Kindia abrite un atelier de formation sur la gouvernance minière

Depuis ce matin, se tient dans un réceptif hôtelier de Kindia, l’atelier de formation des journalistes sur la gouvernance minière. Organisé par Wassolon Agency communication (WAC), en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie, l’atelier de trois jours vise à mettre à la disposition des médias les informations leur permettant de mieux cerner le secteur minier en Guinée. L’idée étant qu’à l’issue des échanges, les participants à la formation, véritable interface entre les populations et les autorités, puissent dorénavant aborder les questions touchant au secteur minier, avec le moins de méconnaissance ou d’approximation possible.

D’ailleurs, dans son discours de circonstance, Aboubacar Diallo, le Directeur général de Wassolon Agency Communication (WAC), a mis l’accent sur la nécessité de la formation. Pour cela, il a cité tout d’abord le philosophe allemand, Friedrich Nietzche, selon lequel : « rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation ». A la suite de cette pensée, Aboubacar Diallo renchérit :

Lorsqu’un esprit humain, fut-il savant, n’est pas constamment nourri, abreuvé de savoir, de connaissances nouvelles, il ne peut prétendre aux métiers d’enseigner et d’informer.

Le conformisme auquel fait référence Nietzche, guette de nos jours, plus d’un d’entre nous, s’il ne s’est déjà installé durablement en nous, nous rendant paresseux, peu enclins à l’impérieuse nécessité de remise en question permanente et celle de quête permanente de savoirs nouveaux, de savoir tout court.

Dans le métier qui est celui que nous avons choisi d’exercer, (…) il n’y a pas pire ennemi que le faux sentiment qu’on a souvent de tout connaître et ainsi de pouvoir parler de tout, aux autres, parmi qui, il y a l’élite spécialiste de chaque domaine du savoir. C’est ce danger qui semble happer de nos jours, notre profession. Ayons le courage de le dire.

Je dis ici cela, parce qu’en Guinée particulièrement, plus d’entre nous qui avons choisi le métier d’informer, parce que justement prétendant tout connaître, tout savoir, avons pris l’habitude, tous les matins à travers les émissions que nous tenons, à travers les articles que nous produisons, de parler de tout, de commenter tout, tels des experts en tout. Je dis ici que nous faisons erreur, que nous nous gourons dans de grandes largeurs.

C’est faux, nous ne sommes point des experts en tout. Il y a besoin, que dis-je, il y a urgence pour nous, de nous remettre en question, de bousculer nos vieilles et mauvaises habitudes, mais aussi nos limites. Oui, nous sommes limités, nous devons apprendre, nous devons nous former, nous devons nous cultiver.

Quant à lui, Aboubacar Kourouma, le Directeur général du Bureau de stratégie et de développement (BSD) du ministère des Mines et de la Géologie, a tout d’abord rappelé l’importance et le rôle que joue le secteur minier dans le développement socio-économique de la Guinée. « (Il) est considéré dans le document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) comme un des secteurs porteurs de croissance et le Plan National de Développement Economique et Social(PNDES) le qualifie de secteur transformateur de l’Economie Nationale. Toute chose qui justifie l’attente légitime des populations », relève-t-il à propos. Puis, s’adressant en particulier aux journalistes participants, il a insisté sur le rôle crucial qui, selon lui, est celui de la presse par rapport au secteur stratégique des mines en Guinée: « en tant que détenteurs privilégiés de la plume et de la parole, communicateurs par excellence, vous avez pour noble mission de véhiculer les messages, d’informer et de sensibiliser les « sans voix » sur les potentialités du secteur, les enjeux et défis, les attentes, les politiques, plans, programmes en vigueur dans cet important secteur qui conditionne dans une large mesure l’avenir économique de notre beau pays dans le cadre d’un développement durable ».

D’où, selon lui, la nécessité de les former et les informer sur la « chose minière ». Car, conclue-t-il : « pour bien informer, il faut être bien formé ».

Boubacar Sanso BARRY






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