mercredi, octobre 10th, 2018

 

Birmanie: 3 journalistes arrêtés pour avoir critiqué un proche de Suu Kyi

Trois journalistes birmans ont été arrêtés et emprisonnés ce mercredi 10 octobre suite à la publication lundi d’un article critique à l’égard d’un proche de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi.

L’article mettait en cause le manque de transparence et des plans d’investissements controversés du chef de l’administration de Rangoun, Phyo Min Thein, considéré comme un protégé de la cheffe du gouvernement birman. Les auteurs de l’article pointent notamment un manque de transparence dans l’achat d’une flotte de bus à Pékin.

Kyaw Zaw Lin, Nayi Min et Phyo Wai Win ont été conduits sous escorte policière, menottés, devant un tribunal de Rangoun devant lequel les attendaient de nombreux journalistes, dont l’AFP. « Ils ont tous les trois été emmenés à la prison d’Insein après l’ouverture d’une affaire contre eux en vertu de l’article 505b », a déclaré leur avocat, Kyee Myint. Ils sont accusés d’avoir fait « circuler une rumeur dans le but d’alarmer le public ».

Les journalistes du groupe de presse Eleven Media risquent deux ans de prison. Reporters sans frontières s’inquiète de la détérioration constante de la liberté de la presse en Birmanie et appelle à libération immédiate et inconditionnelle des journalistes.

La liberté de la presse à nouveau entachée

Ces arrestations interviennent dans un contexte de « réduction de l’espace démocratique » en Birmanie, comme l’a relevé cette semaine la rapporteuse spéciale de l’ONU Yanghee Lee.

Daniel Bastard, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières 10/10/2018 – par Jelena Tomic Écouter

Pour Daniel Bastard, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières, ces arrestations sont « très inquiétantes concernant la situation de la liberté de la presse en Birmanie » et montrent que « l’indépendance des médias est de plus en plus piétinée » dans le pays. « L’accusation qui vise ces trois journalistes est absolument inique, ne repose sur absolument rien sinon qu’ils ont fait leur travail. C’est pourquoi nous appelons à leur libération immédiate et absolument inconditionnelle », a-t-il réagi sur RFI.

Des journalistes de Reuters toujours derrière les barreaux

Deux reporters birmans de Reuters accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l’armée en Birmanie ont été condamnés début septembre à sept ans de prison. Un procès qui a entaché un peu plus l’image de la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Ces nouvelles arrestations ont suscité une grande émotion parmi les journalistes birmans. « Il ne s’agit pas seulement d’Eleven Media ou de Reuters. Toute l’industrie des médias est menacée », a réagi Hlaing Thit Zin Wai, du Comité de protection des journalistes. La prochaine audience est prévue le 17 octobre.

(Avec AFP)


Guinée : la fin des délestages en 2020 ?

Avec un réseau fluvial de 6 000 km, la Guinée est surnommée le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Les autorités misent sur cette ressource pour développer le pays et ont lancé la construction de plusieurs barrages hydroélectriques. Le pays veut combler la totalité de ses besoins en électricité d’ici 2020.

Sur les 13 millions d’habitants en Guinée, près de 2 millions seulement ont le courant. Il est également difficile d’avoir de l’électricité 7 jours sur 7 dans plusieurs quartiers de la capitale. La Guinée compte deux barrages en fonction mais ces derniers sont insuffisants pour alimenter le pays.

Construit en 1999, le barrage hydroélectrique de Garafiri, à 140 kilomètres de la capitale Conakry, est le premier du pays. Mais très vite, il peine à alimenter la ville dont les besoins en électricité augmentent année après année. Pendant la saison sèche, le barrage n’a pas assez d’eau et sa capacité de production de 75 mégawatts est très souvent divisée par deux.

À cela s’ajoute des problèmes techniques, souvent dus au vieillissement du matériel.

Pour y remédier, le pays mise sur l’eau afin d’exploiter le potentiel hydroélectrique du pays.

Construction d’un complexe hydroélectrique

« C’est un pays qui est à la source des trois plus longs fleuves de la sous-région. Il a un potentiel hydroélectrique de 6 000 mégawatts au moins. Il faut en tirer profit au maximum », explique Amara Camara, le directeur général du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti.

Les autorités ont ainsi décidé de construire un complexe hydroélectrique, en partenariat avec la Chine. La construction de deux barrages supplémentaires, le long du fleuve Konkouré, est estimée à 1 000 milliards de francs CFA. Leur capacité de production s’élève à 800 mégawatts d’électricité, de quoi couvrir les besoins du pays.

Grâce à ces barrages, la Guinée voudrait combler la totalité de ses besoins en électricité d’ici 2020.

Un reportage de Réussite, une émission coproduite par Canal + et Galaxie Africa (groupe Jeune Afrique), diffusée tous les premiers samedi du mois sur Canal+ en Afrique et A+ en France.


L’idylle politique (U.F.R-R.P.G) bat de l’aile.

L’Union des Forces Républicaines (U.F.R) de l’ex premier Ministre Sidya TOURE avait noué une alliance électorale avec le parti présidentiel le R.P.G) en vue de conquérir quelques mairies du pays, sauf que cette alliance n’est pas effective sur le terrain. Les responsables de l’U.F.R crient à une volonté de violer les clauses de leur accord par le parti au pouvoir. La mesure suspendant les opérations d’installations des exécutifs communaux est accueillie avec indignation par l’état-major de l’UFR. L’unique raison étant à la base de cette suspension serait les querelles intestines qui agitent le R.P.G, selon Saikou Yaya BARRY, membre de l’U.F.R et député à l’Assemblée nationale.

Il dénonce par ailleurs l’ingérence des administrateurs locaux et les Préfets pour influencer le vote pour élire les Maires.il cite Boffa, par exemple dans cette zone ; l’U.F.R a tapé la table pour que tout se déroule dans les règles de l’art.

BARRY Mamadou pour www.kenenyi.com

 

 


Côte d’Ivoire: 400 tonnes de faux médicaments saisis en deux ans

Près de 400 tonnes de faux médicaments ont été saisis en deux ans en Côte d’Ivoire dont la capitale, Abidjan, abrite le plus grand marché de produits illicites d’Afrique de l’Ouest, a annoncé mardi le ministère ivoirien de la Santé.

« Au cours des deux dernières années, 385 tonnes de faux médicaments, représentant – pour l’industrie pharmaceutique –  une perte financière de 100 milliards de FCFA (152 millions d’euros) ont été saisis », a déclaré Dr Ablé Ekissi, inspecteur au ministère ivoirien de la Santé.

M. Ekissi s’exprimait lors d’une cérémonie de lancement d’une campagne de lutte contre la vente de faux médicaments en Côte d’Ivoire, initiée par le groupe pharmaceutique français Sanofi sous le thème: « J’ai mal, ça suffit ».

« En Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue. Ils sont réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les consomment », a affirmé Abderrahmane Chakibi, directeur général de Sanofi Afrique subsaharienne francophone, lors de la cérémonie.

La campagne pour le « changement de comportement sur le danger lié à l’utilisation des médicaments de la rue » va mobiliser un camion sonorisé qui va sillonner les dix communes d’Abidjan et trois villes de l’intérieur du pays, jusqu’au 13 octobre.

La France, partenaire de cette campagne, a dénoncé « un funeste commerce des faux médicaments qui continue de prospérer », près de neuf ans après l’Appel de Cotonou pour la lutte contre les faux médicaments, lancé notamment par l’ancien président français Jacques Chirac.

« Nous n’avons pas affaire à des petits trafiquants, le trafic des faux médicaments peut être 40 fois plus lucratif que la drogue et alimente de véritables réseaux de criminalité organisée », a déclaré l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Gilles Huberson, jugeant « impérative » la coopération internationale et la mobilisation des douanes et de la justice.

Pour faire face au trafic, la France va « accompagner » la Côte d’Ivoire dans la création de la première Autorité ivoirienne de régulation du médicament, une première en Afrique de l’Ouest francophone, qui sera chargée de « la traçabilité des médicaments de qualité ».

L’usage de faux médicaments entraîne près de 100.000 décès par an en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Quelque 42% des médicaments en circulation en Afrique subsaharienne sont falsifiés, ce qui en fait la région du monde la plus touchée par ce trafic contrôlé par le crime organisé.

Les criminels profitent du fait qu’à l’inverse du trafic de stupéfiants, le commerce de faux médicaments demeure largement impuni dans le monde, étant considéré comme un simple délit de violation de la propriété intellectuelle, alors qu’il est pourtant responsable de centaines de milliers de morts par an, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm), basé à Paris.


Guinée/ le système des Nations-Unies donne les couleurs de la célébration de son 73ème anniversaire

Placé sous le signe de « l’unité d’action » entre les différentes agences que comporte le système des Nations-Unies , le déroulé du 73ème anniversaire a été dévoilé ce mardi 9 octobre à la maison de la presse de Guinée, par le chef d’agence de l’OMS, Dr Georges Alfred Ki-zerbo, Lionel Laurens, directeur pays du PNUD et Mme Ndiaye Fatou, cheffe de mission de l’OIM.

Contrairement aux années précédentes, la particularité de cet anniversaire est qu’au-delà de la journée dédiée du 24 octobre, d’autres activités allant dans le sens d’expliquer et de faire appréhender les 17 objectifs du développement durable (ODD) aux populations, vont se tenir jusqu’au 31 octobre.

D’après Dr Georges   Ki- Zerbo,  cette journée a été instituée : « en 1948 pour illustrer la contribution du système des nations unies qui est une organisation des nations, des Etats membres au progrès de l’humanité. »

Dr Georges Ki-Zerbo explique que c’est une occasion «…de visibilité aussi de renforcer les liens de coopération avec les Etats membres. Et aussi c’est un moment de retour, c’est un moment d’introspection pour voir dans quelle mesure l’action du système des  nations unies est appréciée, utile et transformative au niveau des pays. Au niveau de tous les pays, une série d’activités est organisée et qui culmine au 24 octobre, la date anniversaire et dont le 24 octobre de cette année, nous fêterons le 73ème anniversaire de l’organisation des nations unies. » Signale-t-il.

Rappelant que d’autres activités se tiendront à l’intérieur du pays et que cette conférence de presse dénote le lancement de ces activités, Dame Fatou Ndiaye a étalé le programme comme suit : « le vendredi 12 octobre, nous aurons une journée d’informations sur les nations-unies à la blue zone de Kaloum, on aura l’opportunité d’échanger avec les jeunes et leur faire comprendre le rôle et la place que nous avons au sein de ces ODD et ce que les populations ont fait pour l’atteinte de ces objectifs. Du 15 mai au 19 octobre, nous aurons une semaine de lavage tout au long de laquelle on aura des organisations des séances de lavage pour que les populations comprennent qu’au niveau des écoles et à tous les niveaux quelle est l’utilité réelle de procéder au lavage des mains. Il y aura un déjeuner d’échange d’idées des nations-unies avec le secteur privé guinéen sur les opportunités de partenariat toujours dans la recherche d’atteinte de ses objectifs. »

Poursuivant, Fatou Ndiaye evoque d’autres activités : « la journée d’assainissement avec les migrants, cela est une façon de ressortir un peu de citoyenneté et de civisme d’implication de nos jeunes qui partent peut-être parce qu’ils veulent connaitre un lendemain meilleur, mais qui sont toujours de bons citoyens (…), ils se sont portés volontaires pour nettoyer la cour du palais du peuple. Un semi marathon aura lieu le samedi 20 octobre du rond point de dixin jusqu’au palais. Le 24 octobre, il y aura une célébration spéciale avec le personnel des nations-unies avec les discours des membres du gouvernement et les parties prenantes. La journée d’information sur les NU à l’université Gamal Abdel Nasser. Le 31 octobre, une émission télévisée avec les chefs d’agences à la télévision nationale pour conclure avec ce mois, sur les acquis et terminer en Beauté. »

Abdou Lory Sylla


Annoncé mort,Ousmane Conté dément l’Information

Des médias se sont empressés de balancer l’info de la mort du fils de Feu Lansana Conté et ce dernier a apporté une réplique cinglante.

La rumeur a enflé dans les réseaux sociaux. Ousmane Conté , l’Un des fils du Général Lansana Conté, a été déclaré mort. L’intéressé est pourtant bien vivant. La preuve dans cette déclaration.

« Je ne suis pas mort. Je suis bel et bien vivant. La preuve, je parle en direct dans votre émission. Ce que ne peut pas faire un mort. Ceux qui disent que je demande un SOS pour me soutenir le disent parce qu’ils n’ont pas quoi dire. C’est juste des rumeurs. C’est vrai que je suis malade mais laissez-moi vous dire que je dois partir bientôt pour mon traitement. Depuis 2015, le président de la république Professeur Alpha Condé a pris en charge tous les frais liés à mon traitement. Pourquoi je vais demander une autre aide ? Qu’on arrête un peu »