lundi, novembre 5th, 2018

 

Le vice-Président de l’U.F.D.G accuse Amadou Damaro CAMARA, le Chef de la majorité présidentielle de nourrir une haine viscérale contre le Président de l’U.F.D.G.

Le vice-Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (U.F.D.G), s’insurge contre les accusations articulées contre son mentor par l’honorable Amadou Damaro CAMARA. Celui-ci ressasse le passé et met au compte de Cellou Dalein DIALLO toute la fraude qui avait caractérisé les élections communales organisées sous le régime du feu Général Lansana CONTÉ en 2005. Selon l’honorable Fodé Oussou FOFANA, ces propos sont mensongers et rappelle que c’est Kiridi BANGOURA l’un des dignitaires du régime actuel qui avait la gestion exclusive des élections  »

Quand Damaro dit, que lors des précédentes élections communales que c’est Cellou Dalein qui est à l’origine du fait que le P.U.P a eu 33 communes, c’est loin de la vérité. Je rappelle à monsieur Damaro que quand Cellou était le premier Ministre, le Ministre qui a organisé les élections et qui a validé les résultats s’appelle Kiridi BANGOURA qui est actuel Secrétaire Général à la Présidence de la République. Cellou n’était pas le Président de la C.É.N.I, il n’était pas Ministre de l’Administration du Territoire » précise  le Président du groupe parlementaire des libéraux démocrates  »

Pour être informé sur « le comment » des élections communales en 2005, l’honorable Fodé Oussou FOFANA suggère à Damaro de demander des comptes à l’actuel Secrétaire Général de la Présidence de la République. Il conclut que cette sortie de Damaro est dictée par une bourrasque de haine qui anime le Chef de file de la majorité présidentielle envers le Président de l’U.F.D.G.

 

Abd Akila pour kenenyi.com

 


La Guinée dans la compétition entre les hypocrites et les bêtes (Par Ibrahima Kandja Doukouré)

On aime dire: “Celui qui sème le maïs s’attend naturellement à récolter le maïs”.

En d’autres termes, il y a les lois de nature que sommes malheureusement ou heureusement obligés de les obéir. D’ailleurs certaines d’entre elles se réalisent automatiquement que nous les voulions ou pas.

En effet, on qualifiera tous quelqu’un de fou quand qu’il sème le maïs et s’attend au fonio à la récolte. Il est de même pour une société qui vit de l’ethnocentrisme, qui respire de l’ethnocentrisme, dans laquelle les gens se couchent et se réveillent dans l’ethnocentrisme, … Ces gens ont vraiment cessé de raisonner quand ils croient naïvement qu’ils auront la paix dans le développement socio-économique en semant de l’ethnocentrisme, le tribalisme, le racisme, … qui engendrent naturellement la division, la haine et les prétentions capricieuses de certains à tout avoir ou à se croire supérieurs aux autres.

Depuis 2010, on sait tous où est le problème actuel en Guinée. Il s’agit tout simplement d’une compétition entre les hypocrites et les bêtes.

D’un côté, on signe les accords pour ne pas les appliquer (ceux qui violent leurs engagements et sont des menteurs); et de l’autre côté, on les accompagne bien qu’on sait qu’ils ne les respecteraient jamais pour juste avoir de prétextes fallacieux de mettre les gens dans la rue (les bêtes). Les conséquences, on les connaît tous: quatre-vingt-dix-huit (98) jeunes massacrés parce qu’ils ont été victimes de leurs naïvetés, qui sont entrés dans un seul cimetière et sont quasiment d’une seule ethnie; de nombreux opérateurs économiques se sont appauvris; et  les paisibles citoyens ne peuvent pas sortir leurs têtes pendant ces compétitions folles.

En outre, les comportements qui consistent à mentir et violer les engagements pris sont de malhonnêteté et de l’hypocrisie en Islam et aucun imam ne lève la moindre main pour leur dire ça bien que beaucoup d’entre eux se font leurs portes-paroles sur les dos du Coran et Hadiths en jouant à la division de Guinéens.

Au cas où un accord a des problèmes quant à son applicabilité, on doit au moins montrer notre bonne foi en se consultant entre signataires bien que les respects des lois et institutions seraient plus efficaces et assureraient la vraie stabilité.

Par ailleurs, celui qui continue à demander les accords malgré qu’aucun n’avait pas été respecté par le passé est vraiment bête ou les signe pour juste pouvoir brandir les faux prétextes pour ainsi mettre les gens dans la rue. Il est ridicule que ces apôtres des accords politiques au détriment de lois et institutions prétendent s’inquiéter d’une éventuelle modification de la constitution parce que ceux-ci nous projettent justement dans ce genre de situation. Comment pourrions-nous prétendre défendre la constitution, les lois et institutions du pays si nous n’avions fait que signer les accords bidons depuis huit (8) ans?

Personnellement, je n’ai que 28 ans comme de millions d’autres Guinéens et espèrent vivre cinquante autres années et les restes de nos vies risquent d’être malheureusement tourmentés par ces vies perdues et ce cimetière. Si nous confions nos vies et biens aux hypocrites et bêtes, le moindre prix à payer est naturellement nos sangs et nos biens.

La solution n’est guère un miracle. Il nous faut la vraie démocratie (les élections libres et les respects de lois et institutions du pays). Les accords bidons politiques n’ont jamais profondément donné de vraie stabilité dans la paix à aucun pays du monde.

Ce pays nous appartient tous et quelques soient nos divergences sur les aspects dérivés, nous devons tous être d’accord sur l’essentiel: la sécurité et le développement de ce pays. Et pour toute personne qui a vécu en Guinée depuis 2010, elle doit donc savoir où est notre problème. Pour un jeune conscient de l’avenir de ce pays, la recherche de solutions à ce problème doit dépasser de qui est au pouvoir d’aujourd’hui, de qui est dans l’opposition; ou de qui serait au pouvoir et dans l’opposition demain. Toutes les valeurs qui doivent permettre à un pays de se développer sont fondamentalement remises en cause en Guinée et ça doit inquiéter tout le monde, surtout les jeunes. Chercher à justifier les attitudes de certains pour accabler celles des autres ne résoudraient rien du tout. Aucun  groupe parmi ces hypocrites et bêtes n’aiment ni ces jeunes ni ce pays.

Lorsque les Guinéens s’en sortiront avec les effets de ces hypocrites et bêtes, ils enterreraient vivant tous les futurs politiciens ethnocentristes qui voudraient animer les regroupements ethniques dans le pays même si la fin risque de passer sans beaucoup d’entre nous.

Ibrahima Kandja Doukouré


Burkina Faso: les cerveaux présumés du putsch manqué de 2015 à la barre

Ce lundi 5 novembre au Burkina Faso commence l’interrogatoire des personnes présentées comme étant les cerveaux présumés du coup d’État avorté de septembre 2015. Environ 80 accusés ont déjà comparu depuis le début du procès.

Le 16 septembre 2015, alors que le pays se préparait pour des élections après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, un groupe de soldats issus du Régiment de sécurité présidentielle arrête et séquestre le président et le Premier ministre de la transition. Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, prend la tête du pays. Mais le coup d’Etat échoue et les présumés responsables sont attendus depuis maintenant trois mois par un tribunal militaire.

A partir de ce lundi vont se succéder à la barre les généraux Gilbert Dienderé et Djibrill Bassolé, ancien patron de la diplomatie burkinabè, le colonel-major Boureima Kiéré, ex-chef d’état-major particulier du président de la transition, le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intérim du régiment de sécurité présidentielle, et l’ex-bâtonnier, Me Mamadou Traoré.

« Au regard de ces accusés, on peut considérer que nous entrons dans une phase décisive du procès », note Maître Olivier Yelkouni, l’un des avocats du général Gilbert Dienderé. Sans le dire clairement, poursuit l’avocat, le parquet militaire présente ces personnes comme étant « les cerveaux ou les commanditaires du coup d’Etat ».

Cette phase « décisive » commencera avec l’interrogatoire du commandant Abdoul Aziz Korogo. C’est lui qui avait représenté les soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle au cours des négociations afin d’éviter un affrontement avec les soldats venus des autres camps du pays pour s’opposer au coup d’État.

Pour l’un des avocats des parties civiles, « avec l’interrogatoire de ces personnes, on saura peut-être ce qui s’est réellement passé durant ce coup d’État ». Il assure que l’interrogatoire du chef de corps par intérim de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle est l’une des phases les plus importantes du procès. Le commandant Abdoul Aziz Korogo est la « boîte noire » du coup d’État selon Me Guy Hervé Kam. Et l’avocat espère que cette « boîte noire » va parler et confirmer ce que plusieurs accusés ont déjà déclaré devant le tribunal.

Par RFI


MEF/Vers la mise à jour de la stratégie nationale de la dette à moyen terme

Conakry, le 05 Novembre 2018 – Le ministre de l’économie et des Finances a procédé ce lundi, au lancement officiel des travaux de l’atelier national pour la mise à jour de la stratégie de la dette à Moyen Terme en République de Guinée.

Avec la mise en œuvre des mécanismes de maîtrise de la dette extérieure, le gouvernement guinéen, la Banque mondiale et le FMI collaborent étroitement pour que tous les prêts contractés en 2018 et par la suite aient un caractère fortement concessionnel et un effet marqué sur le développement. C’est pour maintenir les relations de coopération sur des bases saines et éviter une accumulation insoutenable des arriérés de paiements extérieurs et intérieurs, que le gouvernement guinéen a élaboré une stratégie de désendettement avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers.

Selon une étude, les projets susceptibles de booster le développement socioéconomique de la République de Guinée dans les prochaines années s’articulent autour des secteurs des mines, des énergies renouvelables, des infrastructures, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’assainissement. Cette rencontre de Conakry est une occasion pour les autorités guinéennes de rappeler les principales réformes conçues et mises en œuvre par la troisième République.

Pour le conseiller en gestion de la Dette Publique au centre d’assistance technique du FMI, cette rencontre de Conakry va permettre de renforcer les capacités des cadres guinéens à produire le document de stratégie de la dette à moyen terme, qui va constituer un plan pour les autorités de savoir comment financer ces besoins tout en maintenant le risque à un niveau très bas. Selon, Oumar Djissoun dans le processus budgétaire c’est un document qui doit être en annexe de la loi des finances débattues à l’Assemblée nationale, pour indiquer aux parlementaires comme l’État compte mobiliser les ressources de financements au cours du prochain exercice.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des Finances, cette formation initiée par une requête de la direction nationale de la dette du Fonds monétaire international, à travers son centre d’assistance technique va permettre de doter les acteurs concernés de capacités opérationnelles dans le cadre de l’actualisation de la stratégie de la dette à moyen terme.

Pour finir, Mamady Camara dira qu’il convient de rappeler que les résultats qui sortiront de cet atelier seront des éléments de preuve que le Gouvernement guinéen présentera au titre de la réalisation d’un des repères structurels du programme économique et financier soutenue par la facilité élargie de crédit au titre de sa deuxième revue en décembre 2018.

Source : Cellule de Communication du Gouvernement


Les dessous d’une réunion extraordinaire des syndicalistes du SLECG de Kankan après leur libération.

Depuis leur arrestation, on attendait une réaction officielle et concertée des syndicalistes de l’éducation de Kankan. Finalement, c’est hier dimanche 5 novembre 2018, à la suite d’une assemblée générale extraordinaire tenue au stade de l’université qu’ils ont réagi. Sans ambages, ceux-ci décident de la poursuite de la grève à Kankan a constaté sur place Actuconakry.com à travers son correspondant régional.

Selon ses explications, le sort ou du moins le sauvetage de l’année reste et demeure entre les mains du gouvernement et de son chef qui sont les seuls à pouvoir décider de la satisfaction des revendications des enseignants.

Les enseignants présents à cette rencontre se disent déterminés à poursuivre la grève jusqu’à la décision finale du SLECG. « Quand on arrêté un syndicaliste en grève, c’est comme si on l’a vacciné par un sérum du courage et de la persévérance de combat, je suis en train de défendre l’intérêt des enseignants parmi les quels nous avons des femmes, des jeunes, des infirmes …

Alors, s’ils ne sont pas satisfaits et si je m’arrête en cours de route, est ce que j’ai réussi dans ma mission? C’est loin d’être un découragement » a martelé Ibrahima Kalil Condé alias IKC, secrétaire fédéral du SLECG de kankan.

A rappeler que ces syndicalistes ont été arrêtés la semaine dernière par le préfet avant d’être relâchés la nuit pour avoir tenté d’organiser une marche.

Mamady Makessa Camara


[Tribune] L’AFD doit oser le privé pour répondre à l’urgence en Afrique

Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement, doit « oser le privé pour répondre à l’urgence en Afrique ». C’est l’avis défendu par l’ancien général français Bruno Clément-Bollée.

Victoire. La France va enfin « révolutionner » son aide publique au développement. Elle était sinistrée depuis longtemps. Restructurations, remises en question de l’approche, bousculements des procédures, affectation d’important budget supplémentaire sont censés traduire la volonté de passer à l’acte. Toutefois, on reste encore dans le déclaratoire. Et la partie est loin d’être gagnée. Les décideurs évoquent eux-mêmes qu’il reste encore à inventer le nouveau logiciel d’un mode opératoire renouvelé. Ainsi, dans le budget 2019, 1 milliard d’euros d’autorisations d’engagements supplémentaires viendront s’ajouter aux 10,4 milliards d’engagements, dont la moitié pour l’Afrique. Ce budget est intégralement confié à l’Agence française de développement. C’est peut-être là que les choses se compliquent.

Il semble y avoir une incapacité viscérale de l’Agence à travailler dans l’urgence

Récemment, des autorités du Mali, du Niger, de Guinée, de Guinée-Bissau, de Centrafrique et des Comores m’ont demandé de les aider à concevoir des projets pour renforcer la stabilité de l’État jugée fragile. Pour certains, avouons quand même que c’est un euphémisme. J’ai alors constaté l’absence totale du moindre projet réalisé sur le terrain, alors qu’à Paris les décideurs avaient, nous disait-on, mobilisé en urgence l’AFD. Il semble y avoir une incapacité viscérale de l’Agence à travailler dans l’urgence.

Sans être expert du développement, j’entends juste les réflexions incessantes sur les lourdeurs administratives inhérentes à son organisation déjà quand elle travaille sur le temps long. Mais qu’en est-il des situations d’urgence en Afrique, priorité des priorités ?

L’Agence se réfugie derrière les sacro-saintes procédures techniques et financières à respecter, d’une inimaginable lourdeur

Aux plans structurel et technique d’abord, le constat est dramatique. La décision politique se heurte à l’incapacité persistante de traduire en action concrète la volonté d’agir dès qu’on parle d’urgence. L’AFD, incontournable acteur en la matière, décide de tout : action à mener, pertinence des projets, financement, rythme de déploiement… La durée d’instruction des dossiers est incompatible avec les situations d’extrême urgence, notamment en Afrique. L’Agence se réfugie derrière les sacro-saintes procédures techniques et financières à respecter, d’une inimaginable lourdeur. Inquiétant.

Au plan décisionnel, aussi, c’est l’Agence qui décide de la concrétisation des projets à mener. On parle de concertation, de dialogue, d’association à la décision, d’appropriation même… mais le partenaire n’a, dans la réalité, pas vraiment son mot à dire. Désolant.

Au plan de la mise en œuvre des projets, enfin, le pré-carré est sacré. L’AFD considère qu’elle est seule à détenir la compétence et, donc, décide seule de qui doit agir sur le terrain. Les sociétés privées sont bannies par principe, soupçonnées, entre autres, de pratiquer des marges bénéficiaires incompatibles avec la nature désintéressée des projets. Pire, leurs compétences sur ces sujets ne sont même pas reconnues. Quand l’arrogance le dispute au dogmatisme. Désespérant.

Qu’on ne s’y méprenne, c’est la machine AFD que je dénonce, pas ses agents. J’ai côtoyé trop de ses experts, remarquables à tous points de vue, pour ne pas leur rendre sincèrement hommage. Mais comme il faut aller malgré tout de l’avant. Je voudrais, à défaut de ne pouvoir le rencontrer, m’adresser au directeur de l’AFD [Rémy Rioux, ndlr] : « Puisque vous avez été nommé à la tête de la puissante Agence, auréolé du prestige d’expert qualifié et de grand réformateur, raison du choix de votre nomination, Monsieur le Directeur, je vous lance le défi : en Afrique, osez le privé pour répondre à l’urgence. »

Plus concrètement, je vous propose d’examiner un projet précis aux Comores. La situation sociale y est épouvantablement difficile, autant qu’à Mayotte, ayant là, nous Français, autant intérêt à agir que les Comoriens. Début 2018, cherchant à stabiliser la situation régionale, un projet relatif à l’insertion de la jeunesse comorienne a retenu l’attention des autorités politiques des deux pays, le Service civique d’aide à l’insertion. Il s’agit d’intégrer un outil interministériel apte à former socialement, puis professionnellement, et enfin, après un stage d’apprentissage et de cohésion sociale, à accompagner l’insertion de 1 000 jeunes Comoriens par an. Des projets de même nature ont déjà été mis en œuvre avec succès dans d’autres pays africains.

À ce stade, l’Agence évalue que, dans le meilleur des cas, la société retenue ne pourra pas commencer à œuvrer avant, au plus tôt, fin 2019-début 2020, procédures obligent. Je vous propose une expérience de laboratoire. Puisque le besoin d’agir urgemment est avéré, l’aval politique donné pour le projet, sa pertinence reconnue et son ingénierie adaptée à la situation, décidons de tout remettre en question, habitudes, conditionnalités, procédures… Bref, agissons rapidement.

D’expérience, il faut six mois pour mettre en place le projet avant de recruter la première promotion. Et cela est compatible avec la légitime nécessité de contrôle de la dépense publique et de vérification du résultat obtenu sur le terrain. Nous apprendrons tous beaucoup et l’expérience contribuera certainement à trouver ce fameux nouveau logiciel d’un mode opératoire renouvelé.

Par Bruno Clément-BolléeGénéral de corps d’armée (2S), ex-directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère français des Affaires étrangères. Il est désormais consultant dans le domaine de la sécurité privée. Il a notamment été vice-président de la société Sovereign Global France.


Guinée : Alousseyni Makanera Kaké avertit : J’ai des bombes contre l’UFDG…..

La réplique de l’ancien ministre de la Communication Alhousseyni Makanéra Kaké contre la députée de l’U.F.D.G Mariama Tata Bah sur sa vie de couple a été automatique et sans détours. Le leader du mouvement N’dimboré en a vraiment gros sur le cœur. Il l’a fait savoir dimanche à Mediaguinee…

Je confirme que ma femme et moi sommes devant la justice, il y a plus de six mois

« Moi, je ne voulais pas mettre sur la place publique, ma vie de couple. Ce que je vais vous dire, allez à la justice de Dixinn, allez voir quand est-ce qu’elle a été saisie du problème qui m’oppose à ma femme? Vous allez voir si c’est Mariama Tata est une menteuse ou pas. Le fond, je ne le dirais pas pour le respect au couple et à mon épouse. Mais si vous voulez, vous pouvez prendre connaissance de ma plainte là-bas. Il y a plus de 6 mois de cela. C’est pour vous dire que ce sont des gens qui mentent. Je confirme que nous sommes devant la justice, il y a plus de 6 mois avant mon départ pour l’Europe. Et en Europe, j’étais avec Cellou, on est partis au Quai d’Orsay ensemble. Mais je ne rentrerais pas dans le détail. Ce qu’elle a dit, elle est entrain de mentir. Allez vous-même regarder la date à laquelle le tribunal a été saisi et mon audition et celle de madame.

Dites à Mariama Tata que si elle ne connait pas de se renseigner. Mais si elle m’oblige à publier les messages que j’ai, ce ne sera pas bon ni pour elle ni pour tout son parti

La seule chose que je vous garantis, c’est si on me laisse parler, les messages dont je dispose, ce ne sera pas bon pour l’Ufdg. Je ne veux pas parler, je ne veux pas diffuser les messages, je les ai. Je ne souhaitais pas mettre sur la place publique mes problèmes de couple mais comme ils disent que c’est à cause de la politique que j’ai décidé de divorcer, vous pouvez aller voir au tribunal de première instance de Dixinn date à laquelle j’ai saisi le tribunal. C’est le jour où j’avais été convoqué au tribunal, c’est ce jour là que je suis allé pour fixer la date pour que madame et moi, on se retrouve. Mais dites à Mariama Tata que si elle ne connait pas de se renseigner, mais si elle m’oblige à publier les messages que j’ai, ce ne sera pas bon ni pour elle ni pour tout son parti.

J’ai demandé le divorce !

On connait le régime en Guinée, la femme a ses biens à part, l’homme aussi a ses biens à part. Mais s’ils vont me dépouiller de ma maison, ils n’ont qu’à le faire. Devant quelle loi? Moi, je ne discute même pas de ça. Moi, le fond du problème-là, je ne voudrais pas qu’on politise, je ne voudrais pas politiser ce qui n’est pas politique. Mais s’ils veulent politiser, j’ai des messages que je garde pour moi, si je les diffuse, beaucoup de personnes vont baisser la tête. Quand je parle, ce sera une bombe parce que j’ai accédé à des messages, si je les publie… (il n’achève pas la phrase), il ne faut pas qu’on me laisse parler. Je me suis tu, comme ça j’ai demandé le divorce, ils n’ont qu’à laisser comme ça. Moi, elle pouvait être dans n’importe quel parti, ça ne me dérange pas. Dans ma famille, tout le monde a un parti politique. Des fois, mes enfants et moi, nous n’avons pas la même position politique. Même mon frère jumeau. Elle n’est pas plus proche de moi que mon frère jumeau. Il n’a aucun leader, je dis aucun, dans ce pays qui peut se comparer à moi sur le plan de la constance, de la conviction et du courage de défendre sa position. On va se rencontrer parce que le mercredi prochain, j’anime une conférence de presse à la Maison de la presse, on va savoir dans ce pays, qui est qui

A l’UPR, Cellou Dalein Diallo est parti pour devenir président, il a été chassé par les vrais militants

C’est Tata qui n’a pas honte parce qu’elle ment comme elle respire. Si elle était digne, elle allait dire à son patron [Cellou Dalein Diallo, ndlr) d’être au Pup [ancien parti au pouvoir dirigé par le général Lansana Conté, ndlr] qui lui a tout donné au lieu de faire quatre partis politiques en un an. Le Pup qui lui a tout donné, ils ont été ingrats envers ce parti. A l’UPR, il (Cellou Dalein Diallo, ndlr) est parti pour devenir président, il a été chassé par les vrais militants qui se sont battus. Comme il n’a pas eu la présidence là-bas, il est parti à l’UFDG. Et celui-là [Feu Bâ Mamadou, ndlr] même qui l’a envoyé à l’U.F.D.G, lui, il a fait plusieurs partis avant d’être là-bas. Et si elle, elle n’a pas la mémoire, moi j’ai la mémoire.

Celui-là même qui a fait venir Cellou Dalein à l’Ufdg avait d’abord signé l’alliance avec le Pup, au lendemain de l’élection de 1993. Avant de se retrouver à la tête de l’Upr et quitter là-bas pour aller à l’Ufdg

Moi, je ne suis pas comme elle. La personne qui prend ce qu’elle a vomi, c’est une personne menteuse et ingrate. Et les ingrats c’est pour eux que l’enfer est fait. Est-ce que son président est là-bas pour être président ou pour aider la Guinée? Pourquoi il n’est pas allé au Pup ou à l’Upr? Si elle ne connait pas l’histoire, je vais lui apprendre l’histoire de la Guinée. Elle est menteuse. Pour preuve, je suis devant la justice depuis 6 mois. Elle est menteuse parce que son président a fait plusieurs partis avant de tomber à l’Ufdg. Et celui-là même qui l’a fait venir à l’Ufdg avait d’abord signé l’alliance avec le Pup, au lendemain de l’élection de 1993. Avant de se retrouver à la tête de l’upr et quitter là-bas pour aller à l’Ufdg. Eux, ils peuvent donner des leçons de conscience à qui? Je l’attends, si elle répète, je vais lui rappeler les phrases tenues par Cellou pour la promotion du mandat à vie pour Lansana Conté. Si eux ils ont oublié, moi je n’ai pas oublié ».

Par Mediaguinée