la coopération communautaire, les erreurs dans la communication, le retard dans la mobilisation de la communauté internationale, le système pour rompre la chaine de contamination et le suivi des contacts.

 

Un autre problème que le Président Alpha Condé a soulevé est la réticence dans certaines localités. Et d’après lui, avec l’usage de la force, cette réticence est en passe d’être jugulée. Avec tous ces efforts, le Pr Alpha Condé a déclaré que la priorité est la gestion de l’après Ebola et que cela nécessite beaucoup plus de vigilance.
Revenant sur les efforts de la CEDEAO dans la lutte contre Ebola, le Président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a rappelé que c’est au cours du dernier Sommet de la CEDEAO tenu le 6 novembre 2014 à Accra que le Président Faure Gnassigbé a été désigné coordonateur régional pour la riposte contre Ebola. Et depuis cette date, le Président de la République togolaise a adopté une feuille de route pour accélérer une réponse régionale à la maladie.
Cette démarche qui, selon lui, a consisté entre autres à organiser une coordination régionale contre cette maladie, continuer le plaidoyer pour l’ouverture des frontières pour la libre circulation des personnes et leurs biens, envisager la reconstruction pour la période d’après Ebola. Sur ce point, le Président de la Commission de la CEDEAO a précisé qu’il était nécessaire de faire un plaidoyer pour l’annulation des dettes des pays touchés, demander une aide budgétaire conséquente et un soutien à leur programme de redressement.

 

Pour sa part, Hadja Saran Daraba Kaba, Secrétaire exécutive de la Mano River Union qui a rappelé les conséquences de cette épidémie sur ces trois pays membres de son institution, a salué les efforts de la CEDEAO qui a envoyé des médecins dans ces pays. Elle a remercié le Président Alpha Condé pour avoir associé son institution au dernier sommet de la CEDEAO à Accra, consacré à la lutte contre Ebola.


Certification des élections par l’ONU : Opposition kamikaze, Alpha Condé vous dit MERCI!

Groggy, défaite sur le terrain de la politique intérieure après l’échec de ses nombreuses tentatives de paralyser le pays, l’opposition guinéenne semble avoir perdu tous ses repères, mieux, elle semble même avoir perdu la raison.

En effet, depuis un certain temps, l’opposition réclame, à cor et à cri,  la certification de l’élection présidentielle, prévue en décembre prochain, afin d’éviter la soi-disant « crise » qui prévaudrait en Guinée! Le moins qu’on puisse dire dans cette affaire, c’est de se demander de quelle crise politique parlent les leaders de l’opposition guinéenne dans leur requête ? La crise, si elle devait exister, ce sont eux  qui, une fois de plus, sont incapables de se mettre d’accord sur un candidat unique .

Alpha Condé, le nouveau chouchou de la communauté internationale depuis la mise à l’écart de son prédécesseur et ami Blaise Compaoré, soutenu par des personnalités comme Bernard Kouchner, Tony Blair ou Georges Soros peut-il vraiment (je n’ai pas dit réellement!) perdre une élection certifiée par cette même communauté internationale ? Nous avons décidément l’opposition la plus bête du monde, qui refuse de tirer les conséquences de ses inconséquences et qui veut, sur la base de ses propres turpitudes, internationaliser son échec !

En Côte d’ivoire, face à Ouattara, une autre  marionnette de cette même communauté internationale,  c’est Gbagbo, lui-même, qui a demandé par écrit à l’ONU de s’impliquer dans la résolution de la crise ivoirienne. C’est encore lui, qui a cédé une partie de la souveraineté de son pays aux nations-unis en leur demandant de certifier le résultat de l’élection présidentielle, donc d’en designer le vainqueur, ce qui ne s’était jamais vu nulle part en Afrique (Messieurs, peuple souverain, ça vous dit quelque chose ?).

A l’instar de Gbagbo, l’opposition guinéenne en réclamant tout et n’importe quoi, ne se noue-t-elle pas, la corde qui va la pendre?  Le regain de popularité du Président Alpha Condé n’est-il pas la conséquence directe de l’amateurisme de nos leaders politiques, aujourd’hui totalement discrédités sur la scène nationale et internationale.

En politique, chaque décision prise dans le cadre d’une négociation de sortie de crise, est un acte de guerre, qui peut soit mener à la victoire, soit à la défaite et vouloir faire appel à communauté internationale dans la future élection présidentielle dans notre pays, mènera inéluctablement au pouvoir le président Alpha Condé.  Que pourrait dire le président Alpha Condé ? sinon que Merci l’opposition kamikaze! Avec le très appuyé l’état de rire habituel qui le caractérise.

alpha Condé et bernard kouchner