Insalubrité / Pour débarrasser Conakry de ses ordures, le gouvernement doit racheter au comptant celles-ci aux ménages …

Conakry, la mégalopole guinéenne avec ses 3.6 millions d’habitants, produirait quotidiennement 8000 tonnes d’ordures ménagères que l’on retrouve dans la nature. Elles  obstruent les caniveaux, jonchent les rues et les terre-pleins, rétrécissent par endroits la chaussée ; et comme cerises sur gâteau, les carrefours se sont mues en dépotoirs à ciel ouvert dégageant des odeurs insupportables. Face à cette menace sanitaire due l’insalubrité généralisée, toutes les autorités confondues de la République signeraient ainsi leur échec sans précédent de la gestion de ces ordures. Indignés par ce constat amer, des citoyens poussent leur coup de gueule et proposent des solutions…

DIALLO Mamadou Sara, ingénieur-chimiste en quête du premier emploi s’insurge : On dirait que l’on vit dans un  no man’s land  ou dans une pétaudière, la jungle. On retrouve les ordures partout à Conakry, cette proximité d’avec les immondices expose les populations à de potentiels risques de maladie. Comme le gouvernement a affiché ses limites et son incapacité dans la gestion de celles-ci, privatisons-la en la confiant à une entreprise spécialisée pour rendre propre notre capitale ».

« Pour débarrasser Conakry de ses ordures, le gouvernement doit racheter au comptant celles-ci aux ménages ou à toutes autres personnes qui les déposeraient  sur un site indiqué servant de dépotoir, et la ville sera nickel. », indique Sidibé Mariama, infirmière.

LOUAH Séraphin, gérant de tripot : « Si les habitants de Conakry évitaient de jeter çà et là les ordures, la ville sera propre. Conakry n’est pas sale, ce sont les Conakrykas qui sont sales »

À quoi servent réellement les opérations d’assainissement de la ville de Conakry le dernier samedi de chaque mois initiées par Dr. KAS ?  Sans coup férir à un coup de bluff comme on en a coutume au pays de Kôrô Alpha.

BAYO Ibrahima Kalil






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