Silence on tue en Guinée…

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Par un communiqué laconique, le chef de l’état, le Pr Alpha Condé, vient de donner des instructions fermes aux services de sécurité suite à l’assassinat de l’ancien ministre Thierno Aliou Diaouné.

« Le Président de la République  a ordonné l’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur la mort tragique de notre compatriote (Thierno Aliou Diaouné, ndlr). Les criminels, une fois identifiés, seront punis conformément à la règlementation en vigueur en la matière » annonce le dit communiqué.

Parce que c’est une personnalité, on a eu droit à un énième communiqué …Comme d’habitude. Dont acte.  C’est entendu, clair et net,  il est beaucoup plus facile de faire taire de pauvres manifestants à mains nues que de faire reculer l’insécurité.

Womé,  plage de Rogbané, cette petite fille de douze (12) ans atrocement violée à Dubreka, ces nombreux morts dans des accidents de la circulation… L’insécurité a atteint un niveau inquiétant.  C’est devenu quotidien ! Il ne se passe plus un jour sans que l’insécurité ne frappe à nos portes . Et il n’y a pas de mesures pour stopper l’hémorragie ! Que Dieu ai pitié de nos pauvres âmes, mais surtout, de notre indifférence coupable.

Quatre (4) ans, trois (3) ministres de ( l’in ) sécurité … Des ministres efficaces en peines d’emprisonnement de manifestants à mains nues, plus sobres dans la défense des citoyens et de leurs bien. Dans ces conditions, messieurs les gouvernants, l’inversion de la courbe de la criminalité au sens large n’est pas pour demain. Sauf lorsqu’il s’agit d’interpeller des gamins, pourtant très inoffensifs, des manifestations de l’opposition. Il est des symboles avec lesquels nos ministres de  (l’in) sécurité ne transige pas !

Assis devant sa maison, à Tombolia, un journal entre les mains, Ibrahima Diallo donne son impression. « Je suis favorable à l’application de la peine de mort en Guinée», dit-il. Selon l’administratif à la retraite, « seule cette loi pourra constituer un frein à l’émergence des actes barbares dans la société ». Un avis que semble partager la dame Fatou Bangoura. Selon cette dame d’environ une cinquantaine d’années, vendeuse d’orange, la solution est basique : « Quand quelqu’un tue, on doit le tuer. C’est très simple. Vous savez en Guinée, il y a beaucoup de bandits de grand chemin. Mais, pour que ces actes s’estompent, il faut que la peine de mort soit appliquée en Guinée», assure-t-elle.

La dame demande une justice plus contraignante. « La justice guinéenne doit faire montre de plus de sévérité, en ce qui concerne les meurtres», soutient-elle, avant de réclamer « plus de sécurité » dans son quartier. « Les meurtres sont devenus très fréquents. L’Etat et les députés doivent prendre toutes leurs responsabilités, avant que ça ne soit trop tard », ajoute-t-elle.

Messieurs les Honorables (?) députés, le peuple en a assez, nos ministres de (l’in) sécurité sont (in) capables. Ces assassinats sont inacceptables et intolérables . Que faut-il encore pour que l’insécurité s’invite à l’assemblée nationale, au palais du PEUPLE ? Seriez-vous si mal payé pour faire de l’insécurité une cause nationale ?

Quelques années après, personne, vraiment PERSONNE pour donner tord à Thierno Monénembo ? qui affirmait  : « Nos morts sont bel et bien morts, nos blessés, à l’hôpital, nos prisonniers en prison, nos veuves et nos orphelins, en pleurs. Nos assassins courent toujours, en totale liberté… »  

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