mardi, août 13th, 2019

 

Projet de changement constitutionnel : le silence coupable de Hadja Rabiatou Serah Diallo

La Guinée s’achemine inexorablement vers un référendum en vue d’une nouvelle constitution. C’est du moins ce qu’envisagent et ambitionnent le parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel et ses alliés.

En temps normal, si le projet porté par les soutiens d’Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et qui achève dans un an, un second et dernier mandat constitutionnel, à la tête de la Guinée, ne visait qu’à doter le pays d’une nouvelle constitution, sans aucune arrière-pensée politique, sans aucun agenda caché, ça n’aurait guère crié dans la cocoteraie politique.

Sauf qu’au visa de ce qui a été affiché jusqu’ici, au gré de différentes campagnes en vue de ce référendum constitutionnel, il n’y a pas l’ombre d’un seul doute que les partisans d’Alpha Condé, veulent d’un mandat supplémentaire pour lui, au delà de 2020, même si lui-même refuse toujours de se prononcer, à propos.

D’où la détermination et la hargne d’une frange importante de la classe politique et de la société civile, à ferrailler dur pour barrer la route à ce qui est perçu par beaucoup comme un  »coup de force constitutionnel’‘.

Pendant que se mène cette bataille déterminante pour ce qui est de l’avenir politique à court terme de la Guinée, une amazone du combat démocratique en Guinée, semble avoir donné sa langue aux chats. Et de manière coupable !

Il s’agit de l’ex syndicaliste Hadja Rabiatou Serah Diallo, actuelle présidente du CES (Conseil Economique et Social), qui garde un silence assourdissant à propos de ce projet voulu et porté par le camp présidentiel, qui n’a jamais fait mystère de sa volonté d’offrir un 3èm mandat à son champion Alpha Condé.

Pour la simple raison qu’elle a été la présidente du parlement transitoire, le CNT en l’occurrence, qui a voté la constitution en vigueur, celle qui est remise en cause aujourd’hui, pour dit-on  »insuffisances et anomalies notoires’‘, alors qu’elle a servi de socle juridique aux élections présidentielles de 2010 et 2015, remportées par Alpha Condé et à l’élection des députés en 2013, Hadja Rabiatou Serah Diallo, se doit de prendre part à ce débat, de livrer une position claire et assumée, à ce propos.

Une prise de parle de sa part, plus qu’une obligation citoyenne, est de l’ordre de l’impératif catégoriel. Rabiatou Serah, pour tout ce qui a été son combat pour l’avènement de la démocratie et de l’état de droit dans son pays, pour tout ce qu’elle incarne aux yeux des guinéens, ne saurait se taire indéfiniment et rester en marge de ce débat.

Elle se doit de briser le silence, pour dire ce qui se doit. Et ainsi, sortir du conformisme confortable qui est celui de sa position jusque maintenant. C’est pour l’histoire !

Mosaiqueguinee.com


Un milliardaire israélien jugé pour corruption en Guinée

Le milliardaire israélien Beny Steinmetz et deux de ses collègues vont être jugés en Suisse pour avoir prétendument payé 10 millions de dollars US en pots-de-vin en Guinée pour obtenir des permis d’exploitation minière, indiquent les procureurs.

Une déclaration du procureur genevois, Claudio Mascotto, indique que les paiements avaient été promis en 2005, trois ans avant la mort du président Lansana Conte, rapporte l’agence de presse Reuters.

Ils sont accusés de s’organiser pour que les pots-de-vin soient versés à l’une des épouses de M. Conte « pour éliminer un concurrent et faire attribuer le contrat de droits miniers dans la région du Simandou à Beny Steinmetz Group Resources ».

Selon l’AFP, le procureur affirme que les pots-de-vin ont été versés en partie sur des comptes bancaires suisses.

Le magnat et son entreprise Beny Steinmetz Group Resources ont déjà nié tout acte répréhensible dans cette affaire.

En février de cette année, les autorités guinéennes ont levé les accusations de corruption portées contre M. Steinmetz et son entreprise après avoir renoncé à leurs droits sur les réserves de minerai de fer de Simandou.

Mais le procureur de Genève a poursuivi ses enquêtes.


KANKAN : des chiens sèment la terreur dans un quartier

Les habitants de la ‘’briqueterie’’, un des quartiers populaires de la commune urbaine de Kankan, ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont soumis à une terreur infernale par une meute de chiens errants qui écument le quartier. Des centaines de chiens, nous dit-on, qui s’en prennent à tout : moutons, chèvres, poulets et mêmes aux humains. Une fois la nuit tombée, les molosses, tels des loups enragés, prennent d’assaut le quartier, à l’affût de la chair à déchiqueter. 

« Plus personne n’ose circuler nuitamment dans ce quartier », explique Abdourahmane Kaba, citoyen de la Briqueterie. Et Abdourahmane sait ce dont il parle. Une fois, il a lui été pourchassé par les chiens voraces alors qu’il rentrait de boulot. « J’ai dû escalader une cour pour leur échapper », dit-il. Et son récit est loin d’être unique. « Pendant le jour, ils se cachent dans les anciennes installations de l’usine de fabrication de brique, aux arrêts depuis plusieurs année », confie un autre habitant du quartier. Qui précise que les vieux engins garés dans cette ancienne usine et les fours abandonnés servent de cachettes aux chiens.

 Sollicité, Ibrahima Keïta, adjoint au  chef de quartier, confirme la menace. «  Ces chiens sèment la frayeur  dans le quartier. Ils sortent la nuit pour manger des moutons, des chèvres,  des coqs, des canards et autres animaux domestiques. Ils attaquent même les hommes», admet-il. A l’en croire, la situation est connue des autorités communales, mais que celles-ci ne prêteraient toute l’attention nécessaire à la menace. « Le conseil de  quartier a saisi l’ancienne équipe dirigeante de la commune, mais en vain ! », souligne-t-il en effet.  « Nous comptons saisir à nouveau la nouvelle équipe communale dans l’espoir que des dispositions nécessaires seront prises pour débarrasser la population de ces chiens », promet-il néanmoins.

GMC


Côte d’Ivoire : le roi du coupé-décalé DJ Arafat est décédé

Victime d’un accident de moto dans la nuit du 11 au 12 août à Abidjan, l’artiste ivoirien Ange Didier Huon – alias DJ Arafat – est mort à 33 ans des suites de ses blessures dans une clinique d’Abidjan.

La star du « coupé-décalé » est décédé lundi 12 août à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan. L’artiste est mort des suites de ses blessures après un grave accident de la route, survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Sa moto a percuté une voiture conduite par une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Le chanteur, inconscient, a été rapidement pris en charge et admis en soins intensifs. Il n’a malheureusement pas survécu.

« Il a été admis aux urgences dans un état végétatif. Il avait notamment une fracture du crâne et un œdème », a confié à Jeune Afrique un médecin de l’établissement, sous couvert d’anonymat. Les équipes soignantes ont tenté de le réanimer, « en vain ».

Deux ministres du gouvernement ivoirien, qui se sont rendus au chevet de l’artiste, ont confirmé le décès à Jeune Afrique, de même qu’un haut fonctionnaire en poste à Abidjan. « Je suis à la clinique où DJ Arafat a été admis. Je peux vous confirmer que l’artiste est décédé. Je suis avec le ministre d’État Hamed Bakayoko, pour nous organiser avec la famille », a déclaréà Jeune Afrique  Maurice Bandaman, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie. L’information a par ailleurs été confirmée sur les antennes de la RTI, la chaîne publique ivoirienne, dans son journal de 13 h.

« Une étoile filante »

« Le petit est parti.  Il a vécu comme une étoile filante. Nous sommes tous effondrés. Dans le style du zouglou, à l’international, il y a Magic System. Pour le coupe-décalé , c’était DJ Arafat… C’est une grande perte pour la musique ivoirienne », a regretté A’salfo, le leader du groupe Magic System, contacté par Jeune Afrique.

Une foule nombreuse s’est rassemblée dans l’après-midi devant la polyclinique où est décédé le chanteur, les fans exprimant tout à la fois leur tristesse et leur incrédulité, scandant notamment « Arafat ne peut pas mourir ».

Roi incontesté du « coupé-décalé », DJ Arafat – de son vrai nom Ange Didier Huon – a débuté au début des années 2000 dans les clubs de la rue Princesse à Yopougon, avant de se forger une renommée internationale et de s’imposer comme le patron incontesté du coupé décalé. Il avait également une réputation sulfureuse, notamment en raison des clashs récurrents qui l’opposaient à d’autres artistes de coupé-décalé.

Né en 1986 à Yopougon, une commune de l’ouest abidjanais, l’artiste aimait à s’attribuer des surnoms sans cesse nouveaux, de « Commandant Zabra » à « Yorobo » – plus récemment, il se présentait même comme « Chef de la Chine Populaire ». Tragique ironie du sort, l’un de ses derniers single en date – qui bat des records sur YouTube avec 4,5 millions de vues depuis sa sortie en mai dernier – s’intitule « Moto-Moto ».

Par Baudelaire Mieu


Ligue des champions de la CAF : le Hafia s’impose 2-1 devant l’étoile du Sahel

Le légendaire Hafia Football Club a battu l’étoile Sportive du Sahel 2-1 ce dimanche 11 août au stade du 28 septembre, à Conakry. Cette rencontre s’inscrivait au compte des préliminaires aller de la ligue des champions de la Confédération Africaine de Football (CAF). Dès les premières minutes du jeu,  les Tunisiens ont ouvert les hostilités sous l’égide de Aribi Karim qui réussit à faire trembler les filets du Hafia sur une pelouse trempée du stade 28 septembre de Conakry. Mais très vite, les vert et blanc se ressaisiront et parviendront à se hisser au niveau des visiteurs à la douzième grâce à Ibrahima Camara sur un énorme cafouillage.  Par ce but, le Hafia et l’étoile du Sahel iront à la pause avec un score de parité de 1-1. De retour des vestiaires , le Hafia met le pied sur le ballon en se créant moult initiatives sans parvenir à concrétiser sa domination. Le club tunisien ne réussira pas à mieux élaborer son jeu en dépit de son ambition . Les Guinéens reviendront à la charge en fin de match.  Grâce donc à la nouvelle trouvaille du club Babata (Hafia), Mohamed Diata offrit une victoire  précieuse à ses supporters  en marquant le deuxième but. Et c’est sur ce score de 2-1 que cette manche aller a pris fin à Conakry. Une performance qui permet au Hafia FC d’espérer une qualification lors de la manche prévue dans une semaine à Sousse.

Par Salematou Sylla


UFDG/Cellou doit passer la main (Par Nouhou Badiar Diallo)

Alors que Cellou Dalen Diallo est en villégiature aux USA, le Président Alpha Condé vend son projet de nouvelle constitution à l’intérieur du pays. Ainsi, Cellou Dalen se pavane à l’extérieur avec des titres gonflants et ronflants : « Président Cellou, Alhaji Cellou, Chef de File de l’opposition » etc… Croit-il lui-même à la politique qu’il mène ?  

Tout observateur avisé du fonctionnement interne de l’UFDG sait que Cellou Dalen est obsédé par la loyauté envers sa personne et non envers un programme, une idéologie à plus forte raison envers le peuple dont il sollicite le suffrage et pour le compte duquel il affirme vouloir exercer le pouvoir. Son comportement n’est pas celui d’un homme politique porteur de projets et habité par une vision quasi messianique de servir le pays et le peuple. L’UFDG est un Parti qui pèse lourd au sein de l’échiquier politique guinéen. Cependant, toujours à la défensive, Cellou ne pèse pas lourd devant Alpha CONDÉ. Cellou est un grand intellectuel, un technocrate hors norme mais un mauvais politicien. Il ne fait aucun usage des conseils émanant des cadres de son parti. Tous ceux qui s’aventurent à identifier et à dénoncer ses maladresses sont systématiquement et sournoisement écartés du fonctionnement interne du parti. Il gère le parti comme une Entreprise privée et dans une opacité exemplaire. Avec des nouvelles alliances dont le camp adverse bénéficie du jour au jour, l’UFDG se réduit comme peau de chagrin tant le laxisme et l’opacité s’accélèrent sous de multiples formes. Force est de constater, loin des petits calculs politiciens, que les rapports de l’UFDG avec les autres partis de l’opposition plurielle guinéenne ces temps derniers sont désastreux et n’augurent rien de bon.

Nouhou Badiar

Deux fois perdants, ne voyant aucune action concrète, certains militants du parti veulent malgré tout rêver d’une victoire en 2020. Pour que ce rêve puisse se réaliser, il faut changer de leadership en mettant un homme politiquement talentueux, ouvert, d’accès facile, sensible aux enjeux de l’unité et de la concorde. Un homme transparent, rassembleur, dynamique et pragmatique a la tête de ce grand parti qui a un besoin pressant et incontestable de se faire peau neuve avant les élections présidentielles prochaines. Face aux multiples défis auxquels l’UFDG est confrontée, Cellou très clivant ne peut en aucun cas être la solution. Le penser ou même l’effleurer serait une hérésie. L’homme politique n’est reconnaissable ni par les agréments de son discours, ni par sa présence aux institutions d’État. L’homme politique s’identifie par sa parfaite conformité de vue et de sentiment avec le peuple.

En effet, quiconque prendra les rênes de l’UFDG doit faire la politique autrement et surtout prendre ses responsabilités afin de mettre le Parti sur orbite. Puisse ce jour-là le soleil se lever et l’UFDG resplendir après une longue nuit.

Enfin nul ne fait injure à personne en usant honnêtement de sa raison.

Nouhou Badiar Diallo


La presse guinéenne en deuil : Maurice Koma des langues nationales à la RTG nous quitte à jamais.

La nouvelle est surprenante. Au petit matin de la fête de Tabaski célébrée sous une forte pluie ce dimanche, 11 août 2019, les collègues et collaborateurs de la RTG et toute la presse guinéenne, ont aussitôt appris la mort du doyen, Maurice Koma, Rédacteur en Chef de l’équipe des langues nationales Kibaro de la RTG.

Décès survenu ce lundi matin, 12 Août 2019, des suites de maladie, à Conakry. Locuteur en langue Kpèlè, Maurice Koma de Koropara est de la première génération des animateurs en langues nationales de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne. En ce qui concerne ses funérailles, rien n’est pour le moment connu.

Nous y reviendrons !

Repose en paix. Cher collègue.

Taban Sylla