mardi, janvier 8th, 2019

 

Le président Ouattara rassure les Ivoiriens : « Les élections de 2020 se passeront bien »

Le président ivoirien Alassane Ouattara a assuré, lundi 7 janvier à Abidjan, que la présidentielle de 2020 « se passerait bien », malgré les « inquiétudes » de nombreux Ivoiriens qui craignent que le pays ne sombre à nouveau dans une crise et des violences post-électorales.

« Les élections de 2020 se passeront très bien, alors arrêtons de nous faire peur ! De dire qu’il y aura des problèmes en 2020… il n’y a rien en 2020 ! Tout ira bien », a lancé le chef de l’État, lors d’une cérémonie de vœux. Il a souligné qu’il improvisait cette partie de son discours, après les interventions des représentants des différentes confessions religieuses et chefs traditionnels, qui ont fait part des inquiétudes des populations



« Je suis confiant quant aux élections de 2020. J’entends beaucoup d’inquiétudes à ce sujet. Je peux vous dire que 2020 se passera bien, même très bien (..) Je vous en donne l’assurance. Si 2015 s’est bien passé, pourquoi 2020 ne le serait pas ? Je fais confiance aux Ivoiriens, je fais confiance à nos institutions », a-t-il déclaré.

Craintes de troubles et retour du FPI

« Je tiens à la stabilité de notre pays, à la paix en Côte d’Ivoire, et vous pouvez me faire confiance : nul ne sera en mesure de troubler cette paix tant que je serai à la tête de la Côte d’Ivoire », a-t-il encore insisté. De nombreux Ivoiriens, mais aussi de multiples observateurs, craignent des troubles pour la présidentielle de 2020, qui est déjà dans toutes les têtes.

Certains cadres de la majorité présidentielle ne cachent par leur désir de voir Alassane Ouattara se présenter pour la troisième fois en 2020. Si la Constitution ivoirienne limite à deux le nombre de mandats, le président ivoirien y serait autorisé car un nouveau texte fondamental a été promulgué en 2016.

DR-Présidence ivoirienne

L’éventuelle candidature de l’ancien chef de la rébellion Guillaume Soro alimente tous les fantasmes

Le contexte politique est par ailleurs tendu. La coalition présidentielle composée essentiellement de sa formation et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, a explosé cette année, alors que l’éventuelle candidature de l’ancien chef de la rébellion Guillaume Soro alimente tous les fantasmes.

De plus, le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo devrait revenir sur la scène, après des années de boycott des scrutins. Cette recomposition politique est source de tensions, comme l’ont démontré les violences lors des municipales d’octobre, et alors que la situation est tendue dans l’ouest du pays avec des heurts fréquents entre communautés.

Par Jeune Afrique avec AFP


Guinée : report du verdict du procès des assassins présumés de la directrice du Trésor

Une cour criminelle de Conakry a reporté lundi sine die le verdict du procès des assassins présumés de la directrice nationale du Trésor public en novembre 2012.

Le président de la Cour, Ibrahima Kalil Diakité, a déclaré lors de l’audience de lundi qu’en raison de la poursuite des débats entre la défense et les parties civiles, le procès devait continuer mardi matin. Il n’a pas annoncé de nouvelle date pour le verdict du procès, ouvert le 20 novembre 2017 et plusieurs fois suspendu.

Directrice nationale du Trésor public de Guinée, Aïssatou Boiro avait été tuée le 9 novembre 2012, dans son véhicule, dans un quartier résidentiel de Conakry par des inconnus – dont l’un portait l’uniforme de l’armée.

Saluée pour sa probité et son courage, Aïssatou Boiro avait été à l’origine du démantèlement d’un réseau ayant tenté en mai 2012 de détourner plus de 1,5 million d’euros de la Banque centrale de Guinée impliquant plusieurs cadres de la banque, du Trésor public et du ministère des Finances.

Le parquet a requis le 31 décembre des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité. Il a requis la perpétuité à l’encontre de deux accusés, trente ans de prison ferme contre un autre accusé et vingt ans pour sept autres. Le parquet a aussi réclamé dix ans de prison pour un lieutenant-colonel de la police qui a comparu libre et dont il a demandé le placement sous mandat de dépôt. Six autres accusés sont en fuite. Un prévenu est décédé en détention.


Grève des enseignants :Abdoulaye Sow de l’USTG parle d’un protocole d’accord responsable qui sera signé aujourd’hui

Attendu au siège du SLECG à Donka, Abdoulaye Sow de l’USTG est venu livrer un message rassurant aux nombreux enseignants grévistes qui l’attendaient. Mais avant, Aboubacar Soumah l’a introduit en ces termes : << Nous allons lui passer la parole pour qu’il puisse livrer avec attention le message qui pourrait apporter un éclairage à la poursuite des contacts que nous avons eu avec la partie gouvernementale. Contacts qui sans doute vont se poursuivre et se terminer aujourd’hui >>.

S’il n’a pas éclairé les termes du protocole d’accord de sortie de crise, Abdoulaye Sow a rassuré les nombreux enseignants qu’un protocole d’accord « responsable » de sortie de crise sera signé aujourd’hui entre le SLECG et la partie gouvernementale.

Mais avant, il a magnifié le courage et la conviction des enseignants pour les trois mois de grève : << je voudrais tout d’abord vous remercier pour le travail gigantesque que vous avez abattu depuis trois mois. Vous avez prouvé à l’instar de tous les pays du monde que l’enseignant est la crême du pays. Vous l’avez prouvé dans la constance de vos convictions car depuis trois mois vous suivez le mot d’ordre de grève du bureau national exécutif du SLECG. Être derrière sa conviction n’est pas donné à n’importe qui car il y a beaucoup d’hommes caméléons dans ce pays >>.

Par rapport aux contacts avec l’émissaire du gouvernement, le secrétaire général de l’USTG dit combattre pour l’amélioration du salaire de l’enseignant guinéen qui  » est le plus bas de la sous-région  » : << Nous sommes en discussion avec l’émissaire du gouvernement en la personne de Tibou Kamara. Nous avons commencé les discussions en passant en revue vos préoccupations majeures et prouver aussi que le bureau du SLECG est un syndicat responsable qui voudrait tout simplement aller dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et travail des enseignants guinéens car le salaire de l’enseignant est le plus bas de la sous-région >> et d’ajouter que : << notre combat, c’est de l’améliorer de manière responsable. C’est pourquoi nous avons accepté de nous prêter aux discussions pour sortir de la crise de manière responsable >>.

Quand au protocole d’accord de sortie de crise, préalable à la suspension du mot d’ordre de la grève, Abdoulaye Sow assure qu’il sera signé aujourd’hui par les parties concernées : << Aujourd’hui, les discussions ont atteint un niveau important. On se déplace pour aller rédiger le protocole qu’on va faire accepter au SLECG, à l’USTG et au gouvernement. On vous rassure que ce protocole sera signé aujourd’hui. Ce protocole sera un protocole responsable parce que vous êtes des enseignants qui se sont sacrifiés pour le pays. Nous allons signer un protocole responsable pour sortir de la crise et continuer à donner les cours à nos enfants >>

Si aucun détail n’a filtré sur le protocole d’accord, les enseignants grévistes attendent avec impatience son contenu et sa signature.

Sadjo Bah /Tél : 625 01 66 69


Aboubacar Soumah : “Le protocole pourrait être signé aujourd’hui”

Cette annonce vient d’être faite par le Secrétaire Général du Syndicat Libre des enseignants et Chercheurs de Guinée face aux un parterre d’hommes de média au siège dudit syndicat.

“Pour le moment nous attendons le Secrétaire Général de l’USTG qui vient avec un message du gouvernement. Je crois que le protocole pourrait être signé aujourd’hui. D’une minute à l’autre le général Abdoulaye Sow qui a eu des contacts avec les membres du gouvernement, va nous rejoindre ici à notre siège, pour nous donner des informations relatives à la signature du protocole”, a déclaré Aboubacar Soumah.

Pendant ce temps des femmes enseignantes continuent à dénigrer le premier ministre en scandant des propos tels que “Kassory zéro” ou “Kassory voleur”.

Mohamed Soumah