jeudi, mars 16th, 2017

 

Foot africain: Exit Hayatou, Ahmad Ahmad, nouveau président de la CAF

Conakry, 16 mars (Kenenyi News)- En lice pour un huitième mandat à la tête de l’instance faîtière du football africain, Issa Hayatou a été battu à l’AG élective de la CAF par le Malgache Ahmad Ahmad. Le début d’une nouvelle ère après 29 ans de présidence du Camerounais.

Stupeur, joie, surprise et même tremblements pour certains… Le football africain est entré jeudi midi dans une nouvelle ère avec l’élection du Malgache Ahmad Ahmad à la tête de la CAF. Agé de 57 ans, celui qui préside toujours la fédération de son pays a été élu à Addis Abeba (Ethiopie) au siège de l’Union Africaine, président de la CAF pour le cycle 2017-2021. Sixième président de l’histoire sexagénaire de la CAF, Ahmad Ahmad succède au Camerounais Issa Hayatou, 70 ans, qu’il a battu par 34 voix contre 20. C’est la fin d’une époque pour l’institution africaine, qui avait porté Hayatou à sa tête pour la première fois le 10 mars 1988 au Maroc.
Président intérimaire de la FIFA entre décembre 2015 et février 2016 après le départ de Sepp Blatter, Hayatou ne s’attendait certainement pas à être battu de la sorte par celui qui fut aussi Ministre du gouvernement malgache, et qui est également sénateur dans son pays.
Ahmad, qui expliquait avoir placé sa candidature sous le signe de la transparence et qui disposait des voix de la COSAFA (le bloc des fédérations d’Afrique australe), a mis en avant dans son programme quelques idées fortes qu’il s’agira désormais de mettre en musique : l’intégration complète des Fédérations dans la stratégie globale de la CAF ; une transparence totale dans les mouvements financiers et transactions commerciales ; une place accrue pour les présidents des fédérations et aux anciens du football africain. Ahmad Ahmad a également souhaité ouvrir un débat sur la CAN et sa programmation.

La Banque mondiale apporte son soutien à la productivité agricole

Conakry, 16 mars (Kenenyi News)- Moderniser et rentabiliser la filiale rizicole mais aussi concrétiser le programme présidentiel de relance des cultures d’exportation ou de rentes, tel est l’objectif de la banque mondiale en Guinée Conakry. C’est pour matérialiser cet objectif que l’institution de Bretton Woods a accordé un prêt de 23 millions de dollars à ce pays.

Signé lundi 13 mars en présence du représentent du bureau de la Banque mondiale en Guinée, Rachid B. Radji et le ministre guinéen de l’Economie et des Finances, Maladio Kaba, ce prêt constitue le deuxième volet du programme de productivité agricole financé par l’institution internationale.

Le premier qui avait été financé à hauteur de 9 millions de dollars par la Banque mondiale durant les cinq dernières années, a permis d’augmenter de 30% les revenus des bénéficiaires. Plus de 10.000 personnes ont bénéficié du programme de productivité agricole, dont plus de 80% de femmes.

La Banque mondiale dispose aujourd’hui d’un portefeuille de financement net pour la Guinée estimé à plus de 200 millions de dollars. Toutefois, selon la BM, l’économie guinéenne sera confrontée à deux risques majeurs dans les mois et l’année à venir.

Le premier est lié à la difficulté pour la Guinée de maintenir en 2017 le cap des réformes macroéconomiques et budgétaires. La deuxième difficulté réside dans la nécessité de conserver un niveau d’aide suffisant pour compenser la baisse du cours des matières premières et de continuer à bénéficier du soutien des donateurs en faveur du plan de relance post-Ebola.


Massacre du 28 septembre 2009 : Aboubakar Sidiki Diakité dit Toumba Diakité inculpé (officiel)

Conakry, 16 mars (Kenenyi News)- Aboubakar Sidiki Diakité dit Toumba Diakité, extradé récemment du Sénégal, a été inculpé de plusieurs chefs liés au massacre de plus de 150 opposants en 2009 à Conakry, a annoncé mercredi le ministère guinéen de la Justice.

M. Diakité, médecin militaire ayant grade de commandant, fut l’aide de camp du chef de la junte qui a dirigé la Guinée pendant un an en 2008-2009, le capitaine Moussa Dadis Camara qu’il avait ensuite tenté de tuer.

Visé par un mandat d’arrêt international, il a été appréhendé le 16 décembre au Sénégal, puis extradé vers la Guinée le 12 mars au soir. A son arrivée à Conakry, il a été écroué, selon plusieurs sources.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le ministère de la Justice annonce qu’il a comparu lundi devant un juge qui a vérifié son identité. Le lendemain, il a été présenté au « pool des juges d’instruction chargés de l’information des infractions commises le 28 septembre 2009 », qui lui ont notifié plusieurs charges à son encontre.

Le texte cite notamment « des faits de meurtres, de viols, de pillages, d’incendies volontaires, de vols à main armée, de coups et blessures volontaires (…), de tortures, d’enlèvements, de séquestrations, d’agressions sexuelles (…), de responsabilité de commandement des chefs hiérarchiques et militaires et de complicité ».

Jusqu’à mercredi soir, aucun commentaire n’avait pu être obtenu auprès de l’entourage ou des avocats de l’officier en détention.

Toumba Diakité était recherché pour son implication présumée dans le massacre commis par des militaires le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara.

Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées dans le stade et ses environs, selon une commission internationale d’enquête de l’ONU.

Jusqu’à 2015, diverses sources judiciaires et au sein des ONG de défense des droits de l’homme avaient fait état d’une vingtaine d’inculpations prononcées contre des militaires et des civils dans le cadre de l’enquête judiciaire guinéenne, ouverte en 2010.

« Au moins 14 personnes ont été inculpées et plus de 500 témoins clés et victimes ont été auditionnés » dans le cadre de l’enquête, avait déclaré le 4 juillet 2015 la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda à l’issue d’une visite à Conakry. Trois jours plus tard, l’ex-chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, en exil au Burkina Faso, avait à son tour été inculpé à Ouagadougou par des magistrats guinéens enquêtant sur le massacre.

La mise en examen de M. Diakité a été saluée mercredi soir par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et trois ONG guinéennes dans un communiqué commun. Les autres signataires sont l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme (OGDH), Les Mêmes droits pour tous (MDT) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa).

Ces quatre organisations « se félicitent de l’inculpation » mardi de M. Diakité, estimant que cet acte « devrait contribuer à la manifestation de la vérité et à l’établissement des responsabilités des personnes impliquées dans ce dossier ».

Elles « appellent la justice guinéenne à poursuivre ses efforts pour mener la procédure à son terme afin qu’un procès transparent, crédible et dans lequel participeront toutes les personnes impliquées dans le massacre (…) puisse se tenir sans délai ».

Selon elles, « 14 individus sont aujourd’hui inculpés pour ces faits, parmi lesquels les plus hauts responsables de la junte » et « à ce jour, cinq ont été placés en détention provisoire ».


«La participation guinéenne est très faible dans l’AGOA», a affirmé l’ambassadeur des USA en Guinée

Conakry, 16 mars (Kenenyi News)- La République de Guinée, à travers son Ministère du Commerce, et l’Ambassade des Etats-Unis à Conakry cherchent à offrir des opportunités d’exportation pour les entreprises à travers l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), rapporte l’AGP.

A cet effet, une rencontre d’information et de formation des acteurs du secteur privés et des structures d’appui est organisée, mercredi, 15 mars 2017, à Conakry. Plusieurs opérateurs économiques ont pris part à cette rencontre présidée par le ministre du Commerce Marc Yombouno qui avait à ses côtés l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Guinée, Dennis Hankins.

A l’ouverture de la séance, le diplomate américain a dénoncé la faible participation africaine, surtout de la Guinée, sur le marché international américain, alors que le pays a beaucoup de ressources, surtout agricole, notamment l’ananas et l’acajous, deux produits très prisés à l’étranger.

Dennis Hankins a indiqué, que la participation en termes d’exportation en 2016 était plus ou moins 10 millions de dollars.

La cinquantaine de participants à la rencontre a été édifiée sur les procédures d’exportation des produits guinéens sur le marché américain à travers l’AGOA et avec des bénéfices à taux référentiel.

Les participants seront outillés de toutes les procédures, règles et surtout des notifications pour maitriser tous les rudiments de l’AGOA.

Le ministre du Commerce a mis l’occasion à profit pour rappeler la genèse de l’AGOA, créée en 2000, dans laquelle la Guinée a été suspendue en 2009 avec le coup d’Etat militaire.

Marc Yombouno a exhorté les acteurs du secteur économique du pays, à saisir cette opportunité pour combler le retard de la Guinée par rapport à beaucoup de pays africains.


Une mission du BIT rencontre les acteurs et actrices du monde de la pêche guinéenne

Conakry, 16 mars (Kenenyi News)- Le directeur du Bureau International du Travail (BIT) à Dakar, François Murangira a rencontré les acteurs et actrices du monde de la pêche guinéenne, mardi, 14 mars 2017, à Conakry (République de Guinée, a suivi l’AGP.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de construire un programme de coopération qui sera centré sur l’employabilité des jeunes dans le secteur de la pêche.

Dans son intervention, le directeur du BIT de Dakar, François Murangira a fait savoir, que l’objectif de la visite de sa mission en Guinée est de s’enquérir des réalités du terrain dans le secteur de la pêche guinéenne en matière de création d’emplois pour les jeunes, en matière de la capture jusqu’à la consommation du poisson, et voir comment on peut donner de la valeur à la chaine afin de créer de l’emploi pour les jeunes.

«Nous pensons que c’est un secteur fertile et qui a un potentiel énorme. Nous sommes en contact avec l’Union Européenne (UE) ici à Conakry, mais aussi au niveau de Bruxelles, pour voir comment utiliser les fonds mis en place par la Commission de l’UE pour développer des programmes, afin d’essayer de s’attaquer aux racines de la migration des jeunes. Donc, c’est des fonds d’urgence et on n’essaye de les capter pour que la Guinée puisse répondre aux aspirations des jeunes.

C’est une consultation préliminaire, nous sommes en train de chercher des informations, des donnés et des appuis politiques du secteur privé pour qu’on puisse avoir un programme très solide et cohérent, trouver des solutions aux problèmes des jeunes», a précisé François Murangira.

De son côté, le président de la Confédération Nationale des Pêcheurs et Armateurs de Guinée (CONAPEG), Thiangui Diallo a noté que le problème actuel de la pêche en Guinée est dans une restructuration totale, qui a déjà été initiée il y a plusieurs années.

«Il y avait beaucoup de mauvaises pratiques par le passé, et l’UE a tiré la sonnette d’alarme. Les autorités guinéennes, notamment le président de la République, ont donné leur feu vert pour qu’on enclenche la restructuration. Et actuellement, la situation est relativement assainie. On n’est dans une dynamique actuellement pour essayer de regagner la confiance à tous les niveaux, aussi bien en Guinée qu’à l’extérieur.

Les mesures de restructuration qui ont été lancées commencent à porter fruit, et actuellement en Guinée on peut être dans une phase où nous guinéens pouvons commencer à investir sérieusement dans le secteur. Ce qui n’était pas réellement le cas avant», a expliqué M. Diallo.

Il a ajouté, que le BIT s’est intéressé à cette situation parce qu’ils se sont rendu compte qu’à travers la pêche, s’il y a de gros investissements, on peut créer de l’emploi pour les jeunes.

«C’est dans ce cadre que les gens du BIT, avec l’appui de l’UE, sont venus suite à la sortie de crise dans le secteur de la pêche guinéenne. Ils ont commencé à s’intéresser à ce secteur pour qu’on puisse investir, afin de créer de l’emploi pour les jeunes», a fait savoir le président de la CONAPEG.