Disparition : décès de l’écrivain et journaliste Pierre Cherruau

Grand reporter et écrivain, Pierre Cherruau est décédé samedi 11 août dans des circonstances tragiques.

Pierre Cherruau est mort samedi 11 août à l’âge de 48 ans, au CHU de Pellegrin, à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Dans l’après-midi, alors qu’il passait des vacances en famille dans la région, Pierre Cherruau s’est jeté à l’eau pour porter secours à son fils de 10 ans, emporté par une mer agitée. L’enfant a été secouru, mais son père a été emporté par un courant de baïne. Lorsque les secours sont arrivés, Pierre Cherruau était déjà en arrêt cardio-respiratoire, rapportent nos confrères de Sud-Ouest. Il a succombé quelques heures plus tard.

Formé à Sciences Po Bordeaux et au Centre de formation des journalistes (CFJ), Pierre Cherruau, né à Dunkerque dans le nord de la France, a démarré sa carrière au Nigeria en tant que journaliste indépendant. Il écrira alors pour Le Monde et Télérama, notamment. Il a rejoint la rédaction de Courrier international, à la fin des années 1990. Il avait également été à l’origine, avec Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde, du lancement du site Slate Afrique. Il a par la suite collaboré à de nombreux titres de presse francophone, dont Jeune Afrique.

L’attachement au Nigeria

Son travail de journaliste a alimenté une foisonnante production littéraire. Nena Rastaquouère, son premier roman, publié en 1997, se déroule au Nigeria. Dans De Dakar à Paris : un voyage à petites foulées, roman de voyage, il comptait ses rencontres au fil d’un parcours le long de l’Atlantique qu’il avait choisi de faire à pied, en empruntant les chemins de traverse.

S’il était un familier de l’actualité politique, sociale et culturelle de nombreux pays du continent, et en particulier du Sénégal qui tenait une place particulière dans sa vie, Pierre Cherruau a toujours été fidèle à sa passion première, le Nigeria.

Il n’a jamais cessé de scruter les soubresauts sécuritaires, les déchirements meurtriers entre chrétiens et musulmans et les aléas chaotiques de la vie politique nigériane. Il a aussi toujours eu à cœur de suivre avec appétit la vibrionnante vie culturelle et médiatique de la patrie de Fela Kuti et Nollywood, en rendant compte dans ses articles comme dans ses livres.

Par Jeune Afrique






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