vendredi, août 31st, 2018

 

Sénégal: Karim Wade et Khalifa Sall quasiment hors course pour la présidentielle

Leur présence à la présidentielle de février prochain au Sénégal s’éloigne. Ce 31 août, Khalifa Sall comme Karim Wade ont chacun essuyé un revers judiciaire. Khalifa Sall a vu sa peine de cinq ans de prison pour escroquerie confirmée par la cour d’appel. Et vient de surcroît d’être révoqué de ses fonctions de maire de Dakar. Karim Wade est, lui, exclu des listes électorales. La Cour suprême s’est dite incompétente pour statuer sur son recours.

A Dakar, le camp de Khalifa Sall comme celui de Karim Wade pointent du doigt des décisions politiques et portent la même accusation : une cabale politique menée par le pouvoir pour les écarter de la présidentielle.

Les proches de l’ex-maire de Dakar – qui vient ce vendredi d’être révoqué de ses fonctions à la tête de la ville par un décret présidentiel – n’ont pas changé leur discours depuis son arrestation en mars 2017. Cette affaire est la preuve d’une instrumentalisation de la justice qui a perdu toute crédibilité.

Mais la décision en appel qui confirme sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie n’empêchera pas Khalifa Sall de mener campagne pour la présidentielle, même depuis sa prison, affirme son entourage. Il s’agit désormais d’affûter ses armes pour l’élection : définir un programme, rallier des partis autour de sa candidature et lancer la collecte des parrainages.

Le clan de Karim Wade, désormais exclu des listes électorales, se fait en revanche plus menaçant. Les leaders de son mouvement politique, le Parti démocratique sénégalais (PDS), appellent à un combat de rue pour imposer la candidature du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.

Tous les moyens sont désormais permis pour rallier les citoyens autour de leur poulain comme une sorte de déclaration de guerre envers le pouvoir. Le refus de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales est « scandaleux », ont-ils déclaré le 30 août au soir à la sortie de la Cour suprême qui s’est déclarée incompétente pour statuer sur son recours.

Jeudi noir pour l’opposition

Ce jeudi 30 août représentait en quelque sorte une journée noire pour l’opposition sénégalaise. Deux des principaux opposants à Macky Sall pour la présidentielle sont quasiment hors course. Cette concordance de calendrier lie en quelque sorte leur destin politique.

Khalifa Sall est encore en sursis. Sa défense va se pourvoir en cassation auprès de la Cour suprême. Cette juridiction ne rejuge pas l’affaire sur le fond mais vérifie si la loi a été respectée. La défense de l’ancien maire de Dakar refuse de communiquer sur les délais dans lesquels elle va saisir la Cour suprême. Leur stratégie consiste à gagner du temps.

Quant à Karim Wade, ses recours devant la justice sénégalaise sont épuisés. Il est définitivement exclu des listes électorales et ne peut donc pas être candidat à la présidentielle. Mais son parti fait fi de toute décision de justice et maintient sa candidature. Il n’envisage personne d’autre pour prendre sa place. Le PDS reste néanmoins mystérieux sur les recours qu’il envisage sur le plan international.


Travaux sur la passerelle de Gbéssia/ la circulation interrompue ce Vendredi de 22h00 à 06H

Le Ministère des Travaux Publics porte à la connaissance des usagers de l’autoroute FIDELE CASTRRO, qu’en raison des travaux sur la passerelle de Gbéssia, la circulation sera interrompue ce Vendredi 31 Août 2018 sur ce point de passage de 22h00 à 06H du matin.

Par conséquent, il invite les populations à utiliser les voies de déviations des deux côtés de la route suivant les indications qui seront aménagées à cet effet.

Le Ministère des Travaux Publics sait compter sur la compréhension de chacun et de tous.

Conakry, le 31 Août 2018

La Cellule de communication


Droits d’auteurs/Abdourahim Diallo écrit à Bantama Sow, ministre de la Culture

Conakry le 28 Août 2018

A Son Excellence Monsieur Bantama Sow

Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique

5eme Avenue-Manquepas

Kaloum-BP 2129

Conakry- GUINEE

N/Réf. : ……/SKA/2018

OBJET : Bureau Guinéen du Droit d’Auteurs

Excellence Monsieur Le Ministre,

C’est d’abord en ma qualité de citoyen et d’acteur de la musique, que je souhaite attirer votre attention sur les manquements du Bureau Guinéen du Droit d’Auteurs (BGDA). Cette démarche ne vise nullement à salir ou à incriminer qui que ce soit mais il est temps à mon humble avis, que cette institution joue pleinement son rôle au profit des créateurs d’œuvre de l’esprit plutôt qu’à ses dirigeants.

En premier lieu, un établissement Public à caractère professionnel qui n’est pas susceptible de fournir des états financiers certifiés est sujette à controverse. Le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur n’est nullement capable aujourd’hui de fournir une comptabilité claire de la gestion des ressources qu’elle collecte au profit des créateurs du fait que les comptes non jamais été certifiés par un expert-comptable du fait de la complexité des ressources qui sont des biens privés. Outre cela, le Conseil d’administration qui est censé être l’organe représentatif des créateurs n’as pas tenu de véritable assemblée générale depuis quatre (4) ans.  Comment voulez-vous donc qu’une équipe de direction qui ne maitrise en rien les principes de base de la gestion puissent un instant défendre les créateurs d’œuvre de l’esprit. Car le monde de la propriété littéraire et artistique est d’une telle complexité qu’il est dangereux de le confier à des profanes.

Certes, le malheur de nos créateurs n’incombe pas qu’au BGDA mais il est en grande partie responsable de celui-ci. Lorsqu’on vous confie une mission il est de votre devoir de conjuguer tous les efforts possibles pour la remplir. En adhérant aux statuts du BGDA, les créateurs donnent à cette institution un mandant très clair : Défendre leur intérêt mais surtout collecter leurs redevances de droit d’auteurs partout sur cette planète.

Excellence Monsieur le Ministre,

Hormis les redevances de droit d’auteurs perçues de l’État pour le compte des médias public, dont la répartition d’ailleurs pose un sérieux problème, toutes les autres redevances collectées sont gérées dans l’opacité totale. Aucune fiche d’exécution publique (document de base de la répartition) signée et cachetée par les Organismes de diffusion (Radio, TV, night-club, Opérateur Téléphonique, etc.) n’est disponible dans les archives du BGDA. Comment voulez-vous répartir des montants collectés si vous n’avez aucune base légale ?

Chaque année, les Opérateurs de téléphonie payent le prix d’une licence s’élevant à 75 millions de GNF pour pouvoir jouir du droit de faire du Caller Tunes, en plus des redevances de droits d’auteurs versées trimestriellement. Ce qui d’ailleurs, dans la pratique n’est pas fondé car ce montant devrait être beaucoup plus élevé et aurait dû correspondre à une caution de garantie dans la mesure où l’opérateur téléphonique ne s’acquitterait pas des redevances. Comment est utilisée cette manne ? On ne le sait pas de façon certaine. Il en est de même des redevances que payent les hôtels, les sociétés commerciales pour les déambulations, etc.

Excellence Monsieur Le Ministre,

La Providence n’existe pas. Il existe des hommes providentiels mais faudrait-il que chaque homme accepte de l’incarner. Dieu ne vous cède pas une infime partie de son pouvoir pour rien. Il le fait pour que vous puissiez défendre la veuve et l’orphelin. Et dans ce cas précis, vous êtes le plus à même de décanter et de sauver cette culture puisque le Président de la République, vous en a confié les sceaux.

L’État lui –même est victime. Connaissez-vous le Catalogue Silyphone ? C’est l’un des plus important catalogue au Monde appartenant à un État africain. Cette structure d’État du temps de la révolution à produit pas moins de 157 disques (soit des milliers de chansons) dont les enregistrements se retrouvent dans les mains de tierces personnes qui en profitent pleinement alors qu’elles devraient profiter à notre État qui en est le producteur exclusif. Mais malheureusement, ce riche patrimoine qui est une composante majeure de notre identité culturelle a été bradé par le BGDA. Pour preuve vous pouvez aller sur le lien :  http://www.syliphone.com/.

Je ne saurais être plus long que cela, Excellence Monsieur le Ministre, je vous prie donc d’agréer mes sentiments de profonds respects et d’accepter mes excuses dans la mesure où mes propos vous auraient offensé car ce n’est nullement l’objet de ma lettre.