mercredi, avril 18th, 2018

 

Signature de l’accord de financement additionnel entre la Guinée et la Banque Mondiale : voici ce qu’a dit la ministre Malado Kaba.

Washington, le 17 Avril 2018 -Madame le Ministre du Plan et de la Coopération internationale,
Monsieur le Ministre du Budget,
Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée
Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis,
Messieurs les ministres conseillers à la Présidence
Madame la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour la Guinée,
Monsieur l’Administrateur Général d’Électricité de Guinée,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Je me réjouis d’être avec vous aujourd’hui pour la signature de l’Accord de Financement additionnel relatif au Projet de redressement du secteur de l’électricité.
Je voudrais au nom du Président de la République, de son Chef de Gouvernement et de nos populations remercier particulièrement le Groupe de la Banque Mondiale ainsi que tous ceux qui ont œuvré à l’aboutissement de cet accord de Financement additionnel.
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables, modernes et abordables » figure parmi les dix-sept Objectifs de Développement Durable entérinés en septembre 2015 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies.
Selon les données de la Banque mondiale, en 2016, 3 Africains sur 4 n’ont pas accès à l’électricité. Pour les pays africains, la question de l’énergie reste donc un enjeu vital parce qu’il ne peut y avoir d’industrialisation et de développement sans accès à l’électricité.
Si l’électricité est une énergie difficile d’accès sur notre continent, sans compter les nombreuses coupures (56 jours en moyenne par année et par pays selon l’OCDE), son prix est l’un des plus élevés au monde. En cause : le prix des matières premières comme le pétrole et le fioul nécessaires à la production électrique, des infrastructures inadaptées et la frilosité des investissements. Pourtant les ressources sont immenses : l’Afrique, c’est plus de 10 térawatts (TW) de solaire, 350 gigawatts (GW) d’hydroélectricité, 110 GW d’éolien, et un surcroît de 15 GW de géothermique.
 Il s’agit d’un vivier en énergie renouvelable important qui peut impacter positivement sur la compétitivité de notre secteur privé.
Mesdames et messieurs,
Mais au-delà ces ressources sont aussi un atout pour lequel l’Afrique doit être encouragée. Aussi je pense ne pas trop exagérer en disant que notre continent a le sort du monde entre ses mains. En effet, lorsque nous savons qu’à l’horizon 2050, nous serons près de 2,5 milliards en Afrique, avec des besoins de consommation énergétique importants, les choix de développement que nous faisons aujourd’hui seront déterminants sur notre environnement et notre climat demain. Notre Chef de l’État martèle avec force cette demande que les investissements en énergie renouvelable lorsqu’ils sont financés par emprunt soient exclus de la dette compte tenu de l’exigence de développement économique mais aussi compte tenu de la responsabilité environnementale qu’a notre continent. Et je profite de cette tribune pour réitérer cette demande qui doit être portée par votre institution.
Mesdames et messieurs,
S’agissant de notre pays, la Guinée, elle présente des caractéristiques similaires. Nous disposons d’un potentiel hydroélectrique de plus de 6.000 MW et un potentiel solaire estimé à 4,8 kwhm2/jour. Nous disposons également de près de 1165 cours d’eau et d’une pluviométrie de plus de 400 milliards de m3 d’eau par an.
Il va sans dire qu’avec ces atouts nous ambitionnons bien sûr de devenir un exportateur clé d’électricité dans la sous-région. Ce qui est inscrit dans nos piliers 2 (transformation économique) et 4 (capital naturel) de notre Plan national de développement économique et social (PNDES).
Dans ce contexte, nous avons consenti des efforts importants depuis 2011. Nous avons doublé la production énergétique avec la construction de notre barrage Kaleta et nous la porterons à plus de 700MW avec la construction de Souapiti et la réhabilitation d’autres centrales hydrauliques. Ces efforts ont eu des effets induits non négligeables sur la croissance en dépit de la part marginale du sous-secteur de l’électricité dans notre PIB en 2016. Ces efforts traduisent l’importance de ce secteur qui est la pierre angulaire de la transformation et la diversification économiques recherchées dans notre PNDES.
Toutefois en dépit de ces efforts, seulement 25% de la population a accès à l’électricité (au niveau du réseau interconnecté). En milieu rural la situation est encore plus difficile et c’est pourtant là que vit la majorité de nos populations. La situation financière du secteur est également préoccupante puisque les coûts ne sont pas couverts par les prix de vente et se traduisent par un poids financier important sur notre budget.
Si l’analyse du secteur révèle des efforts consentis et en cours dans le domaine de la production au niveau du réseau interconnecté, les questions de distributions et bien sûr les aspects de gouvernance du secteur demeurent donc des enjeux cruciaux si nous voulons viabiliser et surtout pérenniser les investissements massifs que nous réalisons aujourd’hui et que nous poursuivrons.
En effet, il est primordial que la gestion dans ce secteur s’améliore de façon significative pour améliorer et renforcer la situation de notre entreprise publique qu’est Electricité de Guinée.
Mesdames et messieurs,
Dans ce contexte, nous accueillons favorablement cet appui additionnel de 25 millions de dollars.
En effet celui-ci vient compléter un précédent appui qui aura vu les actions suivantes initiées et en cours. Il s’agit :
– du contrat de gestion de l’Électricité de Guinée (EDG) signé avec VEOLIA,
– la pose des compteurs dans la ville de Conakry,
– l’analyse des coûts de fourniture du carburant pour les centrales thermiques en Guinée et l’amélioration de l’efficacité et l’efficience dans la chaine fourniture de carburant,
– l’assistance technique pour développer la politique anti-fraude.
Ces aspects sont importants puisqu’ils devraient contribuer à terme à : (i) réduire les coûts de production, (ii) accroître la facturation et le recouvrement, (iii) améliorer la qualité de nos infrastructures et (iv) renforcer la capacité de nos ressources humaines.
Mesdames et Messieurs,
Dans le cadre de ce financement additionnel, le Gouvernement guinéen s’engage à rétrocéder à Électricité de Guinée un montant de 20 millions de dollars qui serviront à réaliser les composantes 2 et 3 du projet qui visent à :
– améliorer le réseau de distribution de Conakry et des performances commerciales de l’EDG,
– apporter une assistance technique pour la mise en œuvre du projet.
Il s’agit donc d’un appui important qui vient en complément d’autres soutiens apportés par d’autres partenaires.
Enfin, je souhaite affirmer la volonté du Gouvernement à œuvrer pour une bonne exécution de ce projet qui converge également avec les actions menées dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la gouvernance financière de nos entreprises publiques.
Je vous remercie.
Ministre de l’Économie et des Finances
Malado Kaba
Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement


Alpha Condé a reçu des investisseurs turcs qui veulent construire 5 000 logements sociaux par an.

Le Président de la République, le Pr Alpha Condé, a reçu en audience ce mercredi, 18 avril 2018 au Palais Sékhoutouréya, un groupe d’hommes d’affaires turcs, désireux d’investir dans la construction de 5.000 logements sociaux par an, en préfabriqués. Ces investisseurs s’intéressent aussi aux secteurs du commerce et des mines afin d’améliorer l’économie du pays. Le Président Alpha Condé qui a apprécié cette initiative, n’a pas manqué de rassurer les investisseurs de son soutien.
A sa sortie de l’audience, Birbey Ergun, chef de la délégation a expliqué les enjeux des projets à réaliser en Guinée : « Nous avons plusieurs projets ici en Guinée. Nous avons parlé de ces projets avec son excellence le Président de la République. Le plus important de ces projets est le type de commerce qu’on appelle ‘’Barter’’. C’est un système de commerce qui permet à l’économie de se développer davantage et beaucoup plus vite. Parce que notre objectif est d’investir dans le domaine de la construction, mais aussi dans les mines et apporter au pays les services nécessaires. »
De son côté, le PDG de la société turque de construction AGAOGLU a déclaré : « Nous sommes une grande compagnie de construction. Notre objectif est d’implanter une usine dans laquelle nous allons avoir une nouvelle technologie de construction. Notre objectif est de permettre aux populations d’avoir accès aux logements à moindre coût. Nous comptons accompagner le Gouvernement pour trouver une solution au problème de logement ».
Pour sa part, le Directeur général de la SONAPI (Société nationale d’aménagement et de promotion immobilière), Boubacar Kéita, espère qu’avec cette société les Guinéens vont être dotés de logements sociaux modulaires à un coût abordable : « C’est encore un plaisir de rencontrer l’une des plus grandes sociétés de construction de Turquie où j’ai effectué une visite dans le cadre de l’amélioration des logements dans notre pays. Nos futurs partenaires turcs vont installer une usine de très haute technologie pour pouvoir réaliser quelques 5.000 logements par an en Guinée. Et vous savez que notre pays a la chance d’avoir 6 frontières et avec 6 pays et certainement sur les 5.000 logements, les 30% vont revenir à la Guinée et les 70% pourront être exportés chez nos voisins. Ce qui rend très bancable ce projet et nous avons l’espoir qu’avec notre tutelle, le Ministère de l’Habitat et la SONAPI, que nous pouvons être un partenaire privilégié avec cette société pour que les Guinéens puissent avoir accès à des logements décents et à un prix raisonnable. C’est pour dire que l’espoir est permis pour que les Guinéens puissent être logés dans les meilleures conditions et surtout la rapidité avec laquelle cette société peut permettre de satisfaire les Guinéens ».
Source : Bureau de Presse de la Présidence


Hadj 2018 : pour l’accomplir, il faudra débourser 40 945 000 fg.

C’est par les canaux de la RTG ce mardi, qu’el hadj BANGOURA Jamal, Secrétaire Général guinéen aux affaires religieuses a rendu public le tarif du Hadj 2018 qui passes de 40 672 000 fg l’an dernier à 40 945 000 fg cette année ; d’où une majoration de 273 000 fg. Cette année, ce sont 9 000 places qui ont été accordées à nos pèlerins par le royaume Saoudien.
El hadj BANGOURA Jamal a dit : « Au mois de janvier dernier, notre pays a signé avec les autorités saoudiennes pour un quota de neuf mile pèlerins répartis comme suit : 3000 pour le secrétariat général des affaires religieuses et 6000 au compte des agences privées de voyage. Cette année, le coût individuel du pèlerinage s’élève à 40.945.000 francs guinéens. Il convient de noter que ce coût contient le prix du mouton et de l’uniforme ».
Continuant, il a ajouté : « J’ai le grand plaisir d’annoncer que les inscriptions et les versements commencent dès ce mercredi 18 avril 2018 et prendront fin le 29 juin 2018. Un compte spécial est ouvert à cet effet dans les lignes de la banque centrale. J’invite tous les candidats au pèlerinage d’effectuer le versement de cette somme dans les meilleurs délais. Les dossiers du pèlerin comprendront un certificat d’aptitude médicale, un passeport biométrique en cours de validité d’au moins 6 mois, un reçu du versement du montant indiqué, 4 photos d’identité sur fond blanc, une copie d’extrait de naissance, deux contacts téléphoniques. La programmation de vols se fera en fonction de l’inscription du candidat pèlerin, en conséquence, encourez-vous à la régularisation de vos documents et à l’inscription au niveau des cinq communes de Conakry et des secrétariats préfectoraux des affaires religieuses. Les vols s’effectueront en liaison directe Conakry-Médine à l’aller et Djeddah-Conakry au retour ».
BAYO Ibrahima Kalil


La bauxite de Guinée va-t-elle faire les frais des sanctions américaines contre Rusal ?

Oleg Deripaska, proche du président russe Vladimir Poutine et actionnaire majoritaire de UC Rusal, figure parmi les 24 personnalités russes sanctionnées par les États-Unis. L’entreprise est un acteur majeur de l’exploitation de la bauxite en Guinée.
Le vendredi 6 avril, l’administration américaine a annoncé des sanctions contre 24 personnalités russes, et en particulier Oleg Deripaska, actionnaire majoritaire du numéro un mondial de l’aluminium Rusal, déclenchant un énorme bouleversement du secteur : à la Bourse de Hong-Kong, la valeur de l’action de Rusal a été divisée par trois, passant de 4,64 dollars de Hong-Kong (0,48 euros) le 6 avril à 1,43 dollars de Hong-Kong le 16 avril.
Autres conséquences, depuis ce mardi 17 avril, les lingots d’aluminium estampillés UC Rusal ne peuvent plus servir de garantie dans les transactions boursières de la London Metal Exchange (LME), tandis que les partenaires traditionnels de l’entreprise, tels Glencore et Rio Tinto, ont annoncé leur intention de « revoir leurs relations commerciales » avec le géant russe, en vue de respecter les sanctions américaines.
Selon une analyse publiée sur LinkedIn par Paul Robinson, directeur du cabinet spécialisé dans les matières premières CRU, 31 % des ventes du géant minier en 2016 sont passées par le courtier Glencore, dont le directeur général, Ivan Glasenberg, a claqué la porte du conseil d’administration de Rusal.
Le ministre des Mines rassurant
Une situation qui ne manque pas d’inquiéter en Guinée, un pays qui détient la moitié des réserves mondiales de bauxite, et dont Rusal a fait un partenaire « stratégique », avec des investissements « colossaux », analyse le journaliste guinéen Akoumba Diallo, spécialiste des questions minières.
Abdoulaye Magassouba, ministre guinéen des Mines et de la Géologie, se veut pourtant rassurant. Interrogé par Jeune Afrique sur les conséquences des sanctions américaines sur les activités de Rusal en Guinée, il a assuré « ne pas avoir de problème particulier avec l’investisseur Rusal » et être « tenus par nos engagements contractuels ».
Rusal s’apprête en effet à exploiter l’année prochaine la mine de bauxite de Dian-Dian (un investissement de 220 millions de dollars), à Boké (nord-ouest du pays) qui permettra de doubler les 3,5 millions de tonnes de bauxite qu’elle produit chaque année en Guinée à travers la Compagnie des bauxites de Kindia (CBK).
Rusal projette également de relancer sa raffinerie d’alumine Friguia, à l’arrêt depuis 2012 suite à une grève des travailleurs, pour un coût estimé à 825 millions de dollars. L’usine devrait redémarrer avec une production annuelle 650 000 tonnes pour atteindre 1,05 million de tonnes en 2026.
Mais sans accès à ses liquidités, boycottée par une grande partie de ses clients et fuie par ses actionnaires, l’entreprise pourra-t-elle tenir ses engagements ? Amadou Diallo, directeur exécutif de l’ONG Actions mines Guinée, met l’accent sur les conséquences des sanctions en terme de réduction de mobilité des fonds et de restriction des activités commerciales du patron de Rusal. Et de souligner que ses compagnies en Guinée « dépendent de la société mère cotée à des bourses occidentales ». Pour lui, c’est une certitude : « Il y aura des impacts à court ou à moyen terme. »
Hausse des prix
Inquiétantes pour Rusal, les sanctions américaines pourraient se révéler une aubaine pour ses concurrents : en effet, depuis le 5 avril, le cours de l’aluminium à la LME a augmenté de 15 % pour atteindre 2 292 dollars (1 854 euros) la tonne. Un effet dont pourraient profiter la Compagnie des bauxites de Guinée, détenue par l’État et le consortium Halco Mining, qui regroupe Rio Tinto Alcan, Alcoa et Dadco, qui exploite un gisement à Sangareti, et la Société minière de Boké (SMB), pilotée par China Hongqiao Group, qui a démarré son exploitation en août 2015.
Si d’autres projets sont dans les cartons dans la région de Boké (nord-ouest), portés par les Français d’AMR, les Chinois de Henan International Mining et de China Power Investment et les Emiratis d’ Emirates Global Aluminium (EGA), aucune de ces productions n’est encore lancée.
Par Diawo Barry


Deux greffes totales du visage, une première mondiale

Depuis 2005, l’année de la première greffe partielle du visage effectuée en France, d’autres opérations du genre ont été faites à travers le monde. Mais la nouveauté, c’est qu’un homme a été greffé pour la deuxième fois de la face. Une prouesse médicale inédite car des greffes du visage il y en a eu un peu partout dans le monde, mais deux greffes totales de la face pour le même receveur, ça, c’est inédit.
C’est le Pr Laurent Lantieri et son équipe de l’hôpital Georges Pompidou de Paris qui sont à l’origine de cette prouesse. Le patient, Jérôme Hamon, un breton d’une quarantaine d’années, est atteint de neurofibromatose de type 1, une maladie génétique qui a complètement déformé son visage. En 2010, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, près de Paris, le chirurgien plasticien lui avait alors greffé, avec succès, le visage d’un donneur.
Complications liées aux antibiotiques
Pendant cinq ans, Jérôme Hamon a vécu très bien avec son premier nouveau visage. Pour empêcher un rejet de la greffe, il continue de prendre un traitement immunodépresseur.
Mais malheureusement, en 2015, le greffé du visage consulte son médecin généraliste pour un simple rhume. Ce dernier lui prescrit alors un antibiotique qui s’avère incompatible avec le traitement immunodépresseur que prend toujours Jérôme Hamon. Un an après, les choses se compliquent et le quadragénaire commence à montrer des signes de rejet chronique de sa première greffe. Certaines zones de son visage sont complètement nécrosées. Le verdict tombe, il faut remplacer ce visage par un autre.
Dans l’attente d’un deuxième visage
Les dégradations du visage de Jérôme Hamon sont telles que le chirurgien a dû retirer en 2017 la première greffe. C’est donc sans visage qu’il est maintenu en service de réanimation pendant deux mois en attendant de trouver un donneur compatible. Avec une face d’écorché vif, le patient fait preuve de courage, de volonté, et ne se plaint jamais pendant l’attente d’une nouvelle greffe.
Le 14 janvier 2018, le professeur Lantieri est informé que le visage d’un jeune homme de 22 ans, décédé dans l’ouest de la France est compatible. Le chirurgien met tout de suite son équipe en alerte pour l’opération. Le visage du donneur est prélevé dès le lendemain et transporté immédiatement vers l’hôpital Georges Pompidou. Au bout de plusieurs heures d’intervention dans la nuit du 15 au 16 janvier, Jérôme Hamon a un troisième visage.
Pour le moment, les traits du receveur sont encore figés, mais avec les traitements immunodépresseurs, Jérôme Hamon devrait retrouver plus d’expressions du visage d’ici quelques mois.
Il devra suivre un traitement à vie et éviter certains aliments et médicaments.
Par Aram Mbengue


Mali : plus de 3.000 réfugiés au Burkina Faso à la suite de violences à Mopti.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est inquiétée de la nouvelle flambée de violence au Centre du Mali.
Au cours des dernières semaines, des violences intercommunautaires ont poussé près de 3.000 personnes à se réfugier au Burkina Faso voisin.
« Lors de ces affrontements entre les communautés Dogon et Peul, des dizaines de personnes ont été tuées depuis février et des maisons et autres biens détruits, notamment dans la zone de Koro, dans la région de Mopti », a déclaré le porte-parole du HCR lors d’un point de presse mardi à Genève.
Selon William Spindler, l’Agence onusienne redoute désormais davantage de déplacements et une augmentation des besoins humanitaires, avec la montée de la violence extrémiste et intercommunautaire.
Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) rappelle qu’il s’agit de 2.000 Maliens, mais aussi de 1.000 Burkinabès qui vivaient au Mali.
Ces réfugiés répertoriés entre la mi-février et le début du mois d’avril se sont ajoutés aux quelques 24.000 réfugiés maliens qui ont fui les violences depuis le début du conflit au Mali en 2012.
www.bbcafrique.com


Sortie de crise en Guinée-Bissau : Nouveau succès diplomatique pour la Guinée

Pour ceux qui les observent, le Président de la République et son Secrétaire général sont imbattables quand le second assiste le premier sur un dossier. Le duo vient d’enregistrer un nouveau succès dans la résolution de la crise politique en Guinée-Bissau avec la nomination lundi, 16 avril, d’un Premier ministre de consensus, conformément aux Accords de Conakry, document de base pour une sortie de crise à Bissau.
Comment en est-on arrivé là ?
En juin 2016, à Dakar, à la demande de Bissau, la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernement de la CEDEAO se saisi du dossier de la crise en Guinée-Bissau et désigne le Président guinéen, Pr Alpha Condé, pour assurer la médiation pour une sortie de crise.
De retour à Conakry, le Médiateur de la CEDEAO commet son Secrétaire général, le Ministre d’Etat Naby Youssouf Kiridi Bangoura, à cette tâche.
En septembre 2016, l’émissaire du Médiateur arrive à Bissau, en compagnie des Ministres des Affaires étrangères d’alors du Libéria, Marjon Bangura, assumant la présidence de la Conférence des Ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO, et de la Sierra Leone, Samura Kamara (le candidat malheureux de la dernière présidentielle), ainsi que de l’ancien président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. De Souza.
Après deux jours de tractations en compagnie de la mission, et trois jours de discussions directes, seul avec les acteurs impliqués dans la crise, l’émissaire du Médiateur guinéen obtient l’engagement formel des parties, à travers la Feuille de route de Bissau, le 10 septembre 2016, signé en présence des Présidents guinéen, libérien et sierra léonais. Le point phare du document était de tenir des consultations entre les parties. Consultations qui se dérouleront à Conakry et qui aboutiront aux Accords dits de Conakry, le 14 octobre 2016.
Au premier point de l’Accord, la nomination d’un Premier ministre de consensus qui requiert la confiance du Président de la République, José Mario Vaz. Après moult tractations, c’est ce qui vient d’être finalement fait avec la nomination de Aristide Gomes, au lendemain d’un Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur cette crise, tenu samedi dernier à Lomé (Togo).
Kiridi Bangoura et l’expérience bissau-guinéenne
Pour réussir la médiation guinéenne dans cette crise, le Président Alpha Condé a choisi un homme du sérail. Le Ministre d’État Naby Y. Kiridi Bangoura est un habitué des dossiers ouest-africains. Outre la Guinée Bissau, il a été fortement impliqué dans la résolution des conflits au Libéria et en Sierra Léone qui avaient aboutis aux attaques rebelles de 2000 contre la Guinée.
A Bissau, Kiridi Bangoura n’est pas un étranger. De l’actuel président de l’Assemblée nationale populaire, aux principaux leaders politiques du parti au pouvoir et de ceux de l’opposition, c’est la familiarité, la fraternité et l’estime. De toutes les missions effectuées à Bissau, depuis 2016 à nos jours, les principaux acteurs de la scène politique bissau-guinéenne se sont particulièrement félicités de son engagement et de celui du Président Condé à aboutir à une sortie de crise dans leur pays.
Cet atout, l’émissaire du Médiateur ne l’a pas négligé dans les négociations. Malgré la tension persistante entre les acteurs de la crise, Kiridi Bangoura et ses compagnons de la CEDEAO ont toujours su amener ces fils d’un même pays à dialoguer directement, et à harmoniser leurs points de vue. Ce qui a finalement permis aux deux principaux partis politiques du pays à arriver un nom consensuel pour la primature.
Dans les semaines et mois à venir, le nouveau Premier ministre bissau-guinéen aura la lourde tache de former un gouvernement inclusif, lancer les réformes institutionnelles et organiser les élections législatives en novembre prochain. Comme pour dire que la mission confiée par la CEDEAO à la Guinée a atteint le but visé.
Cheick Diallo


Ministres guinéen et algérien signent un accord cadre dans le domaine de la sécurité et de la protection civile.

Le Ministre de l’Intérieur des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire Monsieur Noureddine Bedoui a signé ce mardi 17 avril 2018 à Conakry avec son homologue guinéen, le Ministre d’État, Ministre de la sécurité et de la protection civile Monsieur Abdoul Kabélé Camara, un accord cadre dans le domaine de la sécurité publique et de la protection civile.
Lors de la deuxième journée de sa visite en République de Guinée, Monsieur Noureddine Bedoui a visité un nombre d’institutions placés sous la tutelle du Ministère de la sécurité publique et de la protection civile de la Guinée, notamment le commissariat de Matoto, la compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) ainsi que la direction nationale de la protection civile située au centre-ville de Conakry, où une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes du crash de l’avion militaire survenu mercredi dernier près de l’aéroport de Boufarik. A cet effet, le Ministre a déclaré que la conclusion de d’accord cadre permettra d’une part l’enrichissement du cadre juridique existant, et d’autre part le raffermissement des échanges entre les institutions de police et de protection civile des deux pays.
Par ailleurs, Monsieur le Ministre a réaffirmé la disponibilité de l’État Algérien à accompagner le processus de renforcement capacitaire de la police guinéenne, à travers l’organisation de sessions de formation et de perfectionnement dans les différentes spécialités en relation avec la prévention et la lutte contre le crime transnational organisé sous toutes ses formes. Concernant la protection civile, Monsieur le Ministre a confirmé également la pleine disposition de son département à promouvoir la coopération dans ce domaine en vue de contribuer à consolider l’engagement et les capacités opérationnelles de la protection civile guinéenne pour plus d’efficacité.
Avec interieur.gov.dz (Algérie)


Un incendie d’origine mystérieuse sème une profonde désolation à Tinkisso, district de Dinguiraye.

Ce lundi 17 avril 2018, un feu a consumé 250 cases et leurs contenus dans le district de Dinguiraye. L’acte s’est produit pendant que les habitants étaient dans la brousse pour les préparatifs des travaux champêtres. À cause du tarissement des margots et la façon dont les cases sont disposées, la progression du feu n’a pu être empêchée.
Aucune perte humaine n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont énormes ; des greniers entiers sont réduits en cendres et les populations dorment à la belle étoile exposées aux intempéries.
Informées du drame, les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour compatir à la douleur des populations sinistrées.
Cette énième catastrophe du genre amène certains à recommander aux autorités la mise en place de dispositifs à la disposition des préfectures et régions, afin d’intervenir à temps.

BARRY Mamadou