GUINEE : les journalistes sont-ils tous professionnels ?

L’information a toujours joué un rôle prépondérant dans la société humaine. C’est pourquoi elle se taille, de nos jours, une  place de choix dans la démocratie que  la Guinée essaie d’assoir et de consolider. Mais  cette information  qui, d’après l’autre, est « l’histoire au présent » doit-elle  être insalubre ? Peut-on la modifier pour les besoins de la circonstance ?

Si  la Guinée a fait un pas, aussi petit soit-il,  dans la démocratie ces dernier temps, c’est quelque part grâce à une presse dynamique qui, malgré des moyens limités, s’est dépensée pour mettre le pays à jour. Il y a eu de grand journalistes et il y en a encore qui ne cessent de  s’investir pour faire la promotion de la  Guinée sur le plan politique et socio-économique, dans un élan « d’afro-optimisme ». Mais les journalistes sont-ils tous des professionnels ? Ou plutôt il y aurait-il des mercantilistes et des confusionnistes ?

L’analyse montre que, si certains sont dévoués à rapporter fidèlement les faits, d’autres, pour des raisons personnelles ou pour  se faire de l’audience, cherchent à mettre à mal les Guinéens entre eux, au lieu d’apaiser les esprits et de participer à la consolidation de la paix. Il convient de se méfier de ces pamphlétaires, qui sont des hommes de styles et non de sens. Ils sont par nature partiaux, donc partiels.

Un journaliste ne doit pas avoir pour souci majeur de dresser à la hâte et de façon alarmante un catalogue des insuccès ou des échecs d’un pouvoir, en négligeant ses réalisations les plus évidentes. Il ne doit pas avoir pour unique ambition de saboter et de sacrifier ainsi placidement sur  l’autel de la liberté d’expression les efforts les plus généreux de ce pouvoir. Il se doit, pour le bonheur du peuple et pour sa propre crédibilité, de faire une critique objective, sans passion ni détour.

Rappelons que la presse  est « un pouvoir sans palais », et que la réussite de la Guinée dépend, dans une large mesure, de la presse, porteuse du concept de bonne gouvernance et du respect des droits de l’homme, qui sont des facteurs de la croissance positive.

Ibrahima Yattara Docta, analyste politique et chroniqueur






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