mercredi, octobre 17th, 2018

 

[Infographie] 95 % de la classe moyenne africaine vit dans 20 pays

Sur la base d’une méthodologie innovante, l’entreprise technologique Fraym estime la classe moyenne du continent à 330 millions de personnes. Avec 5,5 millions de « consommateurs », Kinshasa se hisse au 4e rang des marchés urbains africains, derrière Le Caire, Lagos et Johannesburg.

Selon la start-up Fraym, 330 millions d’Africains, soit le quart de la population du continent, font partie de la « classe moyenne », celle dont la consommation ne se résume pas seulement à des denrées de première nécessité, mais aussi à des produits « premium ». Une catégorie de population dont l’évaluation a fait l’objet d’âpres débats au sein des institutions internationales et des centres de recherches.

La BAD estime par exemple que pour appartenir à la classe moyenne en Afrique, il faut disposer d’une revenu annuel supérieur à 3 900 dollars (3 969 euros) par an. Sur la base de cette définition, elle compte 326 millions de personnes.

Un chiffre très proche de celui avancé, le 9 octobre, par la jeune société de conseil et de data-analyse Fraym, qui met en avant son approche innovante : plutôt que se baser sur le revenu des consommateurs, sensible aux aléas économiques, elle prend en compte le patrimoine et le niveau d’éducation des ménages, étudiés au travers d’images satellitaires et de sondages.

Hyper-concentration

L’usage de ces nouvelles technologies lui a permis de déterminer que 95 % de la classe des consommateurs africains est concentrée dans seulement 20 pays. Les 50 plus grands marchés urbains représentent à eux seuls plus de 110 millions de consommateurs.

« Les cinq plus grands marchés – l’Égypte, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Algérie – comptent une classe de consommateurs combinée de 219 millions de personnes », souligne Fraym. Cela représente les deux tiers des classes moyennes du continent.

Chacun de ces pays compte au moins 20 millions de consommateurs. L’Égypte est le plus grand marché africain avec une classe de consommateurs de 78 millions de personnes, suivie du Nigeria avec 52 millions.

16 millions de consommateurs au Caire

Les 15 marchés suivants abritent 30 % des « consommateurs » du continent, tels que comptabilisés par Fraym, soit 94 millions de personnes. L’Éthiopie est le plus grand marché de cet ensemble de 15 pays, avec plus de 10 millions de consommateurs.

L’Angola, le Kenya, le Ghana, la Tanzanie, le Soudan, la Tunisie et la République démocratique du Congo (RDC) suivent avec au moins 8 millions de consommateurs chacun. Le reste du continent n’abrite que 17 millions de consommateurs. Dans 11 pays, la « classe des consommateurs » compte pour moins d’un million de personnes.

Si les classes moyennes apparaissent particulièrement concentrées dans certains pays, le constat est le même à l’échelle des villes : ainsi, les 50 plus grandes villes africaines rassemblent 80 % des classes moyennes urbaines du continent. Le Caire est de loin la ville qui abrite la plus grande classe de consommateurs, avec 16 millions de personnes. Suivent ensuite Lagos, avec 9 millions de classes moyennes, et Johannesburg, avec 8,5 millions. « La mégalopole de Lagos à elle seule a une classe de consommateurs plus importante que celle de tous les pays africains sauf six » notent les analystes de Fraym.

10 des 20 premiers marchés urbains africains au Nigeria

Si l’étude souligne le manque de statistiques disponibles sur la RDC, Fraym a cependant trouvé 5,5 millions de ce qu’elle définit comme « consommateurs » à Kinshasa, ce qui place la ville au quatrième rang du continent.

L’étude de Fraym montre qu’il y a également une population importante de consommateurs dans les capitales régionales, comme Alexandrie (Égypte), Durban (Afrique du Sud), Port Harcourt (Nigeria), Ibadan (Nigeria), et Douala (Cameroun). Le Nigeria à lui seul compte 10 villes parmi les 50 premiers marchés urbains de consommation en Afrique.

Fraym se définit comme « la plateforme la plus puissante pour comprendre les habitants du continent africain », mobilisant des techniques de cloud computing, d’imagerie satellitaire, et de géolocalisation.

Soutenue par les fonds TPG et Kupanda Capital, l’entreprise compte parmi ses fondateurs des anciens de la Maison blanche, de la BAD, du Centre pour le développement global et de la campagne ONE.

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Guinée: un jeune tué à Conakry lors d’une journée «ville morte»

Un jeune a été tué mardi 16 octobre à Conakry lors de la seconde journée « ville morte » organisée par l’opposition guinéenne qui dénonce la corruption et des manipulations dans la mise en place des conseils communaux.

Comme lundi, la route traversant les quartiers réputés favorables à l’opposition était bloquée à Conakry, la capitale guinéenne. L’intervention musclée de policiers dans la matinée n’a pas permis de déloger les jeunes qui avaient installé des pierres et des pneus brûlés pour empêcher le passage.

Cette intervention de la brigade anticriminalité (BAC) a coûté la vie à un jeune homme, victime d’un tir des forces de l’ordre, comme en témoigne l’un de ses proches. « Les forces de l’ordre ont pourchassé les jeunes et il a été atteint par une balle à la poitrine, rapporte-t-il. Un ami du quartier m’a appelé et m’a dit qu’un autre jeune avait été tabassé par les forces de l’ordre. »

Dans ces quartiers-là de Conakry, la circulation a repris petit à petit en fin de journée.

Des blessés à Kindia

La tension est également très forte à Kindia, à une centaine de kilomètres de la capitale, où l’entrée en fonction du maire est contestée par les opposants de l’UFDG. Routes bloquées, magasins fermés. Plusieurs personnes ont été blessées dans des affrontements entre militants de l’opposition et du parti au pouvoir. On compte aussi des dégâts matériels, une mosquée et des maisons attaquées, ainsi que certaines boutiques pillées.

A Kindia, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues directement, elles ont utilisé des gaz lacrymogènes pour maintenir les manifestants à distance des lieux stratégiques, comme la mairie.

Plus de sept mois après les élections locales, l’opposition guinéenne dénonce des irrégularités quant à l’installation des exécutifs communaux. Elle accuse notamment le Rassemblement du peuple guinéen (RPG), le parti au pouvoir, de corruption. Elle l’accuse aussi de n’installer les exécutifs qu’au compte-gouttes, une fois certain que les conseillers lui seront favorables.


2ème journée de Ville morte/ Le porte-parole du ministère de la sécurité fait le point

La deuxième journée de ville morte lancée par l’opposition dite républicaine, qui a engendré ce mardi 16 octobre des violences sur la route le prince (Banlieue de Conakry), a enregistré une perte en vie humaine. Joint au téléphone à cet effet par notre rédaction, Boubacar Kassé nous a informé de l’identité de la personne décédée et les circonstances.

Le porte-parole du ministère de la sécurité informe qu’: « Il s’appelle Ibrahima Bah, âgé environ de 23 ans, de Thierno Hamza Bah et de Ismatou Bah, marchand de profession, domicilié à Koloma 2 vers Bomboli. Pour les circonstances, il semblerait que c’est suite à une balle perdue reçue au niveau de la poitrine côté droit. Mais qui, transporté d’urgence au camp carrefour à la clinique du Docteur Cochérin, il a rendu l’âme vers 10h 45. »

Quant aux interpellations intervenues hier, il laisse entendre qu’ : « Ils (les individus interpellés) manifestaient contre les paisibles citoyens, les usagers qui étaient là dans leurs véhicules ; qu’ils ont cherché à caillasser dans le seul but de leur soutirer leurs biens. C’est dans ce cadre qu’ils ont été interpellés. Un a été trouvé en possession d’une arme (coupe-coupe), ils sont au nombre de six interpellés, arrêtés et déférés. Ils sont à la maison centrale. Ils sont mis à la disposition de la justice. »

Propos recueillis par Abdou Lory Sylla


Eliminatoires CAN Cameroun 2019: ce qu’il faut retenir du groupe H après 4 journées

En déplacement dans la capitale Rwandaise (Kigali)  ce mardi 16 octobre  à l’occasion de la 4ème journée des éliminatoires de la CAN 2019, les Amavubis du Rwanda a concédé le nul ouvert un but partout face au Syli National.

Ce résultat  permet au syli de prendre une option sérieuse pour sa qualification à la prochaine messe continentale de 2019 au Cameroun avec 10 points.

Malgré la tournure des événements  avec les Guinéens qui sont passés à quelques microns des qualifs. Les Rwandais se relancent dans la course avec 1 point après 4 journées. Un point qui ne change rien au classement. En attendant le déplacement pour la Centrafrique et la réception des Éléphants au compte des 2 dernières journées de ses éliminatoires CAN 2019.

Il faut par ailleurs souligner qu’à Bangui, les Fauves de la Centrafrique n’ont pu aussi faire mieux qu’en concédant  face aux Éléphants de la Côte d’Ivoire un match nul fermé  (0-0). Un résultat qui permet à la Côte d’Ivoire d’empocher ses 7 points et garde le contact à 3 points de la Guinée mène le groupe H avec 10 points. Elles sont suivies de la Centrafrique qui a points et le Rwanda qui ferme la marche avec seulement 1 point.

Par Salematou Sylla

La journée ville morte fait un mort du côté de Koloma-marché.

Ce mardi 16 Octobre, deuxième journée de ville morte déclenchée par l’Opposition Républicaine a enregistré des scènes de violences sur la route le prince. L’itinéraire Hamdallaye-Cosa était impraticable, l’on y assistait à une véritable intifada car les pierres fusaient de partout.

Face à cette insurrection, les agents des forces de l’ordre présents sur les lieux pour faire descendre le mercure ont tiré des coups de sommation et ont fait usage de gaz lacrymogène. C’est dans cette circonstance qu’un jeune homme du nom d’Ibrahima BAH a trouvé la mort au niveau du marché de Koloma.

Un riverain, témoigne : «  Il était 10 h 49 quand Ibrahima BAH a reçu en pleine poitrine une balle au niveau de Koloma-marché, l’ayant acheminé à une clinique de proximité pour être pris en charge, le médecin nous annonce que c’est un cadavre que nous lui avons amené. C’est alors que nous avons décidé de déposer son corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen ».

BAYO Ibrahima Kalil