Bayo Ibrahima Kalil

 

Dr. Cheick Talibé SYLLA, Elhadj Papa Koly KOUROUMA & Monsieur Mamadou Djouldé DIALLO prennent fonction ce lundi…

C’est aux environs de  11 heures ce lundi 15 avril 2019 dans l’enceinte du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement, que débute la cérémonie de passation de service entre les Ministres de l’Énergie, Dr. Cheick Talibé SYLLA et celui de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Ministre d’État, Elhadj Papa Koly KOUROUMA. Pour faire d’une pierre deux coups, Monsieur Mamadou Djouldé DIALLO, le tout nouveau Secrétaire Général du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a été installé dans ses nouvelles fonctions. C’est un événement haut en couleur que personne ne voulait se faire conter, auquel avaient pris part plusieurs hautes personnalités, les travailleurs desdits départements, les amis, les sages et les médias.

La Secrétaire Générale adjointe du Gouvernement, Présidente de la cérémonie, Hadja Diakagbè KAKA, dans son allocution a dit en substance : « Le mérite et l’expérience des Ministres Elhadj Papa Koly KOUROUMA et Dr. Cheick Talibé SYLLA ne sont plus à démontrer dans le cadre de la gestion efficiente des domaines de l’Eau, de l’Énergie et de l’Assainissement. C’est pourquoi, reconnaissant donc leurs efforts, leurs courages, je voudrais les exhorter à une synergie d’action et une complémentarité pour l’atteinte des objectifs nobles, inscrits à l’agenda du Gouvernement, à travers la vision du Président de la République, le Professeur Alpha CONDÉ… Eau pour tous, électricité pour tous, hygiène et santé pour tous »

Prenant la parole, Dr. Cheick Talibé SYLLA, Ministre de l’Énergie a reconnu que d’énormes efforts ont été faits dans le secteur de l’eau potable grâce à la Banque Mondiale, avant de préciser : «  le projet de réalisation et de renouvellement des équipes de production de la S.E.G (Société des Eaux de Guinée), le projet d’approvisionnement en eau potable de cinq (5) villes de l’intérieur du pays, le projet de renforcement de la production d’eau potable de la ville de Conakry. « Ce dernier projet a été initié par Elhadj Papa Koly KOUROUMA, lorsqu’il était à la tête du ministère de l’Énergie et de l’Environnement ».

Pour terminer, il a dit : « Quand il y a de l’eau, on nous applaudi. Quand ça manque, on nous jette des cailloux »

Quant au Ministre  de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Ministre d’État, Elhadj Papa Koly KOUROUMA, il a précisé : « Dr. Cheick Talibé SYLLA qui vient de me témoigner de sa disponibilité, était celui-là qui était avec moi dès le lendemain de ma nomination en 2010. C’est lui qui m’avait remonté les premiers problèmes qui assaillaient le département de l’Énergie et de l’Hydraulique… Je me fais le devoir de remercier le Président de la République qui n’a cessé de me confier des tâches nobles, allant dans le sens de ses aspirations. Une première fois, Ministre d’État, Ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et de l’Environnement. Ensuite, Ministre d’État, Conseiller du Président de la République. Et, une troisième fois, Ministre d’État, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Je crois qu’on peut se tromper une première fois, une seconde fois. Mais, me renouveler sa confiance pour une troisième fois, cela mérite d’être reconnu. Aujourd’hui, un seul esprit m’anime, celui de pouvoir mériter cette confiance en donnant de l’eau potable aux populations guinéennes et assainir leur cadre de vie ».

Après des bénédictions dites par le Sage Elhadj Abdoulaye Coulibaly, la cérémonie a pris fin par une collation.

BAYO Ibrahima Kalil


Le groupe GUICOPRES S.A construira les tours jumelles de Boulbinet.

Le changement, fer de lance du projet de société du Président Alpha CONDÉ est en marche, Conakry est en chantier. Le Gouvernement guinéen, à travers la direction générale du patrimoine bâti public, a signé avec le groupe GUICOPRES S.A (filiale KAKANDÉ IMMO)  la reconstruction des tours jumelles situées à quelques pas du port de pêche artisanale dudit quartier sis dans la commune de Kaloum.

Ce mégaprojet qui a débuté par la démolition de l’existant, consistera en la construction de deux (02) blocs de R+15 chacun, totalisant 60 appartements de deux (02), de trois (03) ou de quatre (04) pièces ; un (01) complexe commercial composé de vingt-cinq (25) magasins et boutiques, un (01) parking de 70 places, une (01) aire de jeux et une (01) piscine,  le tout bâti sur une superficie de 15.700 m2

La réalisation de ce projet contribuera entre autres, à garantir des emplois directs et indirects, réduira la pauvreté et allègera la forte demande en logements. Cette belle architecture futuriste embellira la ville de Conakry et assurera un confort de vie aux habitants.

Ces tours, joyaux que les riverains contemplaient avec joie autrefois, étaient devenues cauchemardesques ; frappées par le poids de l’âge, elles risquaient de s’effondrer du jour au lendemain. L’on se souvient encore de ces séries d’écroulements d’immeubles à Conakry entre 2017 et 2018 qui ont endeuillé beaucoup de familles. Pour éviter à la nation de telles catastrophes, le gouvernement guinéen, soucieux de la sécurité des populations, a opté pour la démolition et la reconstruction.

Riche de plusieurs décennies d’expériences professionnelles avec à son actif des ouvrages de haute qualité esthétique, le groupe GUICOPRES S.A œuvre à redonner à la ville de Conakry son appellation d’antan « la perle de l’Afrique de l’ouest».

BAYO Ibrahima Kalil   


CAN 2019 : le Syli national plutôt chanceux

A priori, le Syli national de Guinée ne devrait pas éprouver des difficultés particulières pour se sortir de la phase des poules de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019), en Egypte. En effet, à l’issue du tirage au sort effectué ce vendredi 12 avril 2019, , les Poulains de Paul Put héritent d’un groupe plutôt abordable. Dans la mesure où le seul adversaire qui devrait poser des problèmes à Naby Keïta et à ses coéquipiers, reste le Nigéria. Les deux autres équipes de ce groupe B sont en effet le Burundi et le Madagascar dont c’est la première participation à la CAN. La Guinée et le Nigéria devraient donc logiquement tirer leurs épingles du jeu dans ce groupe.

En ce qui les concerne, les Pharaons d’Egypte dont le pays accueille la compétition, devraient aussi s’imposer tout naturellement dans leur groupe, avec comme adversaires le Zimbabwe (avec lequel ils joueront le match d’ouverture), l’Ouganda et la RD Congo. Finalement, c’est le groupe D avec respectivement, la Namibie, l’Afrique du sud, la Côte d’Ivoire et le Maroc, qui fait office de groupe de la mort.

A préciser que la cérémonie de tirage, haute en couleur était présidée par le premier ministre égyptien, Mostafa Madbouli. A ses côtés, on notait entre autres, la secrétaire général de la FIFA, Fatma Samoura. Le président de la CAF, Ahmad Ahmad a mis à l’occasion à profit pour remercier les présidents du Cameroun (Paul Biya), de la Côte d’Ivoire (Alassane Ouattara) et de la Guinée (Alpha Condé) pour le sens de responsabilité dont ils ont fait preuve en permettant le glissement du calendrier des CAN 2019 ; 2021 et 2023.

Boubacar Sanso BARRY


Soudan : le Conseil militaire promet « un gouvernement civil », la mobilisation se poursuit

En promettant un « gouvernement civil » et un dialogue de l’armée « avec les entités politiques », les généraux du régime déchu d’Omar el-Béchir ont tenté vendredi d’apaiser la contestation des Soudanais, qui appellent désormais à la chute de la « junte ».

L’heure est à la tentative d’apaisement au Soudan. Ce vendredi, lors d’une conférence retransmise à la télévision, le général Omar Zinelabidine – présenté comme le chef du comité politique du Conseil militaire – a annoncé que le futur gouvernement sera « un gouvernement civil », promettant un dialogue de l’armée « avec les entités politiques ».

Il a néanmoins indiqué que le ministre de la Défense sera membre de l’armée et que les militaires « participeront à la désignation du ministre de l’Intérieur ». Par ailleurs, les principaux chefs de l’armée ont confirmé qu’Omar el-Béchir, contre qui la Cour pénale internationale (CPI) a lancé un mandat d’arrêt pour crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide, était en détention mais qu’il ne serait pas « livré à l’étranger ».



L’ambassadeur soudanais à l’ONU, Yasir Abdelsalam, a précisé un peu plus tard que le Conseil « ne gouvernera pas, il se contentera d’être le garant d’un gouvernement civil qui sera formé en collaboration avec les forces politiques et les parties prenantes ». « La suspension de la Constitution pourra être levée à tout moment. De plus, la période de transition pourra être réduite en fonction des développements sur le terrain et l’accord des parties prenantes », a-t-il ajouté.

Violation du couvre-feu

  • + d’analyses
  • + d’informations exclusives
  • + de débats
  • + d’historique
  • + d’avant première

« C’est notre place. Nous l’avons prise et nous n’allons pas l’abandonner jusqu’à ce que la victoire soit acquise. On a violé le couvre-feu. Nous allons continuer à le faire jusqu’à ce que nous obtenions un gouvernement de transition », a affirmé Abou Obeïda, un manifestant.

Les cris de joie qu’a suscité l’annonce de la destitution d’Omar el-Béchir ont vite laissé place au mécontentement des manifestants. Le nouveau triumvirat militaire dirigé par les généraux Ahmed Awad Ibn Ouf, Salah Abdullah Gosh, et le colonel Mohammed Hamdan Daglo, alias « Hemeti », est inacceptable pour l’opposition, ces trois personnalités étant liées à des violations répétées des droits de l’homme liées aux massacres commis au Darfour et dans d’autres zones où l’opposition est forte. Déjà dans les rues de Khartoum, des manifestants promettent « de s’assurer qu’Ahmed Awad Ibn Ouf démissionnera ». « Ibn Ouf est faible », déclare l’un d’entre eux, refusant de donner son nom pour des raisons de sécurité.

Par ailleurs, l’annonce d’Ahmed Awad Ibn Ouf d’imposer un couvre-feu quotidien, de prolonger l’état d’urgence pendant trois mois et de mettre en place un Conseil de transition tenu par les militaires durant deux ans a suscité la colère des manifestants. « C’est totalement inacceptable, a déclaré à The Africa Report Dalia el Roubi, du Parti du congrès national, quelques minutes après l’annonce. Nous nous battons pour une transition dirigée par une autorité civile. Le sit-in va continuer. »

Réactions internationales

Plusieurs pays ont exhorté jeudi les militaires à intégrer les civils au processus de transition. Les États-Unis, qui ont longtemps désigné le Soudan comme l’un de leurs pires ennemis, ont réclamé « une participation des civils au sein du gouvernement », tout en saluant un « moment historique ».

De son côté, l’Union européenne a appelé l’armée à un transfert « rapide » du pouvoir aux civils, tandis que l’Union africaine a critiqué la « prise de pouvoir par l’armée » au Soudan, estimant que celle-ci « n’est pas la réponse appropriée aux défis » du pays.

L’Égypte voisine, où l’armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s’est dit pour sa part « confiante dans la capacité du peuple et de son armée » à mener à bien cette transition.

Une session d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Soudan devrait se tenir ce vendredi à huis clos, à l’appel notamment de Washington, Paris et Londres.


Activisme ou affairisme, à quoi ça retourne la lutte syndicale ?

Le syndicat guinéen a besoin d’un nouveau logiciel.Il se porte très mal. Et, il faut penser à un plan de sauvetage imminent pour lui rendre toute sa noblesse du passé.

La crise de l’enseignement  en Guinée fait réagir plus d’un, après la nouvelle tournure qu’elle a prise. Le système éducatif est pris en otage par des fractions belligérantes d’un même corps. La partisanerie politique  s’invite. Ce n’est guerre un secret de polichinelle.

Il faut comprendre cependant, que c’est un duel de positionnement, d’égo, d’intérêt qui se joue. Un syndicat pamphlétaire aux allures d’une bombe politique d’un coté, de l’autre, un groupe accommodant qui a perdu son latin.

Une autopsie profonde et urgente s’impose !

 Profitant de la vulnérabilité d’un gouvernement aux ailes cassées, les syndicats du pays se livrent à une démonstration de muscles pour jauger la légitimité de chacun.  Du bicéphalisme à tous les niveaux, bâti sur l’égo et la surenchère. Fébrile et fragile, l’État est menacé jusque dans ses fondements par un militantisme sauvage et extrême. La confusion partisane, mélangée à des revendications fantaisistes , radicalise de plus en plus les positions.   Avec pour seul et grand perdant, le système éducatif dans son ensemble.

Le syndicat n’est pas une poudrière

La lutte de légitimité est une chose normale, mais, l’affairisme syndicale , c’est de la cochonceté. Il faut formater ce syndicat d’affaires aux ordres. Le malheur des travailleurs, c’est d’être pris dans les tenailles des mouvements populistes sans fief. L’État divise les forces mais ne tire aucunement profit. Les plus aimés par lui, sont sans base et les plus combattus, ont toute la légitimité.

Bref, il faut mettre l’ordre dans le syndicat guinéen. Un syndicat, c’est pas la rue. Et un syndicat, ce n’est non plus un rat de bureau ou accommodant.

Par Habib Marouane Camara

Journaliste et Analyste Politique.


Urgent/Les magistrats décident finalement de traduire l’honorable Damaro devant les tribunaux

Comme annoncé au cours d’une récente conférence de presse, une assemblée générale de l’association des magistrats de Guinée s’est tenue, ce vendredi 12 avril, dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Conakry.

L’un des principaux sujets débattus au cours de cette rencontre qui a duré des heures, c’est la prise d’une décision contre le député Amadou Damaro Camara, suite aux propos que ce dernier a récemment tenus dans les médias, contre les magistrats et la justice guinéenne en général.

Après plusieurs échanges, il a finalement été décidé par l’association des magistrats de Guinée de saisir l’assemblée nationale, à travers une commission qui a été mise en place, pour demander la levée de l’humilité parlementaire de l’honorable Damaro Camara, afin de le poursuivre en justice, pour outrage, injure et diffamation.

Les magistrats ont mis en exergue la gravité des propos tenus par le député, mais aussi le fait que ces propos soient tenus hors session.

Il a par ailleurs été souligné par Mohamed Ali Thiam, président de l’association des magistrats de Guinée que « si cette immunité parlementaire de l’honorable Damaro Camara n’est pas levée, les magistrats ont décidé d’arrêter tout travail jusqu’à ce que cette revendication soit satisfaite. Et ce, à compter de la saisine de l’assemblée nationale ».

Mohamed Soumah


Libye : l’ONU annonce le maintien d’une conférence interlibyenne malgré un assaut contre Tripoli

L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a déclaré samedi que la conférence nationale prévue en avril en Libye serait maintenue, malgré l’assaut lancé par le maréchal Khalifa Haftar pour s’emparer de la capitale Tripoli.

« Nous sommes déterminés à organiser » cette conférence interlibyenne « à la date prévue », du 14 au 16 avril, « sauf si des circonstances majeures nous en empêchent », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Tripoli.

Jeudi, les forces fidèles au maréchal Haftar, homme fort de l’Est, ont lancé une offensive pour prendre Tripoli, où siège le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et dirigé par son principal rival Fayez al-Sarraj qui a ordonné à ses hommes de les repousser.

« Feuille de route »

La conférence nationale qui doit se tenir sous l’égide de l’ONU à Ghadamès, dans l’ouest de la Libye, est appelée à dresser une « feuille de route » à même de sortir le pays du chaos et d’une crise politique et économique sans précédent, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

« Les Nations unies vont rester au côté du peuple libyen et nous continuerons à œuvrer pour assurer le succès du processus politique, loin de toute escalade », a ajouté Ghassan Salamé. Il a réitéré l’appel du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres « à la désescalade et au retour au processus politique ».

Réunion en urgence à l’ONU

Antonio Guterres a achevé vendredi une visite en Libye, sa première depuis sa nomination à son poste en 2016, au cours de laquelle il a rencontré Fayez al-Sarraj à Tripoli et Khalifa Haftar à Benghazi (est). « Je quitte la Libye avec une profonde inquiétude et un cœur lourd », avait-il dit en quittant Benghazi, « espérant toujours qu’il est possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et dans ses environs ».

Réuni vendredi en urgence à huis clos, le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé aux forces du maréchal Khalifa Haftar d’arrêter leur offensive vers la capitale libyenne Tripoli, prévenant que cette action militaire menaçait la stabilité du pays. Le Conseil « a appelé les forces de l’ANL à interrompre tous les mouvements militaires », a indiqué à la presse Christoph Heusgen, ambassadeur d’Allemagne, à l’issue de la réunion

Par AFP


Algérie: le Parlement réuni mardi pour nommer le président par intérim

En Algérie le Parlement se réunit mardi 9 avril pour nommer un président par intérim. La décision a été prise à l’issue d’une réunion entre les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Problème, ces deux responsables, Mouad Bouchareb et Abdelkader Bensaleh, n’ont aucune crédibilité auprès de la population algérienne qui souhaite leur départ.

Acte I : mardi, députés et sénateurs devront d’abord officialiser la vacance du pouvoir.

Acte II : ils procèderont dans la foulée à la nomination du président par intérim. Comme le prévoit la Constitution, ce rôle revient au président du Conseil de la nation, le Sénat algérien, à savoir Abdelkader Bensaleh. Sa mission sera d’organiser une élection présidentielle dans un délai maximum de 90 jours.

Acte III : il faudra très certainement faire face à la colère de la rue.

Abdelkader Bensaleh fait partie du « système ». Vendredi, lors des grands rassemblements hebdomadaires, son nom était écrit sur presque toutes les pancartes : lui et tous les responsables du régime actuel doivent partir, ce n’est pas négociable.

L’une des principales revendications des Algériens est de lancer un processus de transition avec de nouveaux visages. Des responsables qui n’ont aucun lien avec le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika.

Cette situation est inédite, même si Abdelkader Bensaleh venait à renoncer à la présidence par intérim, le poste reviendrait au président du Conseil constitutionnel, mais lui aussi fait partie des parias.


‘‘Papa Koly a compris comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG’’, dixit Kassory au siège du RPG

Lors d’une visite surprise, ce samedi 6 avril, aux militants du RPG arc-en-ciel, à leur siège, le Premier ministre, Dr Ibrahim Kassory Fofana, a fait le tour de l’actualité.

L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part

Il a tout d’abord conseillé de ne pas faire « attention aux sirènes d’illusions qu’on écoute ces derniers jours. L’union de l’opposition, c’est une union qui n’ira nulle part. Nous saluons l’agrandissement des bases de notre alliance, la mouvance présidentielle. Nous saluons le retour à l’alliance de Papa Koly. Il a compris comme beaucoup avant lui, que la vérité c’est au sein du RPG. La vérité et l’avenir, c’est avec le Pr Alpha Condé. Ne cédons pas à la facilité. N’écoutons pas les histoires ici et là qu’on raconte dans les réseaux. La vérité c’est quoi ? La vérité est que le professeur Alpha Condé a tiré la Guinée des difficultés et est en train de donner à ce pays, à ce peuple, ce qu’il mérite. Je ne vais pas énumérer les acquis, tout le monde le sait. Mais pour ceux qui prétendent qu’on a rien fait, je demanderais de se souvenir d’où nous venons. Parce que l’évaluation correcte des situations suppose que vous partiez d’un point de départ, que vous évaluez à un point d’arrivée. Nous ne sommes pas à un point d’arrivée, nous sommes à un point d’étape. Mais on est heureux de pouvoir constater que tous les clignotants sont au vert ».

Quand vous écoutez les radios, vous lisez les réseaux sociaux, vous vous demandez si vous êtes en Guinée

« Quand vous écoutez les radios, vous lisez les réseaux sociaux, vous vous demandez si vous êtes en Guinée. Ceux qui parlent, ceux qui écrivent, rendent compte de ce qui n’est pas. Profèrent des contrevérités. Mais nous en tant que militants convaincus, cela ne doit pas nous perturber. Nous ne provoquerons personne, mais nous ne laisserons personne mettre le feu à la Guinée. Ce pays, c’est ce qui nous est cher à tous. Aujourd’hui nous avons un calme relatif, une sécurité garantie. Je puis vous dire au nom du Pr Alpha Condé que cette sécurité sera renforcée pour que les Guinéens et Guinéennes vaquent à leurs affaires sans que personne ne les dérange », a-t-il rassuré.

Alpha Condé est un grand homme

Avant d’informer que : « Le Pr Alpha Condé a délivré sur ces promesses par rapport à la Guinée. Il a délivré par rapport à son engagement panafricaniste. Ce n’est pas sans raison, que nous accueillerons demain, dans une ferveur militante, le président élu de l’Union africaine. Ce n’est pas sans raison qu’il vient en Guinée, présenter ses hommages et ses respects au Pr Alpha Condé, parce que le Pr Alpha Condé est un grand homme. C’est pour cela, je demanderais au militants du RPG, aux citoyens et citoyennes guinéens de se mobiliser pour réserver à notre hôte l’accueil qu’il mérite. »

Abdou Lory Sylla


Troisième mandat, ce sujet qui défraie la chronique (Par Mamoudou Mariam Tounkara)

Ce mardi de la dernière semaine de mars, je devais me rendre à Kaloum pour y travailler. Ce matin, je n’ai pu travailler à cause d’une panne technique. Pour ne pas rentrer d’aussitôt à la maison, je décide de faire une virgule dans un petit café exposé sur la ruelle menant au palais présidentiel en passant devant la bâtisse abritant le ministère de l’enseignement supérieur.

Si vous voulez savoir comment marche le pays, fréquentez les bars café et magbanas après avoir écouté les médias. Quelques minutes après mon installation pour observer ce mouvement humain qui inspire la démarche des fourmis magnats, arrive sur une veille KTM mon ami lichar ; puis, tour à tour s’installent trois autres concitoyens pour être finalement à cinq autour d’une table ronde de café bar. Pour taquin qu’il soit, lichar une fois fait sa commande de café commence à me harceler de questions. Sa première fut de savoir mon avis sur une éventuelle révision constitutionnelle. Je me rappelle lui avoir dit ceci :

La constitution est un texte sacré dans la vie d’une nation, d’elle dépend toutes les autres dispositions normatives. C’est elle qui détermine la nature du régime et la relation qui lie les individus à l’institution étatique. La constitution est pour l’État ce qu’est la bible et le coran pour le christianisme et l’islam. En tant que telle, la question la concernant ne saurait être abordée avec légèreté. L’homme est capable de défaire tout ce qu’il fait, à condition qu’il y’ait un maximum de consensus. Ce qui veut dire que je suis plutôt favorable à une éventuelle révision constitutionnelle.

Donc en claire, tu cautionnes la révision constitutionnelle par le président actuel ? Relance-t-il. Non, lui réponds-je. Si je suis favorable à une révision de la constitution actuelle, je suis systématiquement opposé à sa révision par le régime actuel pour la simple et unique raison qu’il ne vaut que ce que vaut cette constitution.

Entre cette constitution et ce régime, c’est comme l’eau et le corps qui se lave. En claire, la constitution est l’eau qui lave ce régime et non le contraire. Le prochain régime aura la mission dès ses premiers jours de proposer au peuple une révision. Cela empêcherait toute velléité de confiscation du pouvoir.

Comme tiqué par mon dernier propos, le concitoyen octogénaire qui était en notre compagnie récupéra la parole et s’exprima en ces termes : pourquoi ne voulez-vous pas laisser ce président terminer ses chantiers ? Parce que nous savons par expérience que les Guinéens sont forts dans le sabotage des initiatives de leurs prédécesseurs.

Doyen, lui réponds-je, c’est comme cela que nous fabriquons nos dictateurs. Ce qu’il a fait ou est en train de faire, toi et moi à sa place ferions peut-être mieux que lui, personne n’est indispensable. S’il a le souci d’achèvement de ses chantiers, qu’il désigne dans son camp quelqu’un pour qui sa majorité va voter pour accomplir ses désirs. Ne tuons pas la compétition, nous sommes près de douze millions d’âmes ; chacun peut quelque chose pour ce pays.

Pour terminer, retenons que ceux qui luttent pour un troisième mandat n’aiment point ce pays. Ils ne connaissent que leur intérêt égoïste, c’est comme des gens qui craignent que la fin du régime soit la fin de leur progrès individuel. Et pire, lorsque le projet sera exposé au grand jour, des Guinéens vont s’exposer, du sang sera versé, des âmes seront ôtées et inévitablement le pays va connaître sa guerre civile. Guinéens, le pire est évitable !

Mamoudou Mariam Tounkara, sociologue