Guinée : n’est-ce pas un signe de peur quand l’un des premiers (flics) du pays entre en politique ? (Opinion)

Chez nous, il est de notoriété publique, de dire que la politique serait devenue le quotidien des Guinéens sans pour autant qu’ils n’en tirent le bénéfice nécessaire s’agissant l’analyse de la stabilité du pays, un facteur, s’il est touché, pourrait nous faire retourner en arrière.

17 octobre 2018, ancien ministre délégué à la Défense nationale, puis ministre d’État à la sécurité et la protection civile, Me Abdoul Kabèlè Camara, annonçait son entrée officiellement en politique, sous les couleurs du Parti, Rassemblement guinéen pour le développement (RDG) ; mais en même temps, il oubliait qu’il était celui qui avait les clés de la sécurité nationale du pays, en lien avec les services de renseignements, c’est-à-dire qu’il en était le premier (flic) du pays et que tout le monde le craignait, (ministre de la Défense nationale, ministre de la sécurité).
Aujourd’hui dans l’opinion, on le laisserait faire sans que personne, ni de la mouvance et de l’opposition, n’observe de cet état de fait. Et alors que personne ne peut envisager à présent ce qui pourrait advenir en 2020 ; notamment en termes de mutation politique ; si les nerfs des hommes politiques ne pouvaient pas se lâcher involontairement pour s’engouffrer dans des désinvoltures ; mettant à la place publique des secrets d’enjeux nationaux.

C’est cette observation qui nous fait dire aujourd’hui de relancer le débat, quant à l’entrée en politique de celui qu’on pourrait appeler le premier « flic » du pays, Me Abdoul Kabèlè Camara.

MorikenDeen






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