mardi, novembre 6th, 2018

 

« Ceux qui sont venus nous voir sont venus d’eux-mêmes « , dixit Oumar TOUNKARA.

Ce lundi une délégation restreinte composée de Députés venus de partis politiques différents a effectué une visite au siège du S.L.E.C.G. parmi ces parlementaires, on notait entre autres présences, celles de l’honorable Amadou Damaro Camara du R.P.G, de l’honorable Deen TOURE  de l’U.F.R et de l’honorable Aboubacar SOUMAH. Mais très fort malheureusement, la délégation a quitté le siège bredouille sans obtenir une quelconque concession de la part du S.L.E.C.G.

Selon Oumar TOUNKARA, cette délégation n’était porteuse d’aucune proposition à mettre sur la table. Elle n’a fait que formuler des prières à l’intention des grévistes pour qu’ils suspendent le mouvement, aucune conclusion majeure n’a résulté de la rencontre.  » Il n’y a pas eu de conclusion, il n’y a rien de sérieux. Ceux qui sont venus nous ont dit qu’ils sont venus d’eux-mêmes, ils ne sont pas mandatés par le Gouvernement. Ils voulaient qu’on reprenne  les cours et qu’on procède à un recensement, chose que nous avons complètement rejetée parce-que ce n’est pas ce que l’Assemblée Générale nous a dit. Ils nous avaient dit qu’ils allaient nous faire des propositions concrètes, celles-ci ne nous ont pas été faites » a déclaré Oumar TOUNKARA.

Résolu à aller jusqu’au bout, Oumar TOUNKARA demande aux enseignants d’être armés de courage pour faire aboutir leurs revendications.

Abd Akila pour kenenyi.com

 


Marche du RPG / « Nous avons beaucoup de boulot à contenir nos militants qui veulent absolument eux aussi en découdre avec l’autre côté », dixit Amadou Damaro Camara

Intervenant dans l’émission « Les Grandes Gueules » de nos confrères de la radio Espace Fm, l’Honorable Amadou Damara Camara, chef du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, s’est exprimé, ce mardi 6 novembre, sur la marche programmée par la mouvance, et à répondu à la question sur une éventuelle interdiction de ladite marche.

Expliquant le contexte de cette marche annoncée : « A l’assemblée générale, nous avons reçu beaucoup, au niveau du bureau politique, beaucoup de correspondances au niveau de nos sections et sous-sections qui nous disent que nous faisons comme s’il n’y avait que l’opposition dans le pays, qui marche tous les jours. Est-ce que vous nous laissez aussi marcher, pour voir qu’on existe. »

A la question de savoir s’ils veulent faire comme l’opposition, il répond : « Si c’étaient des manifestations, c’est ce que nous avons toujours dit, c’est un droit constitutionnel, et même un droit illimité, quand il s’agit des manifestations pacifiques ; mais quand il s’agit des manifestations violentes, ça c’est des atteintes à l’ordre public, c’est du devoir régalien de l’Etat aussi de maintenir l’ordre public. Ceci dit, on est en compétition, c’est pourquoi, il y a une majorité et une opposition. Quand l’opposition croit être dominante, occupe la rue, empêche de travailler, il faut bien qu’il y ait d’autres forces pour leur dire, écoutez, il y a plus que vous ».

Quant à l’interdiction des manifestations qui est en vigueur depuis maintenant cinq mois : « Les arguments qu’on nous a dits, dire qu’écoutez, s’il y a la majorité, il y a l’opposition, il y a des risques d’affrontements de ceci ou de cela. Mais j’avoue que même en décalant les jours, on aurait dû aussi laisser la mouvance apporter notre soutien au Président de la république ».

En ce qui est de savoir s’il savait que la marche sera non autorisée, il signale : « Pour nous, les manifestations ne sont pas interdites. Les manifestations violentes qui sont interdites. Parce que toutes les manifestations organisées pendant des années ont été toutes violentes ; qu’ils (l’opposition, ndlr) nous donnent les preuves que les prochaines seraient pacifiques ».

A propos des manifestations de l’opposition : « L’exécutif les a laissé manifester combien de fois ? Il ne devait pas y avoir plus pacifiques comme manifestations que les villes mortes. Mais même les villes mortes, qui veulent dire que chacun reste chez soi, ne sont pas pacifiques. Des morts qui ne sont pas pacifiques, cela suffit comme preuve ».

Enfin, par rapport à ce que les responsables du RPG Arc en ciel comptent faire, si la marche était interdite : « Avec blessure au cœur, nous allons l’accepter, mais franchement, nous avons beaucoup de boulot à contenir nos militants qui veulent absolument, eux aussi, en découdre avec l’autre côté ».

Une synthèse d’Abdou Lory Sylla


Narcotrafic: le procès d’«El Chapo» s’est ouvert à New York sous haute sécurité

Le procès du Mexicain « El Chapo », qui a dirigé pendant près de 25 ans le cartel de drogues de Sinaloa considéré comme le plus puissant au monde, s’est ouvert lundi 5 novembre à New York pour les quatre prochains mois.

La sécurité mise en place à New York est à la hauteur du personnage. Pont de Brooklyn fermé à la circulation le temps de son transfert entre la prison de Manhattan où « El Chapo » est maintenu à l’isolement 23 heures sur 24 et tribunal de Brooklyn. Chiens renifleurs, policiers en armes. Le procès lui-même se tient à huis clos en raison de la personnalité de l’accusé qui s’est déjà échappé deux fois de prisons de haute sécurité au Mexique. Seule une poignée de journalistes a pu apercevoir l’ex-ennemi public numéro un vêtu d’un costume bleu marine et d’une chemise blanche. Il serait apparu souriant aux côtés de son interprète.

Joaquin Guzman – de son vrai nom – sera pourtant jugé pour onze chefs d’accusation. Celui qui a dirigé pendant 25 ans le cartel de Sinaloa est accusé d’avoir fait importer 154 tonnes de cocaïne aux Etats-Unis ainsi que de l’héroïne, de la marijuana et des méthamphétamines pour une valeur totale de 14 milliards de dollars, et d’avoir commandité plus d’une trentaine d’assassinats. Il risque la prison à vie, mais pas la peine de mort. C’était la condition posée par le Mexique pour accepter son extradition.

La première semaine de ce procès doit être consacrée au choix des douze jurés qui resteront anonymes et feront l’objet d’une protection des autorités américaines. 300 000 pages de documents, 117 000 enregistrements audio ou photo doivent aussi être décortiqués durant les quatre mois de procès qui coûteront plusieurs millions de dollars aux contribuables. Mais les Américains, qui subissent une grave crise des opioïdes, sont bien décidés à en faire un procès pour l’exemple.

Marie Bourreau


Echec des négociations entre députés et Syndicats du SLECG : le principal point de discorde reste maintenu

Le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée est en grève depuis le début de l’ouverture. En cause: Les syndicats, se cramponnant au fameux 8 millions de nos francs comme salaire de base, ne veulent plus rien entendre. celle-ci demeure problématique et constitue aujourd’hui le principal point de discorde.

la partie gouvernementale, tout en affirmant sa volonté de dialoguer pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants, ne s’est jamais engagée pour l’adoption d’un tel salaire à un enseignant guinéen.

Ce lundi,05 octobre 2018, loin des radars des médias les honorables députés  Amadou Damaro CAMARA, Deen TOURE  ont expressément rencontré les collègues au secrétaire général du SLECG Aboubar Soumah afin de reprendre normalement les cours dans les écoles guinéennes.

Après la rencontre tant attendue, Oumar TOUNKARA, secrétaire général Adjoint du SLECG se confie à notre rédaction en ces termes « il n’ y a rien de sérieux,ils sont venus bredouilles, ils disent qu’ils sont venus d’eux-mêmes et quand à nous, nous ne sommes pas là pour nous-mêmes, nous avons une base et cette base qui décidera de la reprise des cours ou non.

Pour nous au SLECG , la grève continue a annoncé Oumar TOUNKARA.