Choc toxique: les tampons bio et les coupes menstruelles inefficaces?

Les règles concernent 51 % de la population mondiale, mais c’est pourtant un sujet très peu étudié. Souvent pointés du doigt comme dangereux, car ils peuvent provoquer des chocs toxiques, les tampons sont de plus en plus concurrencés par les coupes menstruelles, considérées comme plus saines. Mais une étude parue dans la revue scientifique Applied and environemental microbiology montre que ces dernières ne le sont pas forcément plus que les protections classiques.
Le choc toxique est une affection rare mais qui peut être mortelle. Provoqué par une bactérie, le staphylocoque doré, il peut être provoqué chez les femmes qui ne changent pas suffisamment souvent de tampon hygiénique.
Depuis quelques années, des méthodes alternatives de protection sont apparues : tampons en coton biologique, coupes menstruelles… Elles ont la réputation d’être plus sûres que les méthodes classiques.
Cette étude de la revue Applied and environemental microbiology, la première du genre, démontre le contraire. Les tampons bio ne présentent pas moins de risques et les coupes semblent même les accroître.
Tout est question d’air. Pour se développer, les staphylocoques ont besoin de respirer. Qu’ils soient en coton bio ou non, les tampons leur en laissent peu l’occasion, car il y a très peu d’air entre leurs fibres. Les coupes menstruelles en revanche en laissent passer plus.
La seule solution est donc de ne pas laisser le temps aux staphylocoques de se développer. Pour cela, une seule méthode est efficace : quel que soit le moyen de protection utilisé, il faut le changer, le nettoyer régulièrement et le stériliser s’il s’agit d’une coupe.
Par RFI






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