La redaction

 

Ebola : C’est « parce que ça va mieux qu’il faut être vigilant » déclare Alpha Condé

« C’est justement parce que ça va mieux qu’il faut être vigilant » à propos de l’épidémie d’Ebola, a déclaré le président guinéen Alpha Condé en marge du Forum économique de Davos, en Suisse, dans un entretien à l’AFP.

Il a rejeté les questions d’ordre politique, en particulier son éventuelle candidature à la présidentielle prévue cette année.

« Pour le moment, j’ai une guerre à mener, c’est la guerre contre Ebola », a-t-il dit.

M. Condé avait assuré fin décembre que l’élection présidentielle dans son pays aurait effectivement lieu en 2015, malgré l’épidémie Ebola qui frappe encore durement cette nation pauvre d’Afrique de l’Ouest.

« Ca va mieux, mais c’est justement parce que ça va mieux qu’il faut être vigilant, pour arriver réellement au taux zéro », selon lui.

Le virus Ebola, plaie de l’Afrique de l’Ouest en 2014, a commencé à nettement refluer dans les trois pays les plus touchés – Liberia, Guinée et Sierra Leone -, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre de nouveaux cas de cette fièvre hémorragique, mortelle dans plus de 50% des cas, est retombé en janvier à son plus bas niveau depuis août en Sierra Leone et en Guinée, voire depuis juin pour le Liberia.

Cependant, la situation reste « extrêmement préoccupante » dans la région, a prévenu vendredi l’OMS, réclamant un soutien financier accru pour venir à bout de l’épidémie.

« Notre priorité à nous est ‘comment mettre fin à Ebola’, car tout dépend de là. Il faut voir comment peuvent être compensés les dégâts provoqués par Ebola sur notre économie et nos finances », a ajouté le président guinéen, qui plaide pour un effacement de la dette de son pays au Fonds monétaire international (FMI).

« Les conséquences sont extrêmement graves sur notre économie, sans compter que les hommes d’affaires ne viennent plus. Pour les contrats miniers que nous avons signés, les discussions se font par vidéo conférence. Et on a ouvert les écoles seulement lundi », a-t-il expliqué.

M. Condé, un ancien opposant qui a connu la prison, est le premier président démocratiquement élu de Guinée, ex-colonie française indépendante depuis 1958, dirigée jusqu’alors par des pouvoirs autoritaires.


Jim Yong Kim réitère à Davos, son intention d’appuyer la Guinée post-Ebola

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a réitéré son intention d’appuyer la Guinée dans son effort de reconstruction post-Ebola, en marge d’un entretien avec le président guinéen, Alpha Condé, lors du Forum de Davos en Suisse.
Selon les médias d’Etat, Kim et Condé se sont entretenus à Davos sur la situation de la crise sanitaire Ebola en Guinée et les programmes de reconstruction prévus pour la période post-Ebola.
Dans son intervention, Condé s’est réjoui du net recul de la propagation de l’épidémie en Guinée.

« Nous avons une bonne évolution sur le terrain », a-t-il confié ajoutant que le pays totalise à ce jour onze cas confirmés et neuf cas suspects.

Dans la foulée, Condé a exposé ses principales préoccupations notamment l’aide budgétaire sur trois années qu’il souhaiterait rendre disponible pour 2015, la mobilisation d’un budget de 100 millions de dollars pour le financement du barrage de Souapiti et le plan post-Ebola.

« On fera tout notre possible pour appuyer la Guinée », a de son côté confié le président de la Banque Mondiale.

Concernant la dette guinéenne estimée à 1,6 milliard de dollars, pour un service de la dette de 73 millions dollars en 2015 et un budget total de 1,2 milliard, la Banque mondiale se dit optimiste.

« Pour l’instant en ce qui concerne la Guinée, tout sera géré en fonction de l’urgence et la gravité qui me font dire qu’il faut œuvrer en tenant compte de tous ces paramètres, quitte à orienter vers la Guinée, des recettes allouées à d’autres pays ou secteurs », promet Jim Yong Kim.


CAN 2015: Cameroun-Guinée, une affiche rare

Les équipes du Cameroun et de la Guinée s’affrontent pour la première fois en match officiel depuis 1998, ce 24 janvier à Malabo, au premier tour de la CAN 2015. Pour l’occasion, les Camerounais pourront compter sur le retour de leur capitaine, Stéphane Mbia, tandis que les Guinéens récupèreront le buteur Seydouba Soumah.

C’est un mini-événement : les équipes du Cameroun et de la Guinée vont s’affronter pour la première fois depuis 2009 et une victoire 3-1 des Camerounais en amical. C’est même leur première confrontation en match officiel depuis 1998 et la CAN au Burkina Faso.

Les rencontres entre les deux sélections sont assez rares. Ce sera seulement la onzième, ce 24 janvier à Malabo, au premier tour de la CAN 2015.


Quel bilan pour le ministre Damantang de l’Enseignement technique ?

CONAKRY-Au cours d’une conférence de presse, le ministre  de l’enseignement technique  de  la formation professionnelle de l’emploi et du travail, Albert Damantang Camara  a étalé ce vendredi  son bilan de 2011 à nos jours et annonce les nombreux  défis à relever.

Dans son intervention, le ministre Damantang a indiqué qu’en  2012,  la création d’emploi se chiffrait  à deux cent soixante  six  mille  six cent  quatre vingt  huit. L’effectif  total des apprenants inscrits dans les institutions de formation technique et professionnelle était de 23 260 en 2010. Cet effectif est passé à 56 382 en 2013. Quant à l’évolution du nombre d’apprenants dans les écoles professionnelles, elle  est passée de +30% par an, pour la période précédant 2010 à plus de 75% par an depuis 2011. Et cette année  46% de  jeunes  filles  se sont lancées dans l’école professionnelle, a déclaré le ministre Damantang.

S’agissant de l’activité réalisée par son département, il a cité quelques nouvelles réalisations. A savoir : le centre de Formation Professionnelle de Beyla, de Lambanyi. Il promet la construction en 2015 de six écoles des arts et métiers.

Parlant du domaine du travail et de l’emploi,  le ministère a, selon Damantang Albert Camara, mis des meilleures mesures d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il annonce l’ouverture  de la première maison de l’emploi et des compétences, en Guinée.

Parlant des défis  à relevér le ministre souligne les points  faibles.  Il s’agit  du manque de ressources financières, la difficulté d’obtenir des matières d’œuvre, le retard dans la réalisation d’un certain nombre de projets ou encore la persistance sur les inscriptions frauduleuses et des occupations illégales d’espaces appartenant au METFPET.

Selon lui, beaucoup d’infrastructures  souffrent  du manque d’équipements. Le ministre évoque également des difficultés d’absorption.

Dans ses perspectives, le ministre Damantang explique le combat de son département,  est de faire en sorte  que le ministère  soit capable d’absorber tout le financement, qui lui est affecté.


Benin – Boni Yayi a garanti que les élections seraient bien organisées aux dates fixées

Au Bénin, les chefs de mission diplomatique ont échangé leurs vœux avec le président Boni Yayi, vendredi, au palais présidentiel. Il a bien sûr été question des élections, une source de tension l’an dernier et dont les dates ont finalement été fixées par la Cour constitutionnelle le 9 janvier. Le chef de l’Etat a assuré que ces dates seraient tenues.

« 2014 a été une année difficile, 2015 sera décisive pour la démocratie béninoise ». Ce sont les propos de l’ambassadeur d’Allemagne représentant le corps diplomatique dans ses vœux au chef de l’Etat, Hans Jörg Neumann.

« Deux élections importantes attendent le Bénin. Nous vous souhaitons beaucoup de succès pour ces enjeux importants. Nous décernons un satisfecit à tous les acteurs politiques, majorité comme opposition, qui ont tous fait preuve de maturité démocratique pendant les manifestations de 10 et 11 décembre. »

« Année difficile, nous le reconnaissons », a déclaré le président Boni Yayi. Ce dernier a également garanti que les élections seraient bien organisées aux dates fixées par la Cour constitutionnelle : « Je voudrais ici rassurer tout le peuple béninois et toute la communauté internationale que mon gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour que ces dates soient respectées, ceci à l’image de notre démocratie. »

Les élections législatives doivent avoir lieu le 26 avril et les scrutins municipaux, communaux et locaux, le 31 mai.


Arabie: le nouveau roi Salmane attend chefs d’Etat et dignitaires

Le roi Salmane d’Arabie saoudite devait recevoir samedi à Ryad plusieurs chefs d’Etat et dignitaires venus présenter leurs condoléances après la mort d’Abdallah, une démarche que le président américain Barack Obama effectuera mardi.

Le Premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande et le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif étaient notamment attendus dans la capitale saoudienne, comme le prince Charles de Galles, fils de la reine d’Angleterre.

Barack Obama rejoindra Ryad mardi, après avoir écourté un déplacement officiel en Inde qu’il entame dimanche.

Selon la Maison Blanche, le président américain a annulé une visite au Taj Mahal pour venir présenter ses condoléances « au nom du peuple américain ». Vendredi, il avait salué en feu Abdallah, un homme « sincère » et « courageux », et en l’Arabie un partenaire « précieux ».

L’alliance stratégique entre ces deux pays remonte à 1945 et s’est de nouveau matérialisée lorsque le royaume saoudien a rejoint l’an dernier la coalition anti-jihadistes menée par Washington.

Nombreux sont les dignitaires étrangers qui n’ont pu assister aux funérailles d’Abdallah, tenues vendredi à Ryad quelques heures après sa mort à environ 90 ans, à l’hôpital où il avait été admis trois semaines auparavant pour une pneumonie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, le président soudanais Omar el-Béchir et des chefs d’Etat du Golfe ont toutefois eu le temps de faire le voyage pour une cérémonie funéraire sans apparat.

Enveloppée dans un linceul crème, la dépouille Abdallah a été enterrée dans un cimetière public, sous une modeste pierre tombale.

Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et irakien Fouad Massoum sont arrivés à Ryad après ces humbles funérailles.

Le chef d’Etat du Gabon Ali Bongo Ondimba a lui été un des premiers à arriver samedi, selon des médias officiels saoudiens.

Le nouveau souverain Salmane, âgé de 79 ans et qui souffre de problèmes de santé, a reçu l’allégeance symbolique des Saoudiens, comme le veut la tradition.

– ‘Chemin droit’ –

Le prince héritier Moqren était à ses côtés, se faisant lui aussi baiser la main par des centaines de sujets venus jurer « obéissance et fidélité ».

Des cérémonies similaires sont également prévues samedi et dimanche soir.

Dans son premier discours en qualité de roi, Salmane a affirmé vendredi qu’il maintiendrait le cap fixé par son défunt demi-frère et les souverains avant lui.

Le royaume ultra-conservateur sunnite, berceau de l’islam et gardien des deux principaux lieux saints musulmans (La Mecque et Médine), est le premier exportateur de pétrole au monde et un acteur clé au Moyen-Orient, resté à l’abri des bouleversements qui ont secoué la région depuis 2011.

« Nous resterons, avec la force de Dieu, sur le chemin droit que cet Etat a suivi depuis sa création (…) », a dit Salmane, dont la première décision a été de nommer son neveu et ministre de l’Intérieur Mohammed ben Nayef, 55 ans, comme futur prince héritier, deuxième dans l’ordre de succession.

– Critiques d’Amnesty –

Ces propos ont été interprétés par les marchés pétroliers comme une assurance que l’Arabie saoudite ne modifiera pas sa politique énergétique.

Le chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole défend fermement le maintien à son niveau actuel de la production du cartel, au risque de voir s’accélérer la vertigineuse chute des prix du brut (-50% depuis juin).

Sous Abdallah, l’Arabie s’était par ailleurs engagée dans la lutte contre les groupes jihadistes. Ses partenaires au sein de la coalition internationale lui ont rendu hommage. Certains, comme le Premier ministre canadien Stephen Harper, voyant en lui « un ardent défenseur de la paix ».

S’il a exercé une très forte influence au plan régional, le roi défunt a aussi été critiqué pour sa politique en matière des droits de l’Homme dans un pays où l’on applique la loi islamique (charia) avec rigueur et où les femmes ne peuvent toujours pas conduire.

Amnesty International a ainsi dénoncé vendredi un régime « insensible aux droits de l’Homme » et accusé l’Occident de couvrir cette politique en raison du poids pétrolier du royaume et de son soutien dans la lutte contre les jihadistes.

Les cas du blogueur Raef Badaoui, condamné à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet pour « insulte à l’islam », et de deux militantes, déférées devant un tribunal antiterroriste car l’une a voulu entrer dans le pays en conduisant, ont récemment provoqué un tollé international.


Journal Télévisé RTG – koloma – 23.01.2015


Le Ministère des TP dresse son bilan de l’année 2014

Conakry – Le Ministère des Travaux Publics (MTP) a, au cours d’une Assemblée générale tenue, mercredi 21 janvier dans l’enceinte dudit ministère, procédé à la présentation du bilan des activités réalisées durant l’année 2014, ainsi que les perspectives pour 2015.

D’entrée de jeu, la Secrétaire générale des TP, Hadja Oumou Camara a indiqué que dans le domaine de la réhabilitation et la construction de routes interurbaines, plusieurs projets ont été lancés ou achevés en 2014, dont entre autres, la poursuite des travaux de la route transnationale, Labé-Sériba-Madina Gounass ; la poursuite et l’achèvement des travaux de semi-réhabilitation de la Route Nationale (RN), Mamou-Dabola ; le lancement des travaux de construction du pont Kaaka (Coyah) et la poursuite des travaux de semi- réhabilitation de la RN, Mamou-Faranah.

Egalement, le lancement des travaux de réhabilitation de la RN, Kissidougou-Gueckédou ; le démarrage des travaux de réhabilitation de la RN, Kankan-Kissidougou ; le lancement des travaux de construction de la route Kankan- Mandiana-fleuve Sankarani ; la poursuite des travaux de réhabilitation de la route PK36-Coyah ; le démarrage et l’achèvement du pont Diamanda, axe Kankan-Beyla, a-t-elle ajouté.

La Secrétaire générale des TP a fait état aussi du bitumage de voiries dans la ville de Conakry et plusieurs autres villes de la Guinée, ainsi que l’achèvement des travaux de réhabilitation de 234 Km de routes préfectorales et communautaires.

Dans les perspectives, Hadja Oumou Camara a annoncé le démarrage en 2015, des travaux de construction des ponts sur le fleuve Milo à Kérouané et sur Koussi à Télémélé ; le lancement des travaux de construction de la route transnationale, Lola (Guinée) et Danané (Côte d’Ivoire) ; la construction de la route Coyah-Farmoriah ; le démarrage des travaux de bitumage de la ville de Gueckédou ; le démarrage des travaux de la RN2, PK53-Gueckédou- Kondembadou.

Toujours dans les perspectives, Mme Camara a cité la construction d’un pont de 53 mètres linéaires (ml) entre les préfectures de Kouroussa et Dinguiraye sur le fleuve Tinkisso ; la réalisation d’un pont de 52 ml à Koyama (Macenta) entre la Guinée et le Libéria, ainsi que la construction et la réhabilitation d’environ 300 Km de routes préfectorales et communautaires.


JT RTG koloma 22 -01- 15


«Le 22 janvier ne doit pas être utilisé pour régler des comptes politiques», a estimé le président du CNOSCG

Conakry- Le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Dansa Kourouma, a estimé que la date du 22 janvier, choisie par l’opposition dite républicaine pour organiser un meeting au Stade municipal de Bonfi, ne doit pas être utilisée pour régler des comptes politiques.

«Le 22 janvier, c’est une date qui ne doit pas être récupérée par l’opposition. Parce que le 22 janvier, le Conseil national des organisations et le syndicat, à l’appel du mouvement social guinéen, se sont soulevés contre la manière de faire de leurs dirigeants. Nous avons demandé au gouvernement de consensus, la nomination d’un premier ministre. Et nous avons imposé aux autorités d’alors, des réformes», a rappelé le président du CNOSCG.

C’est en substance qu’’il dira que la date du 22 ne doit pas être utilisée pour régler des comptes politiques. Dans ce contexte, le citoyen Dansa pense :

«Nous n’allons pas obliger les partis politiques de nous entendre, mais nous avons l’obligation de dire la vérité. Quand il s’agit de l’opposition ou du pouvoir, les uns font la mauvaise foi, les autres font la sourde oreille. Il est difficile de construire la paix quand on ne dialogue pas. Il est difficile de
construire la paix quand on s’écoute pas», a-t-il souligné.

Dans ce climat politique peu tendu, Dansa Kourouma s’interroge ainsi
sur le rôle de l’Assemblée Nationale et du Conseil Economique et
social.

«Les militants des partis politiques sont des citoyens de ce pays. La société civile s’adresse à eux. Elle les appelle à la retenue. Car, la liberté, la démocratie n’est pas synonyme de démesure. La démocratie n’est pas synonyme d’excès», a-t-il noté.

Le président du CNOSCG a, en outre, mis l’accent sur l’éducation des militants. Pour lui, la Guinée manque de griffes pour enraciner cette valeur.

«Nous sommes un pays où les maigres actions que nous menons dans le cadre de l’éducation civique, proviennent de l’appui des partenaires extérieurs. La Guinée n’a pas encore pris au sérieux la question de citoyenneté et d’éducation civique, contrairement à d’autres pays qui ont une Société civile plus dynamique, des citoyens mieux informés et éduqués», a déploré M. Kourouma.

Le président du CNOSG n’a pas manqué de faire appel à la responsabilité de l’Etat et d’interpeller la conscience des dirigeants, pour une Guinée unie et forte.