70 ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme : C’est pour les enfants qu’il faut agir dixit Patrice Vahard

Le 10 décembre prochain, l’humanité célèbre le 70 ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. L’article 26 de cette déclaration consacre l’éducation à toutes les personnes d’où l’intervention du représentant du haut commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme sur la crise qui mine l’éducation guinéenne.

Voici en intégralité les propos de Patrice Vahard : << Quelqu’un disait que pour détruire une nation, on a pas besoin forcément d’une armée. Il faut simplement détruire l’éducation parce qu’en ce moment vous aurez des bouchers qui deviendront des médecins chirurgiens, vous aurez des architectes qui vont oublier de faire une fondation avec le nécessaire. C’est un gros problème, je pense que les Nations-Unies et les autres partenaires doivent exprimer leurs préoccupations non seulement aux autorités mais également à l’ensemble de la classe politique. Les enfants (élèves) sont pris au piège. Et eux ne font pas partir à tout ce qui divise ou à tout ce qui peut unir. Donc notre langage, notre message de toujours est celui de la considération pour le droit à l’éducation. Je suis un père de famille. Mes enfants vont à l’école. Certains n’ont pas la chance d’être ici et certains sont là et sont à la maison le plus souvent.

Nous vivons tous ça dans la chaire et c’est un gros problème. Mais je pense et je sais compter sur la sagesse, la paternité et la maternité des uns et des autres pour que le droit à l’éducation ne soit pas sacrifié à l’autel des discussions politiques. Je crois que c’est un appel que plusieurs d’autres ont lancé avant nous à l’attention des uns et des autres. Ce n’est pas une intrusion dans qu’est-ce qui divise la classe politique.

Il ne nous revient pas de nous prononcer sur les positions des uns et des autres. Il faut trouver une solution au problème. Je pense que ce n’est pas la première crise et ce ne sera peut-être pas aussi la dernière mais l’histoire de la Guinée montre que lorsqu’il y a crise, il y a des guinéens et guinéennes assez forts, assez courageux pour trouver une solution. Ce sont les enfants qui nous regardent aujourd’hui, c’est à dire les adultes de demain auxquels nous allons passer l’héritage de cette nation et de ce monde. C’est pour eux qu’il faut agir. L’essentiel est d’avoir une nation stable, prospère, une nation forte. Et cette nation est un héritage que nous laisserons à nos enfants. Il ne faut pas que nous le cedions avec l’ignorance, la violence et le chômage. Or aujourd’hui pour travailler et avoir un emploi décent, il faut avoir une bonne qualification. Pour diriger, il faut être bien éduqué >>.

Sadjo Bah






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