vendredi, février 15th, 2019

 

La semaine judiciaire chargée de Vincent Bolloré

Après le procès en appel contre France 2 et un journaliste de l’émission «Complément d’Enquête» c’est Benoît Collombat, un journaliste de Radio France, qui était jeudi 14 février, devant le tribunal attaqué pour diffamation par l’industriel. Il lui est reproché d’avoir raconté dans un livre le récit d’un procès. RFI était à l’audience de ce jeudi, procès qui se poursuit ce vendredi au TGI de Paris.

Ils travaillent à Médiapart, France 2, Radio France. Six journalistes au total se sont succédé à la barre pour témoigner. Tous ont été attaqués en justice par Vincent Bolloré. Tous dénoncent ce qu’ils appellent des « poursuites baillons ». Et ils posent une question : peut-on encore enquêter sur Vincent Bolloré ?

En 2010, le journaliste de France Inter Benoît Collombat était condamné pour un reportage sur les affaires de Vincent Bolloré au Cameroun. C’est le récit de ce procès et des diverses manipulations qu’il a subies qui est aujourd’hui attaqué. 

« Selon la partie adverse, à partir du moment où il raconte un procès en diffamation, il explique quels étaient les propos diffamatoires et donc il diffame à nouveau. Donc en réalité, Bolloré veut refaire le procès de 2009. Ca fait partie je pense en effet d’une stratégie générale pour mettre la pression judiciaire permanente sur les journalistes qui enquêtent sur Bolloré et qui parlent de Bolloré simplement », explique son avocat Christophe Bigot.

Olivier Baratelli, l’avocat de l’industriel, n’a pas souhaité s’exprimer à notre micro. A l’audience, il s’est contenté de poser des questions aux témoins en attendant les plaidoiries aujourd’hui.

En moins de trois ans, douze procès ont été intentés contre des journalistes par le groupe Bolloré. La multinationale n’en a gagné qu’un seul. C’était contre Benoît Collombat.


Un sit-in dispersé à coup de gaz lacrymogène en Guinée

Des enseignants ont organisé un sit-in devant le Ministère de l’éducation nationale pour réclamer un recrutement sans concours.

Dispersée à coup de gaz lacrymogène, une dizaine d’entre eux ont été blessés et d’autres arrêtés.

Les manifestants réclament un recrutement à la fonction publique sans organisation préalable de concours.

Selon un des manifestants, l’organisation d’un concours est  »une manière de profiter de la mesure pour parachuter leurs enfants qui n’ont rien à voir avec l’enseignement ».

Ce sont ces enseignants contractuels qui ont remplacé les titulaires lors de leur récent débrayage de trois mois.

Quant aux autorités, elles sont formelles : il n’y aura pas de recrutement sans concours.

www.bbcafrique.com


BARRAGE DE FOMI : jusqu’à quand dans les tiroirs ?

La construction d’un barrage hydro-électrique sur le fleuve Niandan, à 32 Km en amont de son confluent le fleuve Niger, est un vieux projet dont on parle depuis 1922. A défaut de terminer sa construction, le président de la République, Alpha Condé, a promis dans son Programme de gouvernance 2015 – 2020 le démarrage de la réalisation physique de cet ouvrage. A moins de deux ans de la fin de son mandat, Lahidi.org a mené l’enquête sur le niveau de réalisation de cette promesse.

De la réalisation de la première étude de faisabilité sur la construction du Barrage par Électricité de France (EDF) en 1951 à nos juors, l’objectif principal du projet a beaucoup évolué. Il faut dire que depuis, pas moins de six études (faisabilités et/ou études d’impacts sociales et environnementales) ont été menées par le gouvernement guinéen, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et la Banque Mondiale.

Initialement prévu comme un barrage uniquement hydro-électrique, aujourd’hui il devra au-delà de la production d’électricité (90 MW), assurer la régulation du débit du fleuve Niger pour une gestion durable des ressources en eaux des pays en aval (conclusion de l’étude commandé par l’ABN à ISL Ingénierie en 2006).  C’est ce qui explique d’ailleurs le fait que l’ABN ait fait de sa réalisation l’une de ses plus grandes priorités.

Où en sommes-nous ?

Selon un rapport de la Commission néerlandaise d’évaluation environnementale rédigé sur demande du ministère guinéen de l’Environnement, le gouvernement guinéen a signé un accord avec Yellow River Engineering Consulting (YREC) pour la construction du barrage de Fomi en septembre 2017. Nous n’avons pu avoir accès à aucun élément de cet accord mais depuis sa signature, les choses n’ont pas beaucoup évolué sur le terrain. YREC a lancé des travaux préparatoires comme la matérialisation de l’emplacement du barrage et la construction de logements pour les travailleurs. Lors de notre visite de terrain en novembre 2018 à Fölon, la localité où le barrage sera finalement construit, ces travaux étaient à l’arrêt et nous n’avons noté la présence d’aucun personnel de l’entreprise chinoise. Seul un vigile qui sécurise le chantier de la cité des travailleurs était visible. « Ils ont commencé la construction de cette cité pour répondre à la question de logement des  travailleurs qui viennent séjourner ici. On a appris que les ingénieurs sont tous allés en congé en Chine. On ne sait pas quand ils reviendront » a tenté de nous expliquer Fodé Condé, président des jeunes du district de Fölon.

Les coûts de construction du barrage ont doublé

N’ayant pas eu accès à l’accord signé entre le gouvernement guinéen et YREC, difficile de savoir combien va exactement coûter l’infrastructure. Mais si on se fie au montant annoncé à  « l’atelier de validation des études techniques finales de l’aménagement du barrage », organisé en juin 2017 par le ministère de l’Énergie et YREC, l’ouvrage coûterait 590 millions de dollars pour une durée d’exécution de 41 mois. Ce montant est le double de l’estimation de l’étude de 2006, reprise dans la fiche de projet réalisée par la Direction nationale de l’Énergie. « Le coût actualisé de l’opération de l’aménagement du barrage à buts multiples de Fomi est estimé à un montant total de 250 millions d’euros (base 2006) réparti entre le volet ouvrage de retenue (150 millions d’euros) et celui de l’énergie (99 millions d’euros) ». En guise de comparaison, le barrage de Kaleta (240 MW) a coûté 446 millions de dollars.

Comment peut-on expliquer  cette augmentation de près de 200% des coûts de réalisation sachant bien que les estimations de 2006 prennent en compte l’usage multiple du barrage ?  Autre question : d’où proviendront les fonds ? Là aussi, très peu de réponses. Mais en septembre dernier, M’bemba Kamano l’un des responsables du projet, a laissé entendre que la signature d’un accord de prêt entre la Guinée et la Chine jouera en faveur de la réalisation du projet. Toujours est-il que la construction du barrage de Fomi ne fait pas partie de la première liste de projets qui seront financés dans le cadre de cet accord. Il est donc nécessaire que le gouvernement guinéen apporte des réponses à toutes ces questions.

Des bénéfices au-delà de la Guinée

Aucun doute, par contre, ne plane sur les bénéfices que pourrait apporter la construction de ce barrage. Aussi bien que l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) l’a inscrit comme priorité numéro 1 devant les projets de barrage de Taoussa au Mali et de Kandadji au Niger. Cela, à cause de « son potentiel de régulation du débit du fleuve Niger ». « Dans une région qui connaît une saison pluvieuse typiquement concentrée sur une période de seuls trois mois, la nécessité de retenir l’eau pour en maximiser la productivité et l’efficacité à la fois économique, sociale et environnementale est cruciale… La régulation du débit du cours principal du fleuve Niger permettrait d’augmenter le potentiel en irrigation et en production agricole pour assurer une plus grande sécurité et indépendance alimentaire de la région. Par exemple, le Plan d’Action de Développement Durable de l’Autorité du Bassin du Niger (8) estime que le barrage de Fomi permettrait un développement de l’irrigation de terres aménagées jusqu’au Niger (le pays) à la hauteur de 10 000 ha. La régulation du débit du fleuve Niger sur toute l’année permettrait aussi le développement de la navigation et le renforcement du commerce régional sur le fleuve », affirment  Luca Ferrini et Lucia Benavides.

Dans cet article publié en octobre 2018, ces deux experts plaident pour la transformation de ce projet national en projet régional d’intérêt commun car, estiment-ils, en plus d’éviter des conflits entre pays qui se partageant le fleuve, cela pourrait apporter « des bénéfices ‘invisibles’ de coopération et intégration régionale, de partage des coûts et des bénéfices, et de soutenabilité environnementale à long terme ».

Objectif initial du projet, le barrage hydroélectrique produira une puissance de 90 MW. Cela permettra sans doute d’assurer la desserte en électricité des préfectures de la Haute Guinée. Et avec le projet d’interconnexion électrique Guinée – Mali, cette électricité pourrait être aussi utilisée par le Mali.

Un projet qui ne fait pas l’unanimité

Malgré tous ces bénéfices, le projet de construction du barrage de Fomi ne fait pas l’unanimité. Et parmi ses plus grands détracteurs, se trouve la présidente du Parti Écologique de Guinée, Marie Madeleine Dioubaté. En décembre 2017, la candidate à l’élection présidentielle de 2015 a exposé ses griefs contre ce projet dans une tribune publiée dans la presse guinéenne. S’appuyant sur une des études d’impact environnemental et social (elle ne l’a pas citée avec précision), elle soutient que la construction du barrage va entraîner l’inondation de terres hautement fertiles, le déplacement de 48.000 personnes et le développement de maladies comme le paludisme, l’onchocercose, la balharziase… Et contrairement à ce qui est dit, « la fourniture d’électricité escompté est faible et ne couvrira pas les besoins de la population de la Haute Guinée, et les inconvénients pour celle-ci sont plus nombreux que les bénéfices », a-t-elle argumenté.

Pour terminer, elle pose l’énergie solaire comme une « alternative beaucoup moins coûteuse et respectueuse du bien-être et de la santé des populations ». L’exemple de la centrale solaire marocaine de NOOR Ouarzazate 1 est illustratif pour elle.  Construite avec presque le même coût que Fomi, cette centrale fournit 70 MW de plus que lui et cela en n’occupant moins 1% de la surface inondée par le barrage guinéen.

Evaluation de Lahidi

Les travaux préparatoires déjà effectués sont le signe d’une volonté politique de réaliser ce vieux projet. Mais sans lancement officiel des travaux par le gouvernement guinéen et, à défaut d’un calendrier précis des travaux, Lahidi estime que la promesse du président de la République de démarrer la réalisation physique de l’ouvrage de Fomi n’est pas encore tenue


Musique urbaine/ Djahman a passé sa deuxième nuit en prison Par Guinee7 – 15 février 2019

Alors qu’il était pressenti que l’artiste Djahman allait recouvrer sa liberté ce jeudi, rien n’est fait, car il a passé une nouvelle nuit dans les locaux de la DPJ (direction de la police judiciaire), où il est depuis mercredi, auditionné par l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), pour son dernier morceau. Selon les autorités, cette chanson porterait « atteinte à la pudeur ».

Il est bien traité, et son dossier pourra être finalisé demain

Confiant, son manager, Mamady Dioubaté, nous a informé que « Djaman reste en garde à vue encore cette nuit. Il est bien traité, et son dossier pourra être finalisé demain. Au compte des dernières nouvelles, il a pris l’engagement de ne plus jouer cette musique et que la chanson serait interdite sur toute l’étendue du territoire et cela pour des mesures de sécurité ».

Abdou Lory Sylla


Voici le compte rendu du Conseil des ministres du 14 février 2019 à Conakry

Conakry, le 14 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 14 février 2019 de 12h à 13h30 mn, avec l’ordre du jour suivant :

Message de Son Excellence Monsieur le Président de la République ;
Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues le 29 janvier et les 05 et 12 février 2019;
Questions diverses

Au titre du premier point de l’ordre du jour ;

Monsieur le Président de la République a demandé au Gouvernement d’approfondir la réflexion autour de l’application d’une disposition constitutionnelle (article 145) appelant l’État à garantir un service civique ou militaire aux citoyens guinéens âgés de dix-huit à trente ans. Il a rappelé que ce service permettra d’inculquer à tous les étudiants, la culture du civisme, de la citoyenneté et de la Solidarité en vue de répondre à un besoin d’amélioration substantielle du comportement des populations en général et des étudiants en particulier.

Le Chef de l’État a donné des instructions fermes interdisant formellement l’utilisation de militaires pour assurer la sécurité personnelle (garde-corps) de citoyens privés. En dehors de cas exceptionnels reconnus par l’Autorité, tout contrevenant ainsi que les supérieurs hiérarchiques ayant autorisé ou toléré cette pratique seront sévèrement sanctionnés

Le Président de la République a rappelé les directives relatives à l’utilisation des sirènes par les véhicules de l’État. Seuls les véhicules dument autorisés par la réglementation en vigueur sont habilités à user d’avertisseurs sonores spéciaux dans le cadre de mission officielle

Le Chef de l’État a exigé l’application dans les meilleurs délais des nouvelles procédures de passation des marchés publics ramenant au niveau des autorités contractantes, en particulier aux départements sectoriels, la mise en œuvre des opérations de lancement et de dépouillement des appels d’offres publics. Il a cependant insisté sur la nécessité d’en définir les formes et modalités de manière à garantir la transparence et la régularité des procédures

Le Président de la République a invité les services et départements ministériels concernés à organiser un vrai débat national autour des problèmes liés au Pèlerinage à la Mecque, de manière à circonscrire les difficultés auxquels sont confrontés de façon récurrente les pèlerins guinéens. Une commission regroupant les secteurs publics et privés a été constituée dans le but de préparer cette large concertation en vue de mettre un terme aux dysfonctionnements qui affectent l’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam

Le Chef de l’État a instruit les ministères en charge du Transport et des Travaux Publics de veiller à l’application stricte des normes de la CEDEAO relatives à la charge à l’essieu des véhicules poids lourd afin de préserver l’état des routes et réduire les risques d’accident de circulation liés à la surcharge.

AU TITRE DU DEUXIEME POINT DE L’ORDRE DU JOUR,

Monsieur le Premier Ministre a présenté le compte rendu des Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues le 29 janvier et les 05 et 12 février 2019;

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique qui a soumis pour examen le projet de Décret portant création du Comité National d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football senior 2025.

Il a rappelé que la Confédération Africaine de Football (CAF), lors de son Assemblée Générale, tenue au mois de mars 2014 à Addis Abéba, a attribué à la République de Guinée l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de 2023 (CAN 2023).

Le Ministre a informé que suite à la visite officielle conjointe en Guinée du Président de la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA) et du Président de la Fédération Africaine de Football (CAF), et en commun accord avec Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée, ils ont annoncé le principe de glissement de l’organisation de la CAN en République de Guinée de 2023 à 2025.

Ce glissement de calendrier dans l’organisation de la CAN de football senior implique de nouvelles mesures pour l’adapter aux dernières dispositions de la CAF. Il s’agit de :

définir clairement le rôle dévolu à l’État dans la réalisation des infrastructures sportives et l’organisation de tels évènements ;
définir la tutelle technique du Comité de pilotage du COCAN 2025 ;
créer une ligne, dans la nomenclature du budget national, réservée à l’organisation de la CAN de 2025 ;
adapter les textes constitutifs de l’organisation de la CAN conformément à la nouvelle édition et au nouveau cahier de charges.

C’est dans ce cadre que ce projet est proposé pour remplacer le Comité de Pilotage du COCAN 2023.

Au terme des débats, le Conseil a soutenu que la Guinée aura les moyens de sa politique en raison des prévisions prometteuses de croissance de notre économie nationale et adopté le projet de Décret

Le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire a soumis pour examen le projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne pour le Financement du Logement (AGUIFIL).

Il a informé que l’un des objectifs de ce projet de décret est de promouvoir le financement pour l’acquisition par les populations guinéennes du logement en général et du logement social en particulier et de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur de l’habitat en Guinée, en liaison avec les administrations et les organismes publics et privés concernés.

Le Ministre a soutenu que cette décision procède du fait que la Guinée a enregistré des déficits importants en logement de toutes catégories. Les retards accumulés tournent autour de 500 000 unités. A ces importants déficits, s’ajoutent les besoins courants estimés à 47 200 logements par an.

Le Ministre a indiqué que le diagnostic du secteur de l’habitat a ressorti la problématique du financement, les contraintes liées au dispositif prudentiel de la BCRG et de la situation macroéconomique du pays

Il a justifié que face à cette situation, le Gouvernement a entrepris des réformes institutionnelles prenant en compte les aspects fiscaux, fonciers, juridiques et financiers afin de faciliter l’accès au crédit.

Le Ministre a déclaré que la prochaine étape pour la mise en œuvre du programme consistera à créer par décret, les structures de facilitation et de gestion des risques tel le Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG).

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de décret

Le Ministre de l’Économie et des Finances, a soumis pour examen le projet de Décret portant régime juridique des comptables publics.

Il a indiqué qu’à date, le régime juridique des comptables publics n’a pas encore fait l’objet d’une initiative gouvernementale en matière règlementaire en dépit des lourdes responsabilités qui pèsent sur l’exercice de la fonction de comptable public.

Le Ministre a justifié que l’article 81 de la LORF stipule, en effet, que « les comptables publics sont responsables sur leur patrimoine personnel de la gestion des fonds et valeurs dont ils ont la garde. Chaque année, ils rendent compte à la Cour des Comptes de la bonne tenue de leurs écritures et de la bonne conservation des fonds et valeurs.

Dans l’hypothèse où cette reddition de leurs comptes fait apparaître des irrégularités ou des insuffisances de fond, la Cour des Comptes, après avoir entendu le comptable intéressé, prend un arrêt de débit qui fixe, en tenant compte de l’importance du préjudice subi par la collectivité, le montant que le comptable devra payer à l’État ou l’organisme public concerné ».

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’adoption du projet de décret

Le Ministère des Mines et de Géologie a fait une communication relative à la réforme du système de délivrance des permis et autorisation des projets miniers intégrés.

Il a rappelé que le Comité Interministériel de Suivi des Projets Miniers Intégrés (CISPMI) a été créé par Décret D/2015/007/PRG/SGG, du 14 janvier 2015, en vue de corriger les insuffisances notées au niveau des services techniques de l’Administration publique impliqués dans le processus de délivrance des permis et autorisations nécessaires au développement des grands projets miniers intégrés.

Le Ministre a indiqué que la mission essentielle du CISPMI est de veiller au respect des obligations relatives à la mise en œuvre des conventions et accords miniers, de suivre et coordonner le développement des projets miniers et de mettre en place un mécanisme de délivrance simplifié et diligent des permis et autorisations.

Le Ministre a soutenu que les réformes proposées amélioreront considérablement les procédures de délivrance des permis et autorisations non minières pour les projets miniers intégrés en particulier, et l’environnement des affaires dans notre pays en général.

Au terme des débats, le Conseil a apporté son soutien au Ministre et décidé de l’adoption des conclusions de l’atelier. Le Conseil a également demandé au Ministre de poursuivre les travaux de réforme du système de délivrance des permis et autorisations des projets miniers intégrés.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre d’État en charge de la Justice a informé le conseil de la fin du Procès des assassins de Madame Boiro et Paul Temple Cole qui met ainsi un terme à l’impunité dans cette affaire, les prévenus ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sureté.

Il a également informé de la condamnation d’un militaire coupable du meurtre d’un manifestant ainsi que celle d’un policier reconnu coupable de sévices corporels.

Le conseil s’est félicité de ces avancées qui marquent un tournant important de l’activité judiciaire nationale du point de vue de l’impartialité et de la crédibilité de l’institution judiciaire.

Le Conseil des Ministres