Mondial 2018: face à la Colombie, le Sénégal porte les espoirs de l’Afrique

L’équipe du Sénégal affronte celle de la Colombie, ce 28 juin à Samara, dans le groupe H de la Coupe du monde 2018. Les Sénégalais sont les derniers représentants africains à pouvoir encore se qualifier pour les 8e de finale. Ils portent les espoirs de leurs supporters mais aussi des amateurs de football du continent.

Depuis 1986, il y a toujours au moins une équipe africaine au second tour de la Coupe du monde de football. Cette série va-t-elle prendre fin à l’occasion de l’édition 2018 en Russie (14 juin-15 juillet) ? Désormais, seul le Sénégal peut encore accéder au second tour du Mondial russe, suite à l’élimination du Nigeria, après celles de l’Égypte, du Maroc et de la Tunisie. Tous les espoirs des amateurs de ballon rond du continent reposent donc sur les « Lions de la Téranga ».

« Je pense que ça doit davantage être une chose positive plutôt que de la pression, lance le défenseur sénégalais Kalidou Koulibaly, à la veille d’un match décisif face à la Colombie, dans le groupe H du tournoi. On sait qu’on a tout le continent derrière nous. On sait aussi qu’on est capable de le faire. Cette situation doit donc être considérée de manière positive. On sait qu’on a déjà 15 millions de Sénégalais derrière nous. A nous de porter haut les couleurs du Sénégal et de l’Afrique durant cette Coupe du monde ».

« La confiance est là »

Pour parvenir à ses fins et imiter l’équipe du Sénégal de 2002 – qui, elle, était allée jusqu’en quarts de finale du Mondial – les « Lions » de 2018 n’ont besoin que d’un petit point face aux Colombiens, ce 28 juin à Samara. Ce match nul leur permettrait en effet de s’assurer une des deux premières places du groupe H, même si ce serait évidemment plus simple de battre une Colombie revigorée après un succès 3-0 face à la Pologne.

« Je n’ai aucune raison de penser aujourd’hui que le Sénégal ne peut pas se qualifier, lance son sélectionneur, Aliou Cissé, après un succès 2-1 face aux Polonais et un nul 2-2 face aux Japonais. On est dans le bon tempo. La motivation est là. La confiance est là. On sait qu’il va falloir être présent durant 95 minutes pour vraiment rentrer encore plus dans l’histoire. Nous sommes vraiment déterminés ».

En ce qui concerne la force mentale et la volonté, José Pékerman, sélectionneur de l’équipe de Colombie, assure toutefois que ses protégés ne sont pas en reste : « Ce sera un match très difficile à jouer. Très difficile ! Parce qu’on va y jouer la qualification, parce qu’il va y avoir de la pression, il va y avoir de la tension… et le résultat est incertain. Il va falloir vivre avec ça et nous, au moins, on a l’avantage d’être déjà passés par là. On va voir comment le Sénégal se comporte dans un match différent des autres. Et ça, je crois que c’est un peu l’inconnue de ce match : qui est le plus capable de faire face à ce genre de situation ? »

«Le jeu de la Colombie ressemble beaucoup plus au nôtre»

Question style de jeu, celui de la Colombie est peut-être plus adapté à celui pratiqué par le Sénégal, à en croire le milieu de terrain Alfred Ndiaye. « C’est un autre football que celui du Japon, assure-t-il. La Colombie est une équipe beaucoup plus physique, qui va beaucoup plus vite vers le but, qui a un jeu beaucoup plus vertical. Son jeu ressemble beaucoup plus au nôtre. Ils ont aussi des joueurs qui vont très vite sur les côtés. Mais on le sait et on le sera prêt ».

Les Colombiens, eux, doivent gagner pour se qualifier, après leur défaite 1-2 face au Japon, lors de la première journée.

Par David Kalfa






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