vendredi, novembre 9th, 2018

 

Troubles sociaux en Guinée : Important communiqué de la HAC aux responsables des médias

Troubles sociaux en Guinée : Important communiqué de la HAC aux responsables des médias


À Johannesburg, les banques de développement veulent remédier au déficit de financement des infrastructures

À l’occasion de l’Africa Investment Forum, une dizaine de banques de développement tentent de faire aboutir une soixantaine de projets. Et de progresser sur un point : leur lenteur dans le traitement des dossiers.

« Transaction, transaction, transaction » : le slogan aura été martelé de bout en bout par Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement, omniprésent au cours du forum organisé par son institution à Sandton (Johannesburg) : l’Africa Investment Forum.

Soutenu par la Province du Gauteng (Afrique du Sud), l’événement impliquait également une dizaine banques ou institutions financières de développement, allant d’Afreximbank et Africa 50 (des créations de la BAD) à la banque de développement de l’Afrique de l’Est et australe (Trade & Development Bank) ou la Banque islamique de développement. Avec un objectif commun : ne pas être un forum où l’on parle (ce qu’il ne sera pas du tout parvenu à éviter…), et être avant tout une plateforme pour agir.

Banques commerciales et fonds d’investissements peu présents

Il y a en effet urgence : la Banque africaine développement estime le déficit de financement dans le domaine des infrastructures en Afrique entre 68 et 108 milliards de dollars par an. Malgré le caractère crucial de ces projets et les alertes régulières, les financements ont même eu tendance à baisser ces dernières années, passant de 75 à 80 milliards par an entre 2012 et 2015 à 62,5 milliards de dollars en 2016.

Du coup, à Johannesburg, du 7 au 9 novembre, 60 projets d’infrastructures (représentant un plus de 40 milliards de dollars) étaient présentés au cours de sessions fermées réunissant promoteurs et financiers. Environ 300, beaucoup moins avancés, étaient également mis en avant sous forme de visuels diffusés sur des écrans. Le forum a également été jalonné de signatures de projets (partenariat avec Masen pour le plan Desert to Power, accord-cadre pour le pont Kinshasa-Brazzaville, etc).

« Ce qui est regrettable, c’est que ni les banques commerciales ou fonds de pension, ni les fonds d’investissement n’étaient très présents », jugeait à la sortie de l’une de ces sessions le promoteur d’un projet qui se plaignait également qu’on ait mis face à lui des concurrents davantage que des partenaires potentiels… Les banques commerciales sont assises sur énormément d’argent, dont une faible partie va au financement des infrastructures. Dans la même veine, les gestionnaires mondiaux se faisaient rares dans les couloirs du forum, alors que, comme l’a rappelé Akinwumi Adesina, « 1% des actifs sous gestion à travers le monde suffirait pour combler le déficit” de financement des infrastructures ».

Délais accélérés

Les institutions financières de développement derrière l’événement de Johannesburg – et malgré l’absence de certaines d’entre elles comme la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ou la Banque mondiale – ont toutefois fait avancer plusieurs points : elles ont notamment rappelé avoir signé entre elles des accords de partage de risques. Un élément qui permettra d’accélérer l’étude des projets, alors que la lenteur de traitement est reproche régulièrement adressé à ces mêmes institutions.

« Nous sommes bons pour abaisser le risque mais terriblement lents », a d’ailleurs reconnu Admassu Tadesse, PDG de Trade & Development Bank, la banque régionale de la Comesa (ex PTA Bank). Au Togo, c’est l’une des raisons qui a poussé l’État à monter un financement de 100 millions d’euros auprès d’un groupe bancaire privé pour le projet de centrale de Kékéli (avec la BOAD, tout de même), plutôt que d’aller voir les traditionnelles institutions financières de développement.

Sur le plan de la vitesse d’exécution, le Africa Investment Forum ne devrait pas radicalement changer la donne, dans un continent qui doit à la fois œuvrer à une meilleure structuration des projets par les États mais aussi à augmenter la disponibilité des financements. Mais, pour citer Alain Ebobissé, dirigeant d’Africa 50, « le forum permet de focaliser les différentes parties, notamment les gouvernements et les financiers, sur certains projets, pour les faire enfin avancer ».

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Makanera aux journalistes : ‘‘C’est ce qu’on appelle liberté ? Souiller l’honneur des gens ? Détruire les gens à travers le micro ?’’

Devant les journalistes, ce mercredi 7 novembre, l’ancien ministre de la Communication, Alhousseine Makanéra Kaké, a ouvertement déclaré qu’il est contre la loi organique L/2010/02/CNT du 22 juin 2010, portant sur la liberté de la presse en République de Guinée.

« Aujourd’hui, vous avez la caméra, vous avez les radios, vous pouvez dire ce que vous voulez. Vous pouvez nous traiter comme vous voulez, vous avez même trouvé une loi, moi je suis opposé à cette loi. Il faut que je vous le dise, parce que nous sommes des amis, il faut que je vous dise la vérité », a déclaré Makanéra Kaké.

La loi sur la dépénalisation des délits de presse a été adoptée en 2010, pendant la Transition, par le Conseil national de transition (CNT) qui faisait office de parlement. Malgré que cette loi soit en vigueur, Makanéra Kaké estime que les journalistes ne devraient pas être fiers du texte. « La loi sur la dépénalisation des délits de presse, je suis opposé. Vous ne devez même pas être fiers de ça. Moi, je vous le dis sincèrement, à votre place, je ne vais pas accepter. Je dois assumer mes responsabilités, si j’assume ce que je dis, je n’ai pas peur d’être devant le juge sur les actes que je pose. Peut-être qu’on aurait trouvé un moyen pour vous protéger par rapport à l’Etat ».

« Mais à cette pauvre femme, je pense à la mienne, une femme qui ne sait même pas correctement lire, qui n’a jamais travaillé un jour, qui n’a jamais pris un salaire de quelqu’un, les gens se permettent à la radio de dire qu’elle a détourné huit milliards. Ils peuvent le dire, parce qu’ils savent qu’il n’y pas de sanction derrière. C’est ce qu’on appelle liberté ? Souiller l’honneur des gens ? Détruire les gens à travers le micro ? Je suis opposé, nous sommes des amis, j’aime ce métier de la presse, je voudrais qu’ils aient des hommes exemplaires, c’est pourquoi moi, je suis opposé à la dépénalisation des délits de presse, très sincèrement », conclut le président du Front national pour le développement (FND).

Bhoye Barry


Le gouvernement ‘‘regrette les propos et actes de défiance à l’encontre de l’État,…’’ Par Guinee7 – 9 novembre 2018

Conakry, le 8 Novembre 2018 – Le Gouvernement, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory Fofana, a tenu une session extraordinaire du Conseil Interministériel ce Jeudi 8 novembre 2018 avec un seul point inscrit à l’ordre du jour :

La sécurité des citoyens et de leurs biens à un moment où le pays est confronté à des émeutes politiques récurrentes et de nombreuses tentatives de remettre en cause l’ordre public, la paix, et la sécurité dans la cité.

Le Conseil a été informé des échauffourées, ayant opposé les forces de maintien d’ordre à des groupes de jeunes qui, sous le prétexte de l’appel à la ville morte lancé par l’opposition, se sont livrés à des actes de violence, d’agression de paisibles citoyens et de vandalisme dans la banlieue de Conakry.

Fort malheureusement, les affrontements qui ont suivi ont causé d’importants dégâts matériels et provoqué surtout la mort de trois (3) personnes dont un policier dans l’exercice de ses fonctions.

Le Conseil a déploré et condamné fermement la mort d’innocents citoyens pendant toutes les manifestations et insisté pour qu’à la fois la vérité soit connue de tous à propos de ces drames à répétition et a interpellé la justice pour mettre fin à ce cycle funeste qui affecte la crédibilité de l’État et l’honneur de notre pays.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a rappelé au Conseil les directives du Chef de l’État, Professeur Alpha Condé, relative à la conciliation responsable des droits et des libertés reconnus aux citoyens avec l’impératif de préserver l’ordre public, la sécurité des personnes et de leurs biens, sur toute l’étendue du territoire national.

Le Conseil qui a rappelé que la vie des citoyens est sacrée, a unanimement condamné la violence sous toutes ses formes, d’où qu’elle vienne, ainsi qu’il a regretté les propos et actes de défiance à l’encontre de l’État, des Institutions de la République, des forces de défense et de sécurité.

Le Gouvernement s’incline pieusement devant la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires pendant les manifestations non autorisées et exhorte la justice à diligenter les enquêtes pour situer toutes les responsabilités dans la commission des crimes afin que toute personne qui en serait l’auteur ou le commanditaire, qui qu’elle soit, soit punie conformément à la loi. A cet égard, le gouvernement a invité la justice à examiner, avec célérité et détermination, tous les dossiers en instance et à ouvrir et mener des enquêtes sérieuses pour toutes les affaires criminelles à elle soumise.

En attendant, au nom du Chef de l’État, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a exprimé la compassion et la solidarité du gouvernement de la République avec les familles des victimes et rassure l’opinion nationale et internationale que l’Etat sera à leurs côtés pour les assister dans cette épreuve et surtout veillera à ce que la lumière soit faite sur tous les drames, que justice soit rendue à tous pour que plus jamais ça en Guinée.

Enfin, le gouvernement réitère son appel à la retenue et au calme à tous les acteurs et réaffirme toute sa disponibilité et sa volonté à résoudre par le dialogue et la concertation tous les problèmes qui se posent à la nation, le dialogue dont les conditions de confiance et de sérénité doivent être réunies avec le sens de la responsabilité et du patriotisme de chacun et de tous, et tout cela dans le respect de l’État de Droit et des Lois de la République.

Source : La Cellule de Communication du Gouvernement