Les emballages perdus en polyéthylène, un fléau environnemental.

 

Dans une ruelle de Matoto-centre, une brebis suffoque et se roule dans la poussière. Le berger qui la menait pâturer panique et accourt voir. Elle étouffe pour avoir ingurgité un emballage en plastique qui contenait des épluchures de patates et fini par rendre l’âme.

Ces emballages qui nous facilitent le transport et la conservation de certains de nos produits s’avèrent néfastes pour notre santé, voire pour notre survie, celle de nos animaux domestiques et celle des espèces aquatiques. Ils constituent un frein pour l’émergence agricole aussi. Pour se dégrader il leur faut des siècles, rendant ainsi les sols incultes. Ils obstruent les caniveaux ce qui crée des inondation pendant les périodes de  fortes pluies.

Madame DIAWARA est la Directrice générale du l’Office National du Contrôle  Qualité de Matoto : « Concernant les emballages, nous avons constaté que dans certaines préfectures et à Conakry, notamment dans la préfecture de Siguiri où nos missionnaires furent émus en voyant répandu dans la ville ces emballages d’eaux dans la nature à perte de vue. À ce jour, le département de l’environnement est en train de prendre des dispositions. Nous pour un premier temps, en tant que service technique s’occupant de la qualité, avons à tous les niveaux, dans toutes les préfectures, organisé des journées de sensibilisation sur la gestion de ces emballages en plastique. Le département de tutelle qui est celui de l’Environnement est aussi en train de prendre des dispositions pour règlementer le secteur en matière de plastique. Parce que l’important à l’image des autres pays, il faut utiliser des emballages en plastique biodégradable. Ceci nous permettra de diminuer la pollution. Mais actuellement, c’est la sensibilisation qui peut nous aider ».

« L’humanité s’était donné rendez-vous à Paris en fin 2015 pour la COP21, afin de trouver des solutions pour revoir à la baisse le taux de pollution pour préserver notre existence par rapport à cette pollution qui ne dit pas son nom. Si nous ne changeons pas de comportement vis-à-vis de la nature, ce sera la catastrophe », se plaint Diallo Sadio, planteur.

BAYO Ibrahima Kalil, tél : 622 0211 475  é 654 207 414

 






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