dimanche, janvier 27th, 2019

 

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dira en 2020 s’il brigue un 3e mandat

Le RHDP organisait samedi son premier congrès ordinaire. Lors de cet événement consacrant la naissance du parti unifié, Alassane Ouattara a évoqué la possibilité de briguer un 3e mandat en 2020 et annoncé qu’il « donnerait sa décision l’année prochaine ».

Alassane Dramane Ouattara (ADO) sera-t-il candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 ? La question agite la scène politique ivoirienne depuis plusieurs semaines. En juin 2018, le chef de l’État déclarait dans une interview à Jeune Afrique qu’il prendrait sa décision en 2020.  « Vous m’avez dit que vous vouliez que je fasse un troisième mandat. Je vous donnerai ma réponse l’année prochaine », a-t-il déclaré samedi 26 janvier, lors du congrès ordinaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qu’il préside, sans dire s’il l’avait désormais prise.



« Tout le monde pourra être candidat » en 2020

ADO a précisé que le RHDP désignera son candidat en 2020. « Tout le monde pourra être candidat. Même ceux qui sont absents » au congrès, a-t-il déclaré, chemise blanche et chapeau beige sur la tête. S’adressait-il à Guillaume Soro ? Comme prévu, le président de l’Assemblée nationale a brillé par son absence.

Soro, qui avait annoncé, début janvier, au chef de l’État son intention de bouder l’événement, a réaffirmé sa position jeudi 24 janvier en début de soirée lors d’un nouveau tête-à-tête à la résidence du président de la République. En déplacement jusqu’au 20 février, Soro a délégué son pouvoir de président de l’Assemblée nationale à l’un de ses vice-présidents. Sa démission de celle-ci devrait intervenir dans les prochaines semaines.

L’événement était organisé au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan devant plus de 50 000 personnes. Longtemps pleine à craquer, l’enceinte s’est considérablement vidée avant que le président Ouattara ne termine son discours. En fin de matinée, il y avait fait une entrée remarquée effectuant un tour d’honneur dans une ambiance surchauffée.

Vincent Duhem pour JA

Comment sera composé le RHDP ?

Il s’est ensuite exprimé pendant près d’une heure.Un discours mobilisateur et offensif à l’égard de ses adversaires politiques. « J’ai souffert, ma famille a souffert. J’ai tout pardonné, mais je veux qu’on se souvienne qu’il y a eu des moments de honte à cause de certaines personnes », a notamment déclaré le chef de l’État, entouré pour l’occasion de son épouse Dominique et de son frère Téné Birahima Ouattara, d’habitude si discret. Des propos qui visaient sans doute les anciens présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.



Ce premier congrès ordinaire du RHDP marquait la création effective du parti unifié tant souhaité par ADO. Ses structures seront finalisées avant la fin du 1er semestre de cette année. Mais sa composition définitive est loin des espérances du chef de l’État, tant il ressemble à un RDR bis (Rassemblement des républicains). Depuis le refus du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti unique fondé par Houphouët) d’intégrer le RHDP, l’UDPCI du ministre Albert Toikeusse Mabri est la seule force politique d’envergure à accompagner le RDR.

Daniel Kablan Duncan, Patrick Achi, Jean-Claude Kouassi, Alain-Richard Donwahi, Kobenan Kouassi Adjoumani ou encore Lenissongui Coulibaly étaient présents

Plusieurs cadres du PDCI, en désaccord avec la décision de leur parti, étaient néanmoins présents ce samedi. Le vice-président Daniel Kablan Duncan, le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, les ministres Jean-Claude Kouassi, Alain-Richard Donwahi et Kobenan Kouassi Adjoumani, ou encore Lenissongui Coulibaly. L’ancien directeur de cabinet de Henri Konan Bédié a même lu une motion d’hommage au président Ouattara. En revanche, le président du Sénat et celui du Conseil économique et social, Jeannot Ahoussou-Kouadio et Charles Diby Koffi, étaient absents.

Annonce de Bédié depuis Daoukro

ADO n’a pas mentionné une seule fois le nom de son ancien allié mais le Sphinx de Daoukro a sans doute eu les oreilles qui ont sifflé tant les allusions à sa personne ou ses actes ont été nombreuses. « Les fiançailles doivent aboutir à un mariage. Ce n’est pas bien de profiter des fiançailles et de partir avant le mariage », a déclaré Ouattara, en référence à son ancienne alliance avec le PDCI.

Recevant le même jour dans son village de Daoukro, Bédié n’a pas manqué de lui envoyer une pique. « Au moment où nos adversaires du RHDP unifié se réunissent avec pour bagages de l’huile, du riz, des chiffons et du pain, sans lesquels ils ne pourront faire du nombre. Ici à Daoukro, rien de tout ce folklore », a lancé le président du PDCI.

Par Vincent Duhem


Kindia abrite un atelier de formation sur la gouvernance minière

Depuis ce matin, se tient dans un réceptif hôtelier de Kindia, l’atelier de formation des journalistes sur la gouvernance minière. Organisé par Wassolon Agency communication (WAC), en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie, l’atelier de trois jours vise à mettre à la disposition des médias les informations leur permettant de mieux cerner le secteur minier en Guinée. L’idée étant qu’à l’issue des échanges, les participants à la formation, véritable interface entre les populations et les autorités, puissent dorénavant aborder les questions touchant au secteur minier, avec le moins de méconnaissance ou d’approximation possible.

D’ailleurs, dans son discours de circonstance, Aboubacar Diallo, le Directeur général de Wassolon Agency Communication (WAC), a mis l’accent sur la nécessité de la formation. Pour cela, il a cité tout d’abord le philosophe allemand, Friedrich Nietzche, selon lequel : « rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation ». A la suite de cette pensée, Aboubacar Diallo renchérit :

Lorsqu’un esprit humain, fut-il savant, n’est pas constamment nourri, abreuvé de savoir, de connaissances nouvelles, il ne peut prétendre aux métiers d’enseigner et d’informer.

Le conformisme auquel fait référence Nietzche, guette de nos jours, plus d’un d’entre nous, s’il ne s’est déjà installé durablement en nous, nous rendant paresseux, peu enclins à l’impérieuse nécessité de remise en question permanente et celle de quête permanente de savoirs nouveaux, de savoir tout court.

Dans le métier qui est celui que nous avons choisi d’exercer, (…) il n’y a pas pire ennemi que le faux sentiment qu’on a souvent de tout connaître et ainsi de pouvoir parler de tout, aux autres, parmi qui, il y a l’élite spécialiste de chaque domaine du savoir. C’est ce danger qui semble happer de nos jours, notre profession. Ayons le courage de le dire.

Je dis ici cela, parce qu’en Guinée particulièrement, plus d’entre nous qui avons choisi le métier d’informer, parce que justement prétendant tout connaître, tout savoir, avons pris l’habitude, tous les matins à travers les émissions que nous tenons, à travers les articles que nous produisons, de parler de tout, de commenter tout, tels des experts en tout. Je dis ici que nous faisons erreur, que nous nous gourons dans de grandes largeurs.

C’est faux, nous ne sommes point des experts en tout. Il y a besoin, que dis-je, il y a urgence pour nous, de nous remettre en question, de bousculer nos vieilles et mauvaises habitudes, mais aussi nos limites. Oui, nous sommes limités, nous devons apprendre, nous devons nous former, nous devons nous cultiver.

Quant à lui, Aboubacar Kourouma, le Directeur général du Bureau de stratégie et de développement (BSD) du ministère des Mines et de la Géologie, a tout d’abord rappelé l’importance et le rôle que joue le secteur minier dans le développement socio-économique de la Guinée. « (Il) est considéré dans le document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) comme un des secteurs porteurs de croissance et le Plan National de Développement Economique et Social(PNDES) le qualifie de secteur transformateur de l’Economie Nationale. Toute chose qui justifie l’attente légitime des populations », relève-t-il à propos. Puis, s’adressant en particulier aux journalistes participants, il a insisté sur le rôle crucial qui, selon lui, est celui de la presse par rapport au secteur stratégique des mines en Guinée: « en tant que détenteurs privilégiés de la plume et de la parole, communicateurs par excellence, vous avez pour noble mission de véhiculer les messages, d’informer et de sensibiliser les « sans voix » sur les potentialités du secteur, les enjeux et défis, les attentes, les politiques, plans, programmes en vigueur dans cet important secteur qui conditionne dans une large mesure l’avenir économique de notre beau pays dans le cadre d’un développement durable ».

D’où, selon lui, la nécessité de les former et les informer sur la « chose minière ». Car, conclue-t-il : « pour bien informer, il faut être bien formé ».

Boubacar Sanso BARRY


Hadja Aissatou Bella Diallo pose ses valises à Sékouthoureya (Décret )

Ce vendredi 25 Janvier 2019,le Président Alpha Condé a nommé l’ancienne ministre de la Communication du régime Feu Lansana Conté,Mme Hadja Aissatou Bella Diallo au poste conseillère chargée de missions à la présidence de la république de Guinée.

Comme feuille de route cette fois :-La mise en place de la Direction de la Communication et de l’information à la présidence de la république ;

-La supervision du bureau de presse de la présidence de la République ;

-et Assurer toute mission confiée à elle par monsieur le Président de la République

A suivre .. !


Les samedis d’assainissement à Conakry/ « C’est un programme qui a véritablement échoué », estime Kalémoudou Yansané de l’UFDG

L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu sona traditionnelle assemblée générale hebdomadaire, ce samedi 26 janvier, au siège national du parti, à Commandanyah, dans la commune de Dixinn.

A l’entame de son discours, en tant que président de séance, Kalémoudou Yansané, un des vice-présidents du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, a présenté ses excuses aux militants du parti qui ont souffert, dit-il, du blocage de la route à l’occasion du samedi d’assainissement. Selon lui, ce programme initié par le gouvernement est un échec.

« C’est un programme qui a véritablement échoué ; je sais la majeure partie de vous sont venus à pieds, parce que la route était quasiment bloquée par la police. Nous vous présentons toutes nos excuses du désagrément causé », a regretté l’Honorable  Kalémoudou Yansané, une des victimes des bouchons.

A la question de savoir si l’UFDG va siéger ou pas à l’Assemblée nationale, ce proche du chef de file de l’opposition guinéenne a tout d’abord accusé le gouvernement d’être à la base de ce malaise. « Le mandat des députés a expiré, le gouvernement a trainé les pas, le gouvernement a fait exprès pour ne pas respecter le calendrier des législatives », a-t-il accusé, avant dire que le parti est en train de consulter les militants, pour expliquer les avantages et les inconvénients de siéger ou pas, au parlement.

L’absence au pays du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, s’explique par ça. Selon Kalemoudou Yansané, Cellou Dalein Diallo est aujourd’hui en Europe pour les consultations avec les fédérations du parti dans le « vieux continent » sur la question de siéger ou pas au parlement. Le vice-président Fodé Oussou Fofana, quant à lui, va tenir une conférence aujourd’hui, à Abidjan, pour échanger avec les militants du parti sur la même question.

Bhoye Barry