Des barrages clandestins érigés entre N’zérékoré – Diécké et N’zérékoré -Yomou, les usagers de la route menacent !

N’zérékoré, 07 sept (AGP)- Des agents de la Compagnie de la Gendarmerie Départementale en poste à N’zérékoré ont érigé des barrages clandestins sur les axes N’zérékoré – Diécké et N’zérékoré – Yomou, dans le but d’arnaquer les paisibles populations, empêchant ces derniers à vaquer à leurs occupations quotidiennes, rapporte le correspondant régional de l’AGP.

Ces barrages, apprend-on, sont érigés dans cette zone forestière pour faire face à la persistance des tontines entretenues par la Gendarmerie routière dans cette localité. Une réelle menace pour les détenteurs d’engins roulants.

Actuellement, la ville de N’zérékoré est ceinturée par 04 barrages de la Gendarmerie routière. Deux de ses entrées, N’zérékoré – Diécke et N’zérékoré -Yomou ont des barrages spéciaux. Là ce sont des motos de chasse hors d’usage qui sont à l’extrémité, en plus l’un de ces barrages comprend 06 bambous chinois longs de 5m. Et pour canaliser tout le monde, y compris le piéton, ces bambous sont déposés sur les guidons de la moto à l’effet d’atteindre l’objectif visé.

Sur ces lieux, il y a au moins 08 à 09 agents de la Gendarmerie qui portent rarement des badges, des galons, et la route est barrée par les bambous. Trois de ces agents sont au milieu de la route. Piétons, détenteurs de motos, de voitures et de camions, chacun a un quota à payer. Un montant qui n’est jamais orienté au Trésor Public guinéen. C’est de l’arnaque pur et simple.

Les chauffeurs de taxis versent, en aller et retour, 10 milles francs guinéens, des voitures 15 milles francs, les montants donnés par les chauffeurs de camions est fonction de la charge.

À noter, que les équipes de la Gendarmerie routière de chacun de ces deux barrages comprennent un chef de poste, un secrétaire qui prend les numéros des engins, un chargé d’interview ou de vérification des pièces.

Curieusement, chaque jour qui passe, on enregistre des assassinats ou des vols et même des braquages à N’zérékoré. Puisque ces faits sont souvent dénoncés jamais réprimés, certains gendarmes affirment qu’ils sont fidèles au compte-rendu.

Alors, les détenteurs d’engins roulants à N’zérékoré  menacent de réagir aussitôt que possible en chassant ces gendarmes de ces lieux devenus une vache laitière pour eux.

Selon certains officiers de la Gendarmerie, ces lieux ne sont ni stratégiques encore moins des frontières.

AGP/07/09/017           NM/AS/TB/ST

 






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