vendredi, octobre 19th, 2018

 

Massacres du 28 septembre, le Ministre de la Justice brise le silence et relativise les affirmations des avocats de Toumba.

Le détenu le plus célèbre de la Guinée donne lieu à une vive controverse, le garde de sceaux et les avocats du détenu se contredisent, le Ministre Cheikh Saco a balayé du revers de la main les informations relatives aux conditions de détention de Toumba DIAKITÉ. Les avocats de ce dernier avaient dénoncé les conditions inhumaines dans lesquelles est détenu leur client, arguant que celui-ci ne s’alimente pas suffisamment, et que son état de santé fragile l’empêchant de jouir convenablement d’un sommeil. Ce vendredi le Ministre de la Justice a infirmé ces accusations et parle de contrevérité « Quand vous écoutez certains professionnels de la Justice ou du Droit guinéen, concernant M. Aboubacar Toumba DIAKITÉ qui est un accusé et qui est actuellement en détention dans le cadre de ce procès, tout ce qui est dit sur lui, je ne parlerai des Avocats pour lesquels j’ai beaucoup de respect pour leur travail et pour leurs personnes, mais tout ce qui est dit sur lui est une contrevérité. Un temps viendra ou je dirai beaucoup choses {….}, s’est exclamé le Ministre.

Pour ce qui est de l’alimentation et les soins médicaux du détenu le Ministre précise »{….} sa nourriture et ses frais médicaux sont pris en charge par le cabinet, tous les mois il y’a un montant que nous débloquons  pour l’entretien de M. Aboubacar Toumba DIAKITÉ à la maison centrale. On n’est pas obligé de le faire, nous sommes conscients que ce n’est pas un prisonnier comme les autres, on a reçu pas moins de trois courriers de remerciements de cet accusé détenu ».

L’autre information capitale qui a filtré au cours de cette réunion du comité de pilotage des massacres du 28 septembre, c’est le choix du cadre devant abriter ce procès. Le cinéma liberté situé au pont 08 novembre abritera cette audience censée mettre fin à une longue attente.

 

BARRY Mamadou pour www.kenenyi.com depuis le Ministère de la Justice.

 


Fermeture d’Intercel : L’excès de zèle de Mamy Diaby ?

Les travailleurs d’Intercel, la société de téléphonie mobile, ont été surpris le 8 octobre dernier, d’apprendre qu’ils doivent arrêter toute activité commerciale à partir du mardi 9 Octobre 2018, avec décision de couper le réseau dans un délai d’un mois. Voir ci-dessous les motifs évoqués par le ministre des Télécoms, Moustapha Mamy Diaby.

Cette décision affecte l’emploi direct de plus de 100 personnes, sans compter les emplois indirects. D’ailleurs la FESATEL (Fédération Syndicale autonome des télécoms) la dénonce et estime que la décision du ministre est hors norme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le conseil d’administration d’Intercel a tenu une réunion extraordinaire dimanche dernier, il y a été décidé d’engager les négociations avec le gouvernement. En attendant, le personnel de la société de téléphonie a engagé les démarches près de l’inspection générale du travail. Sans exclure d’éventuelles rencontres avec le médiateur de la République et l’imam de la grande mosquée de Conakry.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est vrai que Intercel ne rapporte pas grand-chose avec une part de marché qui ne représente que 0,3 % des 11,9 millions d’abonnés que compte la Guinée, et 0,1 % des revenus générés par le secteur, cependant ‘‘ce que nous dénonçons c’est la manière de fermeture de l’entreprise, le délai imposé par le ministre est illégal’’, réagit un syndicaliste que nous avons joint. Et qui du coup parle d’excès de zèle de Mamy Moustapha Diaby.

Pour rappel, Intercel, autrefois Telecel, premier opérateur de téléphonie privé à s’installer en Guinée, a été racheté par Telium, avant d’être vendu au soudanais Sudatel.

Aziz Sylla


Justice: Le ministre de la Justice Maître Cheick Sacko sur les conditions de détention de Toumba Diakité à Conakry

Le président du comité de pilotage pour le procès des événements du 28 septembre 2009, a réagit ce matin sur les conditions de détention de Toumba Diakité, principal accusé dans ces malheureux événements.

Récemment, les avocats de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara ont à travers un point de presse décrit les conditions difficiles dans lesquelles vit leur client à la maison centrale de Conakry. Ils affirmaient que Toumba ne mangeait qu’un demi plat par jour et que sa santé se détériorait de jour en jour entre autre.

Maître Cheick Sacko, ministre de la justice et président du comité de pilotage pour le procès des événements du 28 septembre 2009 réfute ces allégations.

Voici ces propos en intégralité sur les conditions de détention de Toumba Diakité : << Tout ce qui est dit sur lui (Toumba Diakité) est une contre vérité. Un temps viendra, je vous dirai beaucoup de choses concernant cet accusé et ce détenu. Sa nourriture et ses frais médicaux sont pris en charge par le cabinet. Tous les mois, il y a un montant que nous débloquons pour l’entretien de Monsieur Toumba à la maison centrale. On est pas obligé de le faire mais nous sommes conscients que ce n’est pas un prisonnier comme les autres.

On a reçu pas moins de trois courriers de remerciements de cet accusé détenu. Je n’en dirai pas plus. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. J’ai des obligations envers la population guinéenne, avec mon gouvernement pour que ce procès puisse se faire dans les bonnes conditions, dans les conditions de règles de procédure nationale et internationale. C’est le plus important, le reste ne m’intéresse pas >>.

Sadjo Bah