Affaire Sony: une interview qui tue, mais qui rapporte aussi beaucoup

« L’interview qui tue », la parodie américaine qui a valu à Sony une attaque informatique attribuée fin novembre à la Corée du Nord, continue de faire un tabac au box-office américain et d’engranger des millions de dollars grâce à la projection simultanée du film en salle et sur internet.

La comédie controversée, qui relate une tentative d’assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-un, avait provoqué un scandale aux dimensions internationales, où personne n’aurait pu imaginer autant de rebondissements. Dans sa première apparition publique depuis le début de l’affaire, le patron de Sony a voulu rendre hommage aux salariés et rappeler les valeurs auxquelles est attaché Sony.

Le choix du lieu n’est pas anodin. C’est au salon high-tech de Las Vegas, véritable temple de l’électronique, que le patron de Sony, Kazuo Hirai, a choisi de s’exprimer pour la première fois. Ses premiers mots sont allés aux salariés du groupe.

15 millions de dollars en quatre jours

« Ils ont malheureusement été victimes de l’une des cyberattaques les plus sournoises et malveillantes de l’histoire récente, a-t-il déclaré. Mais je voulais dire ici que je suis très fier de tous les employés et de nos partenaires, qui, ensemble, se sont dressés contre les efforts d’extorsions des criminels qui ont attaqué Sony. La liberté de parole, la liberté d’expression, la liberté d’association, ce sont des bases importantes de Sony et de notre industrie du divertissement. »

Une industrie du divertissement qui se frotte aujourd’hui les mains. L’interview a rapporté près de 4 millions de dollars depuis sa sortie dans 581 salles. Mais la recette la plus importante vient des téléchargements sur internet. En seulement quatre jours, Sony a récolté 15 millions de dollars.






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