Négociations sur les 8 millions de salaire de base des enseignants : Le SLECG de Soumah met la pression.

Comme prévu, le syndicaliste Aboubacar Soumah et ses alliés se sont réunis pour la 4e fois ce mardi, avec les représentants du gouvernement dans le cadre de l’ouverture d’un couloir de négociation sur les 8 millions de salaire de base pour les enseignants. Mais le moins que l’on puisse dire de cette rencontre, c’est que les lignes n’ont pas bougé. Conséquence, le syndicat menace de reprendre la grève.

‘‘Le gouvernement campe sur sa position selon laquelle, ce n’est pas possible de donner les 8 millions. Nous enseignants aussi, nous avons dit que nous exigeons les 8 millions compte tenu du fait que les services de recette fonctionnent à plein temps’’, a fait savoir Oumar Tounkara au sortir de la salle.

Selon lui, aucune proposition ne leur a été faite par le gouvernement. ‘‘Nous n’avons pas non plus fait de propositions. Nous avons demandé 8 millions comme salaire de base compte tenu du coût de la vie… Les préalables non plus ne sont pas satisfaits parce que les homologues n’ont été remis à leurs postes et les syndicalistes arbitrairement mutés de l’université de Kindia non plus n’ont pas été retournés à leurs postes’’, dit-il.

‘‘Nous sommes obligés de faire un compte rendu à nos mandants et ce que la loi prévoit en cas de non-satisfaction, parce que depuis 20 jours nous sommes là, le dernier recours en matière de revendication c’est la grève’’, a-t-il déclaré.

Avant de menacer : ‘‘si nos revendications ne sont pas satisfaites, aucune proposition n’est faite allant dans le sens de la satisfaction de nos revendications, nous allons nous retrouver et prendre la décision qui s’impose.’’

De son côté, le médiateur des négociations entre gouvernement et syndicat, Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, dit avoir invité les deux parties à la retenue pour qu’enfin une solution soit trouvée au problème : ‘‘Avant qu’on ne se sépare, j’ai demandé à la partie gouvernementale et à la partie syndicale de réfléchir sur leurs positions et de consacrer la journée de demain à cette réflexion-là. Donc nous nous retrouverons le jeudi à 10h pour continuer les discussions… Quand on est en discussion, il y a toujours de l’espoir. Ce que la loi dit en pareille circonstance, en tant que médiateur, je dois m’en occuper et c’est ce que je suis en train de faire… je ne vais pas préjuger d’un éventuel échec demain, je suis là pour apporter des solutions, donc il faut aller jusqu’au bout.’’

Mohamed Kaba Soumah






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