Bayo Ibrahima Kalil

 

Plus de douze tonnes de cannabis saisies au Maroc

La police marocaine a annoncé avoir saisi une cargaison de haschisch dans la région de Nador dans le nord-est du pays.

Toujours selon la police, la drogue était transportée à bord d’un camion portant une fausse plaque d’immatriculation.

Il s’agit d’une des plus grosses prises de l’année.

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale, l’opération a permis l’arrestation de trois suspects « aux antécédents judiciaires » et la saisie d’armes blanches.

Un des suspects faisait l’objet d’un avis de recherche au niveau national pour « organisation d’opérations d’immigration illégale et de traite humaine ».

Le Maroc est l’un des principaux producteurs mondiaux et exportateurs de résine de cannabis selon l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC).

En 2018, la police marocaine a saisi 52 tonnes de résine de cannabis, un peu plus d’une tonne et demi de cocaïne et 1million 300 milles « comprimés psychotropes hallucinogènes et d’ecstasy », selon un bilan officiel.


ASSEMBLÉE NATIONALE : les députés adoptent des conventions et des projets de loi

L’Assemblée nationale, en plénière ce mercredi 12 juin 2019, a adopté  plusieurs  projets de loi et conventions. C’était le cas notamment pour le projet de loi relatif à la protection de la propriété  littéraire et artistique en république de Guinée et pour la convention ayant trait à la création de l’alliance pour le bio digesteur en Afrique de l’Ouest.

En ce qui concerne le premier projet de loi portant sur la protection de la propriété littéraire et artistique, l’honorable Djantoun Traoré, rapporteur de la commission Santé, Sport et Culture, estime que son adoption permet de combler un vide juridique et de prendre en compte toutes les activités nouvelles liées à l’exercice de cette profession et les droits y afférents  qui n’étaient pas pris en charge par l’ancienne loi. La nouvelle loi permet, dit-elle, « l’adéquation avec les nouveaux droits consignés dans les conventions et traités sur le plan international : la création des conditions de vie descente  en faveur de nos artistes créateurs des œuvres, la protection des œuvres de propriété littéraire  et artistique dans notre pays, la  création d’emplois générateurs de revenus pour les créateurs et les utilisateurs des œuvres littéraires etc ».

Quant à lui, le député Sékou Camara, se prononçant sur le projet relatif au biogaz, il explique qu’il s’inscrit dans le cadre de l’atténuation du réchauffement climatique par la réduction des gaz à effet de serre et la gestion durable des ressources forestières. Concrètement, explique-t-il, le projet de loi « propose la création d’un marché viable de bio digesteur porté par le secteur privé et se fixe comme objectifs : l’installation de 2.000 bio digesteurs domestiques et 10 bio digesteurs institutionnels, la réduction des émissions de 161.1000 t de gaz  carbonique, principal gaz à effet de serre dans l’hypothèse d’un cycle de vie de 20 ans par bio digesteur, la création de 3.000 emplois dans le secteur agricole  et 500 emplois dans le secteur artisanal, l’obtention de 120.000 tonnes d’effluents (fertilisants), la préservation de 3.360 tonnes de bois et l’utilisation du biogaz pour 9180 ménages ».

Balla Yombouno


Mali : le gouverneur de la région de Mopti révoqué après l’attaque d’un village dogon dans le centre du pays

Le général Sidi Alassane Touré a été destitué de son poste après l’attaque qui a visé un village dogon, dans le centre du pays, dans la nuit de dimanche. Les autorités ont également décrété trois jours de deuil national.

Initialement évalué à 95 victimes, le bilan de la tuerie de dimanche soir a été revu à la baisse par les autorités mercredi. Le gouvernement a indiqué mercredi que l’attaque, non revendiquée, avait fait 35 morts, dont 24 enfants.

« Tirant les leçons de ce drame, le Conseil des ministres a procédé à la révocation du gouverneur de la région de Mopti », le général Sidi Alassane Touré, selon un communiqué du gouvernement lu au journal du soir de la télévision publique ORTM.

Deuil national

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a également proclamé un deuil national de trois jours « en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée le 10 juin 2019 contre les populations du village de Sobane Da ».

Au lendemain de l’attaque, le président avait évoqué un « carnage » mettant en danger « la survie » du pays. Mahamat Saleh Annadif, le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), a pour sa part qualifié l’attaque d’acte « d’une barbarie inqualifiable », et déploré « une spirale de violence ».

Violences entre voisins

Les violences intercommunautaires dans le centre du Mali ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls, attribué à des chasseurs dogons.

Les villages de Sobane Da et d’Ogossagou se trouvent tous les deux dans la région de Mopti, où se concentre l’essentiel des violences au Mali.


Can 2019: les 23 du Syli sont connus

Gardiens : Aly Keita (Ostersunds, SUE), Ibrahima Koné (Pau, FRA), Naby Yattara (Excelsior/Réunion).

Défenseurs : Ousmane Sidibé (Béziers, FRA), Mikael Dyrestam (Xanthi, GRE), Ernest Seka (Nancy, FRA), Simon Fallette (Francfort, ALL), Issiaga Sylla (Toulouse, FRA), Julian Jeanvier (Brentford, ANG), Fodé Camara (Ajaccio, FRA), Baissama Sankoh (Caen, FRA).

Milieux : Amadou Diawara (Naples, ITA), Boubacar Fofana (Gaz Metan, ROU), Ibrahima Cissé (Fulham, ANG), Mady Camara (Olympiakos, GRE), Naby Keita (Liverpool, ANG).

Attaquants : Mohamed Yattara (Auxerre, FRA), Ibrahima Traoré (Mönchengladbach, ALL), François Kamano (Bordeaux, FRA), Fodé Koita (Kasimpasa, TUR), Idrissa Sylla (Waregem, BEL), Sory Kaba (Dijon, FRA), José Kanté (Tarragon, ESP).

Source: France football


Le PDG du groupe GUICOPRES S.A adresse ses condoléances au premier ministre Dr. IKF

Conakry le 11 Juin 2019

​​​​​​​LETTRE DE CONDOLÉANCES

​​​​​​​​​À​
​​​​​​ Son Excellence Monsieur le Premier Ministre
​​​​​Chef du Gouvernement
​​​​​​​​​-Conakry-

Excellence, Monsieur le Premier Ministre,

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris, ce lundi 10 juin 2019, le rappel à Dieu de votre Chère Maman « Hadja Aminata TOURÉ ».

En cette douloureuse circonstance, le Groupe Guicopres, ma famille et moi-même vous adressons, à vous personnellement, ainsi qu’à toute votre famille, nos profondes condoléances.

Cher frère, en ces instants d’émotions et de douleur profonde, je mesure la peine que vous ressentez ; « perdre une Maman » un être irremplaçable dans la vie d’une personne.

C’est la volonté de Dieu notre créateur, qu’il en soit loué ! Nous prions Allah de vous donner la foi et la force pour supporter cette épreuve de la volonté divine et vous formulons les ferventes prières pour le repos en paix de l’âme de votre chère Maman Hadja Aminata TOURÉ et avec elle celles de tous nos devanciers proches et lointains. Que le Paradis Céleste soit sa demeure Éternelle ! Amen !

Veuillez accepter, Monsieur le Premier Ministre, une fois de plus nos condoléances émues et l’expression de notre très haute et respectueuse considération.

​​​​​​​Kerfalla CAMARA
​​​​​​Président Directeur Général


TPI de Dixinn : un guinéen poursuivi par des vénézuéliens dans une affaire de lingot d’or

El Hadj Boubacar Diallo, accusé dans une affaire d’escroquerie d’or en bande organisée, a comparu, pour la 1ère fois, ce mercredi 12 juin, devant le TPI de Dixinn.

À l’ouverture des débats, les avocats de la défense ont tenté de prouver l’innocence de leur client avant de demander, qu’il plaise au tribunal, une mise en liberté provisoire de celui-ci.

Cette demande se verra purement et simplement rejetée par le tribunal. Motif invoqué, l’affaire pour laquelle El Hadj Boubacar Diallo est poursuivie, n’est pas à confondre avec celle pour laquelle il est incarcéré depuis pratiquement 9 mois à la maison centrale de Conakry.

« Ils ont demandé la mise en liberté provisoire de leur client, alors qu’ils n’ont même pas bien lu les dossiers à leur disposition. Leur client n’est pas là parce qu’il est cité directement par-devant le tribunal. Les affaires sont différentes, qu’ils lisent bien les dossiers à leur disposition », a suggéré Me Pépé, un des avocats des plaignants.

Devant le juge, le mis en cause a reconnu avoir reçu une somme qui se situe entre 1 million 700 mille et 1 million 800 mille dollars américains des mains de ses partenaires vénézuéliens.

Une Somme qui est différente de celle qu’on lui reproche, a-t-il fait savoir en ajoutant que ceux-ci n’auraient pas respectés le contrat, estimé à plus de 16 millions de dollars américains. Ce qui a justifié son opposition de ne pas livrer la marchandise aussitôt.

Au terme de cette première audience, l’affaire a été renvoyée au 19 juin prochain pour la suite des débats et, probablement, pour la comparution des autres prévenus que le tribunal a qualifiés de « bande » à El hadj Boubacar Diallo et sa société SOCAMI.

 MohamedNana BANGOURA


Le ministre de l’Économie et des Finances donne le coup de sifflet de « l’emprunt obligataire »

C’est dans un réceptif hôtelier, à Conakry, qu’en présence d’investisseurs nationaux, le ministre de l’Économie et des Finances, Mamady Camara, accompagné de Moustapha Naité, ministre en charge des Travaux publics, a lancé la troisième expérience de l’emprunt obligataire.

Visant principalement à financer « l’entretien du réseau routier » et d’autres secteurs porteurs de développement, notamment l’énergie, ce geste jugé comme « patriotique » par les autorités, est ouvert aux investisseurs, mais aussi aux citoyens. Plafonné à la somme de 1.600 milliards, à recouvrir de juin à décembre 2019, elle offre aux investisseurs un taux d’intérêt de 12,5% affranchis de tout impôt et de toute taxe, avec une période de jouissance de 3 ans, avec une valeur nominale de 5 millions de francs guinéens.

Dévoilant l’utilité de cette expérience, Guy Laurent Fondjo, directeur de Afriland First Bank, l’une des banques chefs de file aux cotés de la BICIGUI, a fait savoir que « l’emprunt va servir à l’amélioration des infrastructures énergétiques et routières ; où un montant de 300 millions à la réduction de la pauvreté. J’insiste ici sur la réduction de la pauvreté, parce que beaucoup de discours tendent à dire qu’on investit dans les grands projets, mais on ne ressent pas cela au niveau du panier de la ménagère. Cette fois-ci, le gouvernement a pris cela en compte, cela veut véritablement qu’au-delà des investissements dans les secteurs très porteurs, qu’il y ait également ce ressenti au niveau du panier de la ménagère. C’est pour cela que 200 millions de francs à la disposition, pour les activités de lutte contre la pauvreté ; et 300 milliards de francs seront mis pour renforcer la trésorerie de l’État ».

S’attaquant aux détails, il a expliqué le processus du remboursement des placements, en donnant un exemple palpable : « Pour quelqu’un qui fait une souscription de cinq millions, il y aura le remboursement de 2 millions 291 mille 665 francs, dans lesquels il y aura 625 mille d’intérêts. Et au bout des trois ans, il y aura un remboursement de 6250, ce qui lui fait un gain d’un million 250 mille francs guinéens (…)»

Dans son discours de lancement, le ministre Mamady Camara, a tout d’abord souligné le caractère normal de cette opération : « Il s’agit de l’appel public à l’épargne, un instrument de financement participatif et élargi, dont plusieurs pays confrontés au problème de financement des infrastructures de base, nécessaires à leur développement, ont utilisé et continuent à faire usage ».

Soulignant cette opération, comme n’étant pas « ponctuelle », le ministre des Finances a déclaré par la suite : « Il s’agit d’une opération suffisamment sécurisée, qui prend en compte les intérêts de toutes les parties prenantes, à savoir l’État et les investisseurs. Je puis vous assurer que le gouvernement mettra tout en œuvre, pour d’une part utiliser à bon escient les fonds collectés, en vue de renforcer son rôle de créateur du cadre de développement socio-économique du pays ; et d’autre part, pour veiller à ce que les différentes échéances de cet emprunt soient remboursées en échéances préétablies, comme cela a été le cas pour les deux précédents ».

Se réjouissant que cette action financière qui va bénéficier à son département, le ministre Moustapha Naité s’est exprimé en ces termes : « En effet, pour la mise en œuvre de la stratégie de sauvegarde et de développement du réseau routier national sur les dix prochaines années (2016-2025), incluant entre autres, les projets inscrits au PNDES, il y a un besoin global de financement de financement d’environ 47.000 milliards de francs guinéens. Et seulement 6.385 milliards de francs guinéens ont été mis en place par les bailleurs de fonds traditionnels : BAD, Union européenne, Fonds arabes… »

Il a poursuivi, par ailleurs : « Aussi, il convient de signaler que pour des raisons diverses, certains bailleurs de fonds principaux de notre pays ont commencé leur retrait du secteur routier. Vous comprendrez qu’il y a lieu de rechercher des voies et moyens domestiques propres de mobilisation de fonds, pour financer le développement de nos infrastructures routières, dont la qualité impacte grandement la circulation des personnes et de leurs biens, et par ricochet, tous les autres secteurs de l’économie nationale ».

Enfin, il a terminé en remerciant et en encourageant « tous les souscripteurs potentiels, pour leur engagement citoyen ».

Représentant l’autre chef de file, Manga Fodé Touré, le directeur de la BICIGUI, a rassuré à son tour que « cette année, naturellement, les besoins sont croissants, pour financer notre développement. Je pense que chacun de nous doit être fier de mobiliser son épargne, dans les conditions de sécurité juridique parfaite, pour financer nous-mêmes notre développement, parce que quelqu’un d’autre ne le ferait pas pour nous. Donc, je voulais vous inviter à faire confiance au système qui est en place, qui est un système qui commence à faire du chemin ».

Rappelant la réussite des deux premiers, le premier vice-gouverneur de la Banque centrale a rappelé que « l’emprunt envisagé est la troisième expérience de la Guinée et ce, depuis 2015. Toutes les échéances ont été régulièrement honorées à bonne date, et les emprunts ont été intégralement remboursés sans incidences sur leurs chances respectives. Je souhaite que cette troisième émission soit une grande réussite, à l’instar des deux autres qui ont été lancées en 2015 et en 2017, pour lesquelles les mobilisations étaient au-delà des espérances ».

Abdou Lory Sylla


Interpréter et déconstruire une interprétation de l’article 51 de la Constitution du 7 mai 2010

Loin de s’en prendre aux personnes qui font une mauvaise interprétation de certains articles de la Constitution ou qui, pour des raisons diverses et variées, usent de la malhonnêteté intellectuelle, pour se réapproprier des textes juridiques pour servir un clan, cet article vulgarise la compréhension de la supériorité de la Constitution sur la loi et donc, tente de lever cette dichotomie au sujet de l’article 51 de la Constitution.

L’interprétation d’un article de la Constitution dans le dessein de constitutionnaliser des lois inférieures ou, en ce qui concerne la hiérarchie des normes, de les mettre au même niveau que la Constitution, est une interprétation partisane, biaisée et irresponsable, quand on sait que les clivages actuels ne jouent pas en faveur de la cohésion nationale.

Dans un pays où la rétribution du militantisme (D. Gaxie, 1997) est un principe légitimement légitimée par les instances dirigeantes des partis politiques et, dans certains cas de figure, par le représentant actuel du peuple, le fanatisme et la personnification ou le culte de la personnalité excessive au sein des partis politiques ont conduit à rompre avec l’idée d’avancer ensemble dans l’intérêt supérieur de la nation et, par conséquent, à se préoccuper des intérêts purement égoïstes et claniques. Nous allons, dans cet article, montrer que tout peut être interprété et que certaines de nos interprétations peuvent servir à des personnes mal intentionnées, autrement dit, pour amuser nos différents lecteurs, nous nous hasarderons de faire des interprétations sur d’autres articles de la Constitution pour déconstruire cette idée reçue, nous verrons que l’article 51, interprété logiquement ne fait pas référence à un projet de loi constitutionnel.

  1. Les Interprétations hasardeuses de textes de loi source de conflits

D’entrée de jeu, il faut rappeler que tout individu doté de ses facultés mentales et disposant du capital intellectuel nécessaire est en mesure d’interpréter, de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas implicitement ou explicitement. Cependant, cette action, peut, à certains égards, servir de rempart à certains détracteurs de la cohésion nationale. L’interprétation étant à la portée de tout le monde, nous allons dans cette partie, tenter d’interpréter certains articles de la Constitution, qui, loin d’aller en faveur de tout projet  promouvant une révision et même d’un référendum, défend l’honnêteté intellectuelle de nos différents universitaires et impose le recours à la dignité de certains intellectuels au sens large.

Lorsque, dans l’article 45 de la Constitution de 2010, il nous est dit ceci : « Il (le Président de la République) veille au respect de la Constitution, des engagements internationaux, des lois et des décisions de justice ». On pourrait donc se permettre de faire une interprétation juridique de cette partie de cet article. Par aller très vite dans les explications, cet alinéa, dans ses énumérations, place la Constitution au sommet de la hiérarchie et fait clairement une distinction entre elle et les lois qui sont au-dessous d’elle. Mettre la Constitution au-dessus de tout est une manière de lever le doute et d’éviter toute confusion entre celle-ci et les lois ordinaires. Ainsi, toute allégation allant dans le sens, pour des motifs divers et variés, de l’absence de distinction entre la loi et la Constitution, serait intellectuellement malhonnête.

  1. La lecture de L’article 51 de la constitution

Poussés par l’appât du gain sur la population, beaucoup d’intellectuels Guinéens ont usé et abusé de la théorie du choix rationnel (R. Boudon, 2004), mais cette fois-ci, au détriment de la cohésion nationale, de l’intérêt supérieur de la nation et du développement du pays.

Il faut, avant d’aller plus loin, rappeler que : ne disposant plus de la légitimité populaire ou de l’onction populaire, les députés, conformément aux dispositions de la Constitution ne peuvent pas ou ne peuvent plus parler au nom du peuple, qu’ils n’ont, d’ailleurs, ne serait-ce que pour faire semblant, tenter de représenter. L’expiration de l’onction populaire des députés conduit à avancer l’idée selon laquelle les actes qui seront pris par ces derniers n’auront aucun effet et, de surcroît, une révision de la Constitution et/ou l’adoption d’une nouvelle Constitution, conduirait, à, en se basant sur cette absence de légitimité populaire, contestation des nouvelles adoptions.   

La hiérarchisation imposée à l’article 45 de la Constitution nous permet, en partie, de montrer l’incohérence de la thèse selon laquelle l’article 51 pourrait servir de base juridique à un référendum constitutionnel. L’article 51 dispose que : « Le Président de la République peut, après avoir consulté le Président de l’Assemblée Nationale, soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur la promotion et la protection des libertés et des droits fondamentaux, ou l’action économique et sociale de l’Etat, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité. I1 doit, si l’Assemblée Nationale le demande par une résolution adoptée à la majorité des deux tiers des membres qui la composent, soumettre au référendum toute proposition de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ou concernant les libertés et les droits fondamentaux.

Avant de convoquer les électeurs par décret, le Président de la République recueille l’avis de la Cour Constitutionnelle sur la conformité du projet ou de la proposition à la Constitution. En cas de non-conformité, il ne peut être procédé au référendum. La Cour Constitutionnelle veille à la régularité des opérations de référendum. Lorsque le référendum a conclu à l’adoption du projet ou de la proposition, la loi ainsi adoptée est promulguée dans les conditions prévues à l’article 78 ». Cet article ne fait, sans nul doute, pas allusion à un référendum constitutionnel ou constituant, dans la mesure où les articles 2 et 45 de la Constitution placent celle-ci au sommet de la pyramide. L’article 51 de la Constitution honnêtement lu et analysé est à mettre en lien avec l’article 84 qui dispose que : « L’initiative des lois appartient concurremment au Président de la République et aux Députes à l’Assemblée Nationale ». Lorsque l’article 51 évoque un contrôle de conformité du projet ou de la proposition de loi à la Constitution, il revient, en se référant à la hiérarchie des normes, de constater que le projet ou la proposition de loi ne fait nullement référence à la loi fondamentale, c’est-à-dire la Constitution. Pour aller plus dans cette réflexion, les dispositions de l’article 80 de la Constitution selon lesquelles : « Dans les huit jours francs qui suivent l’adoption d’une loi, le Président de la République, un dixième au moins des Députes ou l’institution Nationale Indépendante des Droits Humains, peuvent saisir la Cour Constitutionnelle d’un recours visant à faire contrôler la conformité de la loi a la Constitution » replacent explicitement cette supériorité de la Constitution sur la loi.

La détention d’un titre universitaire ne doit pas le droit d’occulter la bonne explication des textes de loi au peuple, car c’est la seule façon de contribuer à éduquer celui-ci, à lui inculquer les bonnes valeurs et les bonnes pratiques. Mais, toute mauvaise interprétation des textes de loi à des fins purent stratégiques supposent l’apprentissage de la malhonnêteté aux populations et donc, à l’encouragement de toute forme de contournements des lois qui régissent notre vie en société.

Mamadou Aliou Diallo

Doctorant en Sociologie à l’Ecole

Doctorale de Reims (CEREP)

Chargé de Travaux Dirigés

A l’Université Evry

td.universite@gmail.com


La série noire continue pour la préfète de Fria.

La contestation qu’on croyait révolue, reprend avec force à Fria. La première autorité préfectorale est vivement contestée par les femmes de sa circonscription. Depuis hier, les locaux de la préfecture sont massivement investis par les femmes déterminées à faire plier Gnalén CONDÉ. parmi les griefs articulés contre elle, celles-ci lui de s’être rendue coupable du favoritisme dans l’emploi des jeunes à l’usine au détriment des natifs de la localité, elles dénoncent également une gestion non transparente de la (MUFFA) et un détournement de deux milliards de francs … etc .

Les messages de sensibilisation véhiculés par les religieux en vue de dissuader les manifestantes sont restés lettre morte, elles entendent manifester jusqu’au départ de la préfète. Ce jeudi, ce sont les jeunes qui sont entrés dans la danse pour épauler leurs mères opposées à la préfète.

Pourra-t-elle (la préfète) longtemps résister à cette pression de la rue ?

Dans un contexte de pleine campagne pour une nouvelle constitution, une solution gouvernementale assez rapide n’est pas à exclure, le pouvoir ne prendra point le risque de voir cette crise se développer et prendre une autre ampleur, les jours de Gnalén CONDÉ sont donc comptés à la tête de cette préfecture.

BARRY Mamadou pour www.kenenyi.com.


La série noire continue pour la préfète de Fria.

La contestation qu’on croyait révolue, reprend avec force à Fria. La première autorité préfectorale est vivement contestée par les femmes de sa circonscription. Depuis hier, les locaux de la préfecture sont massivement investis par les femmes déterminées à faire plier Gnalén CONDÉ. parmi les griefs articulés contre elle, celles-ci lui de s’être rendue coupable du favoritisme dans l’emploi des jeunes à l’usine au détriment des natifs de la localité, elles dénoncent également une gestion non transparente de la (MUFFA) et un détournement de deux milliards de francs … etc .

Les messages de sensibilisation véhiculés par les religieux en vue de dissuader les manifestantes sont restés lettre morte, elles entendent manifester jusqu’au départ de la préfète. Ce jeudi, ce sont les jeunes qui sont entrés dans la danse pour épauler leurs mères opposées à la préfète.

Pourra-t-elle (la préfète) longtemps résister à cette pression de la rue ?

Dans un contexte de pleine campagne pour une nouvelle constitution, une solution gouvernementale assez rapide n’est pas à exclure, le pouvoir ne prendra point le risque de voir cette crise se développer et prendre une autre ampleur, les jours de Gnalén CONDÉ sont donc comptés à la tête de cette préfecture.

BARRY Mamadou pour www.kenenyi.com.