samedi, novembre 24th, 2018

 

Sexe contre travail : le vrai visage du harcèlement à l’Union africaine

L’Union Africaine a reconnu que « des incidents de harcèlement sexuel existent au sein de la Commission », selon les conclusions d’un comité chargé d’une enquête interne après des accusations parvenues par lettre anonyme.

« Le comité est arrivé à la conclusion que le harcèlement sexuel est pratiqué » au sein de l’institution, selon un communiqué de l’Union Africaine publié le 22 novembre.

« Les éléments de preuve présentés laissent penser que cette forme de harcèlement est pratiquée par des responsables à l’encontre d’employées de sexe féminin placées sous leurs ordres, notamment, mais pas exclusivement, lors de missions à caractère officiel à l’extérieur du lieu de travail », selon le communiqué, qui regrette l’absence d’une politique de lutte contre ces agissements.

44 cas de harcèlement sexuel présumé

Les auteurs de harcèlement sexuel profitent de leur position hiérarchique pour exploiter « les employés à contrat déterminé, les bénévoles et les stagiaires », en faisant aux jeunes femmes « des promesses crédibles de contrats ».

L’UA fait part de son intention de renforcer sa politique de tolérance zéro et d’instituer une politique globale de lutte contre le harcèlement

Dans son communiqué, l’UA fait part de son intention de « renforcer sa politique de tolérance zéro » et d’instituer une « politique globale de lutte contre le harcèlement sexuel qui protège les victimes et punisse sévèrement les auteurs », sans donner de calendrier précis pour sa mise en place. Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, devrait prochainement mettre sur place un autre comité, chargé d’enquêter sur 44 cas de harcèlement sexuel présumé

Par Jeune Afrique avec AFP


Mines/ Abdoulaye Magassouba lance le projet de recherche des métaux précieux grâce à la géophysique

C’est dans les locaux de son département, à Conakry, que le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, a procédé, ce vendredi 23 novembre,  au lancement officiel du projet pilote de recherche géophysique de l’or et de  l’argent, dans la zone birimienne (Siguiri).

Représentant un pas de géant pour  le secteur minier guinéen, en matière de connaissance de la géologie, ce projet-pilote de 16 mois donne l’occasion aux géologues guinéens du Centre de géophysique et de sismologie (CGS) de s’essayer à la recherche géophysique des métaux précieux, avec l’encadrement des experts du  Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) de France.

D’après le ministre Magassouba, dans son discours de lancement : « Ce projet-pilote couvre une superficie 500 Km² et permettra d’obtenir des données géophysiques à l’échelle 1/25 000 ; ce qui donne plus de précision pour mieux cibler les zones de développement minier ; ce qui permettra aux partenaires privés d’accélérer leurs projets miniers dans la zone birimienne », explique-t-il.

Il a précisé, par ailleurs, que « le cadre particulier, c’est que le projet sera mené par les cadres du ministère et que depuis 40 ans, nous n’avons pas mené de projet avec les cadres du ministère. Nous avons des cadres formés ici ou à l’étranger, mais beaucoup n’arrivent pas à exercer leur métier de géologue sur le terrain. Ce projet va permettre d’utiliser ces cadres sur le terrain, et d’améliorer leurs connaissances dans leur domaine ; nous assurer non seulement du niveau de la qualité dans la réalisation de ce projet, mais aussi que les cadres disposent de toutes les compétences pour pouvoir mener les phases ultérieures  de recherche ».

Dans la même lancée, le ministre a signalé que c’est avec un réel plaisir qu’il procède au lancement de ce projet-pilote qui, avec « un budget d’à peu près  900 000 dollar est entièrement financé par l’Etat guinéen », et ces fonds serviront « à l’acquisition des équipements de géophysique, l’assistance technique, la prise en charge des missions de terrain et le traitement des données ».

Quant au directeur du CGS, Mounir Awada, parlant de l’importance de ce projet, il affirme que c’est « parce qu’avec nos propres moyens, nous allons amorcer les recherches de nouveaux indices et gisements aurifères et argentifères dans cette riche région qui n’a présentement que trois sociétés en exploitation (SAG, SMD, SEMAFO). La découverte de nouveaux gisements, non seulement va permettre à l’Etat d’augmenter son taux de participation dans l’exploitation, mais aussi de diversifier ses ressources minérales ; ce qui va fortement améliorer la connaissance géologique ».

Comme résultats attendus, il ambitionne : « Aider à identifier de nouvelles minéralisations, tout en respectant l’environnement ; réduire la superficie allouée aux permis et augmenter leurs plus-values ; aider efficacement les géologues dans la vérification de certains indices identifiés, lors de la cartographie régionale ».

Au nom du BRGM, Hervé Thevinaut a réitéré sa volonté d’aider et appuyer les géologues et la Guinée dans ce processus.

Abdou Lory Sylla