jeudi, mai 10th, 2018

 

Religion / Le Coran est-il antisémite ?

Fin avril, 300 personnalités ont dénoncé dans une tribune le « nouvel antisémitisme » et demandé l’abrogation de versets coraniques. Pour l’islamologue franco-marocain Rachid Benzine, il n’y a pas à vouloir leur « mise à l’écart », voire à les « condamner à mort » : il faut relier ces versets à leur contexte d’énonciation et en faire une lecture renouvelée.
Tribune. Les Juifs de France vivent de nouveau dans la peur. Les assassinats aux motivations antisémites qui se sont succédé ces dernières années (calvaire du jeune Ilan Halimi torturé à mort en 1996 en région parisienne par le « gang des barbares », enfants et enseignant juifs exécutés à Toulouse en 2012 par le terroriste Mohamed Merah, clients de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes tués en 2015 par d’autres terroristes, défenestration de la sexagénaire Sarah Halimi en 2017 à Paris, puis meurtre, en mars 2018, toujours à Paris, de l’octogénaire Mireille Knoll) ont réveillé les pires souvenirs du temps qui a précédé et accompagné la Shoah.
Pour eux, point de doute : l’antisémitisme ressurgit à travers des acteurs nouveaux – les jeunes musulmans des banlieues –, et avec des éléments de langage qui n’appartiennent plus à l’ancien antijudaïsme chrétien ni à la rhétorique raciste d’extrême droite, mais à l’islam fondamentaliste.
Pour dénoncer haut et fort cette situation, une tribune signée par quelque 300 personnalités a été publiée le 22 avril dans les colonnes du Parisien Dimanche, et un livre collectif intitulé Le Nouvel Antisémitisme en France vient de paraître aux éditions Alain Michel. Des critiques se sont aussitôt élevées contre le contenu de cette tribune, en particulier parce que ses auteurs y demandent que « soient frappés d’obsolescence [par les autorités théologiques musulmanes] les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des chrétiens et des incroyants ».
Stigmatisation injuste et dangereuse de l’islam et des musulmans ?
Beaucoup dans la communauté musulmane ont vu dans ce texte une stigmatisation injuste et dangereuse de l’islam et des musulmans, et les réactions indignées n’ont pas manqué.
La question mérite en tout cas d’être posée : est-on vraiment en présence d’un « nouvel antisémitisme » aux racines coraniques, dont les jeunes musulmans de France seraient les principaux protagonistes ? Les phénomènes à l’œuvre depuis plusieurs années appellent un discours capable de prendre davantage en compte leur complexité. Juifs et musulmans, en France, constituent deux minorités dont chacune porte un lourd poids de souffrances héritées du passé. Au temps de la colonisation, la République française a traité différemment les uns et les autres, octroyant en 1870 (décret Crémieux) la citoyenneté aux Juifs d’Algérie, mais la refusant aux « sujets » musulmans de ce pays. Ont suivi l’exode des uns, l’émigration des autres vers l’Hexagone.
Depuis la fin de la guerre d’Algérie, ces deux minorités à la réalité démographique inégale (600 000 Juifs, et à peu près dix fois plus de musulmans) se ressentent comme concurrentes (concurrence des mémoires, concurrence sur la place des uns et des autres dans la société, concurrence sur les stigmatisations) et ne cessent de se comparer, parfois de se jalouser.
Par Rachid Benzine
Islamologue franco-marocain.


À son Excellence, Professeur Alpha CONDÉ, Chef de l’État, Président de la République de Guinée (Par Mamadi 3 Kaba).

Conakry, 10 mai 2018

Monsieur le Président de la République,
Dans le souci de garantir un exercice plus libre du droit à la grève et de permettre aux organisations syndicales et au Gouvernement de prévenir les crises sociales dans notre pays, j’adresse à votre Excellence cette lettre ouverte pour attirer votre attention sur la nécessité impérieuse de mettre en place le Conseil National du Dialogue Social.
Prévu par la loi L/2014/072/CNT portant Code du Travail, le Conseil National du Dialogue Social est le cadre national du dialogue social, il est tripartite et permanent. Conformément à l’article 515.7 du Code du Travail, le Conseil National du Dialogue Social dispose de deux sous structures : la Commission Consultative du travail et des lois sociales chargée du dialogue social dans les secteurs privé et parapublic et le Conseil Supérieur de la Fonction Publique chargé du dialogue social dans le secteur public.
En effet, la mise en place et le fonctionnement du Conseil National du Dialogue Social permettra aux acteurs sociaux (syndicat, patronat et gouvernement) de promouvoir la culture de prévention des conflits du travail et de participer à la résolution des conflits majeurs du monde du travail.
Ainsi, l’article 515.9 du Code du Travail dispose : « Un Décret détermine les modalités d’organisation et de fonctionnement du Conseil National du Dialogue Social. Un Arrêté conjoint du Ministre en charge du Budget et de celui en charge du Travail détermine les indemnités de sessions du Conseil ».
Monsieur le Président de la République,
Pour une meilleure prévention des crises sociales et leur gestion efficiente, je vous saurai gré de bien vouloir prendre ce Décret comme prévu par le Code du Travail.
La gestion des dernières grèves par les Départements sectoriels de l’Éducation Nationale, du Travail et de la Justice a montré ses limites, car, en tant qu’employeurs, ces Départements sont des acteurs au conflit. D’où la question de partialité.
Or, la grève est un droit constitutionnel garanti à l’article 20 de notre Constitution. Au terme de l’article 431.2 du Code du Travail, la grève est un arrêt partiel ou complet et collectif du travail décidé par les salariés pour faire aboutir des revendications d’ordre professionnel, économique qui n’ont pas été satisfaites.
Les revendications étant inhérentes au monde du travail, la désignation ou la mise en place des structures ad-hoc ne peut nullement prévenir ou résoudre de manière efficace et durable les crises sociales.
C’est pourquoi, la mise en place et le fonctionnement du Conseil National du Dialogue Social s’avère incontournable pour la prévention et la gestion des conflits du travail.
Dans l’espoir qu’une suite favorable sera accordée à cette lettre ouverte, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, ma considération distinguée.

Mamadi 3 KABA
Juriste, chargé de cours de Droit,
Président de l’Observatoire Citoyen de
Défense des Droits de la République.
Tel : 622 097 733
E-mail : layemamady3@gmail.com


Forécariah: Le corps d’el hadj Abdourahmane enfin identifié par les médecins légistes.

Mercredi 09 mai 2018, dans le village de Maléya, localité située entre les préfectures de Coyah et de Forékariah ; c’est en présence des agents de la Gendarmerie et des membres de la famille d’elhadj Aboudourahmane DIALLO ; que Dr. Hassane BAH (médecin légiste) et son équipe ont procédé à l’autopsie du corps qui y a été exhumé.
« Le corps qui a été exhumé ce matin est bien celui d’El hadj Doura », a attesté Dr. Hassan Bah.
Le corps qui n’était pas encore totalement décomposé fut reconnu par Thierno DIALLO, fils du défunt.
Selon des témoignages, la dernière volonté d’el hadj Abdourahmane DIALLO était d’être inhumé à côté de ses parents dans son village à Bindi dans la préfecture de Dalaba.
Pour l’instant, les limiers de la Gendarmerie et les membres de la commission d’enquête sont à pied d’œuvre pour reconstituer la scène du kidnapping et celle du crime.
À rappeler que c’est le 05 décembre 2017 qu’el hadj Abdourahmane DIALLO a été enlevé par el hadj Mohamed Diallo et sa bande qui bénéficient de la présomption d’innocence avant leur comparution devant le Juge.

BAYO Ibrahima Kalil


France: une jeune femme décède après un refus de prise en charge du Samu.

La mort d’une jeune femme, raillée au téléphone par les services de secours qui ont refusé de la prendre immédiatement en charge, a suscité ce mercredi 9 mai un tollé en France, la ministre compétente diligentant une enquête tandis que les urgentistes dénoncent un manque de moyens.
Le 29 décembre dernier, Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans appelle le Samu. L’enregistrement de la conversation fait entendre sa voix désespérée, à bout de force, elle arrive à peine à articuler qu’elle a très mal. L’opératrice du Samu lui répond sèchement d’appeler SOS Médecins, qu’elle ne peut pas l’aider sans plus d’informations.
Naomi Musenga murmure alors qu’elle va mourir, ce à quoi l’opératrice répond : « vous allez mourir certainement un jour, comme tout le monde ». Elle lui redonne ensuite plusieurs fois le numéro de SOS Médecins et raccroche.
Ce n’est que 5 heures plus tard que la jeune femme parvient à joindre SOS Médecins et que les secours viennent la chercher. Mais il est trop tard, Naomi Musenga une fois à l’hôpital, décède après un infarctus. Une enquête administrative a été déclenchée mardi 8 mai par la direction des hôpitaux de Strasbourg.
Le but étant de savoir si la prise en charge tardive par le Samu est responsable de la mort de la jeune femme. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est déclarée « profondément indignée par les circonstances du décès » et s’est engagée à ce que la famille obtienne toutes les informations. Selon elle, le décès de Naomi Muzenga est dû à une erreur humaine et pas à un manque de moyen, ce que conteste le président de l’association des médecins urgentistes. Patrick Pelloux a notamment dénoncé un manque de moyens dans les centres d’appel, avec pour conséquence des opérateurs détachés de la souffrance du patient.
L’opératrice du Samu a quant à elle été suspendue à titre conservatoire ce mercredi a affirmé la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Le parquet de la ville a également annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Deux autres enquêtes ont été diligentées, l’une, administrative, par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et l’autre, à la demande de la ministre de la Santé, confiée à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).
Par RFI