La grève du Camarade Soumah et le gouvernement de notre fameux professeur (Par Ibrahima Kandja Doukouré, New York)

Notre professeur du Droit International Économique nous a dit : « Les rapports de forces ont toujours caractérisé les relations internationales ».

En d’autres termes, les rapports de forces, les moyens de pression, caractérisent même les négociations ou les dialogues entre les politiciens, entre les acteurs d’un même pays ou entre l’Etat et une partie du peuple, comme les syndicalistes.

Ainsi, chaque partie fait toujours en sorte d’être en position de force ou avoir le maximum de pression sur l’autre partie, dans le but de lui imposer ses vues ou la pousser à faire le maximum de compromis dans un dialogue ou une négociation.

D’ailleurs, c’est l’une des raisons qui poussent notre infatigable opposition à être têtue dans ses marches stupides, pour être dans une position de force ou avoir le maximum de pression sur la mouvance présidentielle, même si l’histoire risque de lui donner tort. Un politicien peut utiliser un moyen de pression jusqu’à ce que cela ne crée pas plus de problèmes à ses compatriotes, car dans le cas contraire, il peut dire adieu aux électeurs ; sans les électeurs, il ne remporterait aucune élection. C’est pourquoi, elle n’a gagné aucune élection depuis huit (8) ans, et risque de ne rien gagner dans les circonstances actuelles.

Par ailleurs, il y a quelques mois que notre syndicaliste Soumah et son groupe avaient mis le gouvernement dos au mur, car ils étaient en vraie position de force et avaient le maximum de moyens sociaux de pression sur lui. On était dans une grève illégale, nous disait le gouvernement, qui ne voulait absolument pas entamer les négociations avec ce monsieur ; mais les élèves dans la rue, les destructions et les violences qui les accompagnent ont poussé notre fameux professeur à inviter même Camarade Soumah à la présidence. Le calme était donc revenu dans la cité et les affaires avaient repris leur cours normal.

Malheureusement, notre Camarade qui n’avait pas très bien compris les raisons qui ont poussé le gouvernement et le chef de l’État à l’inviter à la présidence, vient de lancer une nouvelle grève avec les revendications qui n’ont aucune chance d’être écoutées, car elles sont fantaisistes, n’a apparemment aucun moyen de pression, n’est dans aucune position de force, et ainsi, ne pourrait guère rien imposer à l’autre partie.

Une autre raison qui a fait que notre Camarade et son groupe ont probablement perdu leurs moyens sociaux de pression sur le gouvernement et que les forces sociales ont estimé sans doute qu’elles avaient été trahies par les syndicalistes qui les avaient, à un moment donné de leur lutte commune après l’augmentation du prix de l’essence à la pompe par le gouvernement, laissé tomber en faisant cavalier seul. Ils avaient abandonné les forces sociales à l’époque, pour continuer les négociations avec le gouvernement sans tenir compte de revendications sociales, et sans savoir que les deux groupes de revendications étaient inséparables.

Aujourd’hui, la grève est en cours, mais certaines écoles privées et publiques ignorent Camarade Soumah et ses amis et le gouvernement ne les écoute guère, allant même jusqu’à suspendre les salaires des grévistes. On ne sait trop combien de temps nos grévistes tiendraient-ils le coup, sans salaires et sans aucun moyen de pression ? On dirait que les rapports de forces et les moyens de pression ont déjà changé de camp.

Cependant, il y a un détail que notre fameux professeur et son gouvernement ignorent très certainement. Les syndicalistes risquent de ne jamais suspendre leur grève, même sans salaires et avec certaines reprises partielles des cours, car ce serait probablement la fin du syndicalisme, ne serait-ce que dans l’éducation. Nos camarades syndicalistes préféreraient continuer toute l’année scolaire dans cette situation, parce qu’ils n’ont pas d’autre choix, et cette année scolaire serait malheureusement partiellement troublée. Ils ne doivent pas aussi oublier que nos camarades syndicalistes peuvent retrouver rapidement leurs moyens sociaux de pression à tout moment et on assisterait ainsi au chaos.

En conclusion, tout laisse croire que notre fameux professeur et son gouvernement sont en position de force avec nos syndicalistes, mais il leur revient d’arrêter cette situation dans laquelle des milliers d’élèves en paieraient les conséquences. On doit aider la partie en face à sauver la face. Le gouvernement a ainsi le devoir patriotique d’entamer le dialogue avec Camarade Soumah et son équipe, quelles soient leurs revendications. Les deux finiraient naturellement par trouver un compromis, les syndicalistes sauveront la face et leurs relations avec leur base continueraient à être intactes et les cours seront complètement repris. C’est la Guinée qui en sortirait naturellement gagnante.

Nos camarades syndicalistes auraient ainsi appris la leçon. La grève est un moyen légitime d’aider les travailleurs à améliorer leurs conditions de vie. Elle doit donc obéir aux lois en vigueur et doit mettre sur la table des revendications qui ne sont pas fantaisistes et qui ont pour objectif d’aider vraiment les salariés. Ce n’est pas parce qu’on a dans le pays les gens qui nous aident à manifester et à détruire qu’on doit se lever du mauvais pied le matin en appelant à une grève, avec les revendications qui n’ont pour objectif que de semer la pagaille dans le pays.

Certes, les enseignants et chercheurs souffrent en Guinée et le gouvernement, par le biais de syndicalistes patriotes et responsables, doit les aider, mais toutes les parties doivent savoir que ces améliorations ne se feront pas en un seul jour. Elles demandent de temps, des esprits patriotiques et de patiences, dans la paix qui accompagne le développement socio-économique.

On finit par dire, et on le croit de toutes nos forces : « Jamais deux parties patriotes ne peuvent s’asseoir autour d’une même table de négociation, toutes ces parties ne pensent qu’à leur pays, sans finir par faire des concessions et de compromis, en trouvant un accord dans l’intérêt général. Si elles discutent et ne trouvent pas un accord, l’une n’est point aussi patriotique, comme elle le prétend, ou les deux ne le sont guère ».

Démission du Haut Représentant du Président de la République: voici la copie de sa lettre de démission.

Ce lundi 11 décembre 2018, Sidya TOURE,nommé
le samedi 2 janvier 2018 par décret du Président de la République au poste de Haut Représentant du président de la République,démissionne de son poste. voici la copie de sa lettre de
démission.

Le ministre Keira reconnaît que « le dispositif sécuritaire actuel ne respecte aucune norme internationale, en la matière »

Lors de son passage, ce vendredi, à l’Assemblée nationale, pour défendre son budget, face aux élus du peuple, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Alpha Ibrahima Keira, a fait le point sur la situation du personnel de la police et de la protection civile en Guinée.

D’après les chiffres donnés par le premier responsable du département en charge de la sécurité et de la protection civile, force est de reconnaitre que la Guinée est loin d’atteindre le standard international dans ce secteur, qui se trouve être primordial pour le bon fonctionnement de la démocratie dans un pays.

En effet, le ministre Keira a expliqué : « Dans le cadre de la réforme du secteur de sécurité, une cartographie opérationnelle des unités de la police nationale et de la protection civile sur l’ensemble du territoire national a été réalisée sur le financement de l’Union Européenne. Cet outil numérisé et interactif a permis de dénombrer en temps réel les objectifs, les armes, les minutions, le positionnement, le parc immobilier, les moyens logistiques et matériels et les moyens de maintien d’ordre sur l’ensemble du territoire national ».

À ce titre, poursuit-il, « la police nationale compte 505 unités, toutes catégories confondues (Services Centraux ; Directions Régionales ; Commissariats Centraux ; Compagnies Mobiles d’Intervention et de Sécurité –CMIS ; Brigade Anti Criminalité – BAC ; Commissariats Spéciaux ; Commissariats Urbains et Postes de Police) et la Protection Civile 12 unités (Services d’Incendie et de Secours –SIS, Unités de Protection Civile –UPC). Sur la base de cet outil, la police nationale compte un effectif 10.298 dont 1.644 femmes et la protection civile compte 957 agents, dont 139 femmes. Ces chiffres indiquent que le dispositif sécuritaire actuel ne respecte aucune norme internationale, en la matière ».

« Pour la police nationale que nous avons, il n’y a pas 35 unités répertoriées qui n’ont aucun effectif ; 180 unités ne disposent que d’un seul agent par service ; 83 unités ne disposent que de deux agents par service. L’effectif de police dans 9 préfectures ne dépasse pas 20 agents, dont 2 d’entre elles ont moins de 6 agents. En revanche, Conakry regorge de 63% de l’effectif total de la police nationale », a précisé le ministre de la Sécurité.

Face à l’ampleur de ces anomalies, Alpha Ibrahima Keira dit avoir pris des dispositions, pour corriger cette situation, à l’effet aujourd’hui, de compter 22 agents au minimum par préfecture.

Mohamed Soumah

Guinée : Le 3ème mandat tant redouté (Par Dr. Ahmed Camara)

Alors que la question d’un troisième mandat revient chaque fois dans les débats et focalise l’attention, le président Alpha Condé a donné des instructions aux autorités administratives de la Haute Guinée où il est en tournée, de faire cesser le mot d’ordre ‘’vive le 3ème mandat’’.

Du coup, certains analyses, qui n’en rêvaient pas mieux, s’en sont allés à des conclusions hâtives : Alpha Condé ne veut pas d’un troisième mandat. Trop facile. En réalité, Alpha Condé ne veut pas que son périple qui doit le conduire en Haute Guinée, en Guinée Forestière et en Moyenne Guinée, soit marqué sous le sceau officiel d’un troisième mandat.

L’objectif étant de lancer ou de relancer des infrastructures qui manquent encore cruellement aux localités visitées. Les projets identifiés et à exécuter ne dépasseront pas tous plus d’un an. On ne peut pas parler d’un troisième mandat quand on débute des projets. A leur réception dans un an, il sera alors indiqué de parler de futur ou d’ambitions électoralistes.

Entre temps, le barrage de Souapiti sera fini, et la comptabilisation des actions d’envergure menées depuis neuf ans prédisposera à demander une fois de plus le suffrage populaire. Qui pourra se faire par référendum car encore une fois, il n’y a pas de plus souveraineté que celle exercée par le peuple. La Constitution actuelle, votée par des camarades réunis dans une salle ne saurait être l’expression de la volonté populaire qui s’exprime par un vote.

Il est vrai que jusqu’ici le président Condé ne s’est pas exprimé publiquement sur cette affaire de troisième mandat mais cela ne veut pas dire qu’il n’y pense pas. Et le message fort envoyé aux préfets lors de sa tournée ne prouve pas qu’il n’ait pas d’ambition dans ce sens. Alors si le peuple est vraiment souverain, laissons-le s’exprimer. S’il ne veut pas d’un troisième mandat, il le dira et si c’est le contraire également il le fera savoir. Je ne vois vraiment pas pourquoi il y aurait des problèmes dans ce sens. Voilà, j’ai jeté le pavé dans la mare.

Allons-y.

Dr. Ahmed Camara depuis Berlin

FNDC/ Les membres arrêtés ont été libérés, “mais nos 850 t-shirts sont toujours saisis” réagissent-ils

Interpellés dans la journée de ce mardi 16 juillet et conduits à la direction de la police judiciaire, deux membres du front national pour la défense de la constitution (FNDC), à savoir Sékou Koundouno et Oumar Sylla (Foniké Mangué) ont été libérés dans la soirée.

“Ils (Koundouno et Oumar) viennent d’être libérés. Ils sont en route pour la maison. Le dossier sera transmis au parquet demain.” Nous a fait savoir un membre de ladite plateforme.

Qui nous apprend également que les “850 t-shirts sont toujours saisis.” (des t-shirts que les activistes détenaient au moment de leur arrestation.

La rédaction

Syli à la CAN 2019 : du grand bordel à l’hôtel des joueurs

L’élimination du Syli à la CAN 2019, donne lieu à l’explosion d’un sentiment d’indignation au sein de l’opinion nationale.

Partout, des langues de supporters se délient à profusion sur les raisons, qui résument, à leurs yeux, la débâcle du onze national à cette biennale continentale du football africain.

La plupart pointe notamment l’organisation autour de l’équipe et l’environnement atrabilaire dans lequel ses joueurs, ont baigné au gré des différents hôtels où ils étaient logés.

Sur la base d’informations qui ont fuité, il est aisé de se faire une idée du grand bazar qui a caractérisé le séjour du Syli et de toute la délégation au Caire.

On dénonce notamment, l’envahissement de l’hôtel des joueurs et de leur environnent intime, par des visiteurs indésirables et surtout nuisibles à leur concentration

Des témoignages venant de supporters et de journalistes présents en Égypte, rapportent que l’hôtel des joueurs ne désemplissait pas et qu’il y en avait de toutes les catégories et de toutes les couleurs, nous précise-t-on.

« Les jeunes femmes et filles transportées de Conakry, sous la bénédiction du laxisme qui a caractérisé le choix des supporteurs et celles qui vivent là-bas en Égypte, qui sont des étudiantes pour la plupart, étaient visibles dans le hall de l’hôtel où se trouvaient les joueurs. Au-delà, il y avait des arnaqueurs et des touristes amenés comme supporters, qui perturbaient fréquemment la sérénité des joueurs à leur hôtel. C’était du jamais vu, ce qui s’est passé en Égypte cette année », ont regretté nos différents interlocuteurs qui ont observé toutes ces scènes ahurissantes, sur la terre des pharaons.

La réalité des choses, à ne pas en douter, a fortement mise en cause la volonté exprimée à tous les niveaux, de garantir une participation honorable au pays, dans cette compétition.

Mohamed

La Guinée à la conférence mondiale de la liberté de la presse en Angleterre

« La liberté de la presse en Guinée est une préoccupation pour le gouvernement. »

La République de Guinée, pays qui a dépénalisé le délit de presse a pris part à la conférence mondiale de la liberté de presse  en Angleterre, a-t-on constaté sur place.

Organisée par les gouvernements du Royaume Uni et du Canada du 10 au 11 juillet  2019, la délégation guinéenne est dirigée par le ministre de l’information et de la communication Amara Somparé et L’ambassadeur de Guinée, à Londres Alexandre Cece Louah.

En présence de 60 ministres et représentants des  médias de plus 100 pays, le premier constat qui se dégage est que l’année 2018 fut une année difficile pour les journalistes de part le monde en termes de liberté de la  presse. Or, un média libre et indépendant joue un rôle vital dans la protection des droits de l’homme et la responsabilisation des dirigeants.

En outre, la liberté des médias est le moteur de la démocratie et peut constituer le fondement de la prospérité économique et du développement social. Cela signifie que la société peut être libre, juste et ouverte. L’examen journalistique est un élément essentiel d’une démocratie dynamique et saine.

Comme la plus part des chefs de délégation,  Amara Somparé  a exposé sur le  thème  « les journalistes dans les environnements difficiles ».

Au cours de son exposé, il a expliqué que la liberté de la presse en Guinée est une préoccupation pour le gouvernement.

Pour lui, la liberté d’un journaliste commence par son autonomie financière à savoir un salaire digne et un contrat de travail. Or, la plupart des journalistes en Guinée n’ont pas de carte de presse parce qu’ils n’ont pas de contrat de travail  qui permet d’avoir la carte de presse.

Parlant de la préoccupation du gouvernement guinéen à améliorer la liberté de la presse en Guinée, le ministre de la communication a rappelé : « À la célébration de la journée mondiale de la presse le 3 mai 2019,  nous avions organisé un même panel avec les journalistes (médias privé et public), le directeur national de la police et le ministre de la justice pour échanger sur le rôle et la responsabilité de tout un chacun en période de crise. » 

Ce panel a connu la participation de Mme Lisa Laflame rédactrice en cheffe et presentrice en cheffe à  la télévision canadienne, Mme Michelle Stainstret, secrétaire  générale de l’union des journalistes britannique, de Madhaw Chinnappa, directeur de écosystème développement  de Google et du   professeur Jackie Hérisson de l’Unesco.

Dans le cadre de la coopération, Monsieur Sompare a rencontré la ministre de la communication et de l’économie numérique britannique Mme Margot James. Dans les échanges, les deux personnalités ont parlé   de la possibilité d’établissement d’un partenariat entre la RTG  et la BBC  dans le domaine technique et le renforcement des capacités des journalistes et techniciens des médias public et privé en Guinée.

Au sortir de la rencontre Mme James a félicité le Ministre Somparé  pour son leadership  et sa  préoccupation pour le renforcement de capacité  et l’amélioration des conditions de travail des journalistes guinéens.

Par ailleurs avant quitter Londres, la mission aura une rencontre avec le bureau du haut conseil des Guinéens de la  Grande Bretagne et bureau de la coordination des ressortissants des Guinéens.

Une correspondance spéciale de Sinkoun Kaba

Précisions importantes : seul le juge à la compétence d’apprécier les faits

De quoi je me mêle ?  À quoi ça sert tout ce tintamarre juridico-médiatique alors qu’un procès est ouvert par la justice pour diffamation ?

 Pourquoi vouloir engager la bataille de l’opinion alors que la bataille judiciaire prime sur toute cette parade en cours ?

 Est-il du ressort d’un simple chargé de la communication d’apprécier des faits ?

Un responsable de la communication a-t-il ce droit de qualifier des faits dans un dossier qui a été judiciarisé ?

La maladresse du Conseiller en Communication de Makhissa Camara DNI des Impôts

Est-ce normal de créer un poste de Conseiller en Communication pour un Directeur National des impôts ? Est-il une institution ?

Ce dédoublement de rôle est-il nécessaire alors que la Direction Nationale des Impôts a un service de la communication ? Quelle conséquence ?

On laisse le soin à la justice d’apprécier au moment opportun.

Par Habib Marouane Camara, Journaliste et Analyste Politique

CAN 2019 : L’Algérie se qualifie pour les demi-finales

L’Algérie s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations en éliminant la Côte d’Ivoire, jeudi à Suez, à l’issue de la séance des tirs au but.

Sofiane Feghouli avait ouvert le score pour les Fennecs à la 20e minute, mais Jonathan Kodjia a répliqué à la 62e pour les Eléphants.

L’attaquant expérimenté Wilfried Bony et le milieu de terrain Serey Die ont manqué les tirs au but.

L’Algérie s’est imposée 4 tirs à 3 face à la Côte d’Ivoire après le match nul 1:1.

Les Algériens, sacrés en 1990 à domicile, affronteront le Nigeria en demi-finale, dimanche au Stade international du Caire.

L’administrateur de Siemens à Sékhoutouréya : le renforcement du projet de l’OMVG en question

Sékhoutouréya, 10 juillet 2019 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a reçu en audience ce mercredi 10 juillet 2019 au Palais Sékhoutouréya, l’administrateur de la société allemande, Siemens, André Bouffioux.

Les échanges ont porté sur le renforcement du projet de l’OMVG (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie), l’électrification rurale et comment développer les entreprises locales guinéennes.

A l’issue des entretiens, l’administrateur de la société Siemens a apprécié l’état d’avancement de la Guinée avant de revenir sur l’objet de sa visite chez le Président de la République : « J’exprime tout le bonheur de venir en Guinée. Je vois un pays qui avance.

Avec le Président de la République, nous avons discuté du renforcement du projet de l’OMVG. Nous avons discuté de l’électrification rurale.

Nous avons également vu comment nous allons développer les entreprises guinéennes locales. Nous avons aujourd’hui les petites et moyennes entreprises avec lesquelles nous travaillons intensément. Avec celles-ci nous faisons prospérer les affaires en Guinée, l’accessibilité de l’énergie et les besoins dans ce pays ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

France-Afrique : Macron et Akufo-Addo vantent le «rôle essentiel» des diasporas africaines

Les présidents français et ghanéen, Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo, ont vanté jeudi à Paris sous les ors de l’Élysée le «rôle essentiel» des diasporas africaines, devant un parterre de personnalités appelées à réinventer le lien avec le continent.

« Cette avant-garde que vous êtes j’en ai besoin pour réussir », a lancé Emmanuel Macron à l’assemblée qui comptait des entrepreneurs, des représentants associatifs mais aussi des célébrités telles l’ex-footballeur Lilian Thuram, le rappeur Abd al Malik, l’animatrice Hapsatou Sy, le créateur de mode Youssouf Fofana et le meilleur sommelier de France, le Franco-Congolais Albert Malongo Ngimbi.

À l’issue d’une rencontre bilatérale, les deux chefs d’Etat se sont prêté à un échange de deux heures « à bâtons rompus » avec quelque 400 représentants des diasporas africaines de France dans la salle des fêtes du palais de l’Élysée.

« Notre principale tâche c’est de transformer notre continent », a lancé le président ghanéen. « Il faut qu’on arrête de penser que le père Noël va venir pour développer notre continent. Il n’y a que nous qui pouvons développer le continent, il n’y a pas de père Noël », a-t-il tonné en souhaitant impliquer les diasporas « dans le développement du continent ».

« Les diasporas (…) sont un formidable levier parce qu’elles connaissent les codes, elles ont les accès. Elles sont en quelque sorte nos meilleurs ambassadeurs et la meilleure façon sur le plan culturel, sur le plan économique, sur le plan sportif, sur le plan politique, de dire comment la France et l’Europe peuvent mieux travailler avec l’Afrique et développer ces liens nouveaux », a renchéri Emmanuel Macron.

« Ni Français en France, ni Africain en Afrique »

« C’est la première fois que la diaspora est à l’Élysée. On apprécie le geste », a salué Moussa Soumbounou, directeur général franco-malien de Universal Music Afrique. « Au quotidien, on n’est pas vraiment Français en France, ni vraiment Africain en Afrique. Ce signe de reconnaissance, d’appartenance à la France, c’est une bonne surprise ».

Maguette Diakhaté, présidente de l’Association de coopération des femmes africaines (Acofa), se dit, elle, « un peu frustrée » malgré « des échanges très intéressants ». « La plupart des participants étaient de très haut niveau, déconnectés de la base », a estimé cette Franco-Sénégalaise. « Il faudrait aussi faire venir des petites entreprises, des associations ».

Le président Akufo-Addo a lancé fin 2018 « l’Année du retour », douze mois pendant lesquels le pays d’Afrique de l’Ouest organisent des festivals ou des événements pour commémorer les victimes de l’esclavage.

Une manière aussi de rappeler aux Africains de la diaspora, même plusieurs siècles après le départ forcé de leurs ancêtres, que leurs racines se trouvent sur le continent et les inciter à « rentrer à la maison ».

En 2000, le Parlement ghanéen a voté une loi permettant à toute personne de la diaspora de s’installer et de travailler plus facilement dans le pays.

« Il y a une chose qu’il vous faut garder à l’esprit : le destin de toutes les personnes noires où qu’elles se trouvent dans le monde est lié à l’Afrique. Une Afrique qui réussit élève le statut de tous les citoyens du monde d’origine africaine et améliore la façon dont vous êtes perçus, dont on vous regarde », a conclu le président ghanéen.

Par Jeune Afrique avec AFP

NOTE A LA JEUNESSE GUINEENNE: « Parce qu’il est temps » (Libre opinion)

Chères Soeurs, Chers Frères,

À la veille d’une lutte qui s’annonce entre nous jeunes et notre avenir. En defenseur de la seule chose qui nous reste jusqu’ici, « L’espoir ». En promoteur des valeurs démocratiques et républicaines. Et en indigné face à la volonté exprimée de changement constitutionnel du Gouvernement guinéen, Je m’adresse à vous.

Parce qu’il est temps, pour ceux qui doutent encore, de voir les choses en face et d’essayer de comprendre que tout est désormais clair. Parce qu’il est également temps pour ceux qui pensent qu’il faut s’en méfier, de comprendre que nous sommes tous intéressés et interpellés, et avons l’obligation de défendre notre patrie contre toute force malsaine et maladroite. Parce qu’il est temps, je demande à la jeunesse Guinéenne de se lever comme le 28 septembre 1958 pour dire « NON AUX DICTATEURS ». Je demande à la jeunesse guinéenne de se lever comme le 28 septembre 2009 pour dire « NON À L’HYPOTHÈQUE DE NOTRE AVENIR »

Parce qu’il est temps, comprenons que la constitution guinéenne ne permet nullement son remplacement et que l’alternance nous garantit le transfert du pouvoir de génération en génération, la réduction du temps de sacrifice pour un seul homme (5 à 10 ans au pire des cas) ainsi que la venue de la bonne personne (un bon Président) un jour et assez souvent.

Parce qu’il est temps, admettons que cette lutte est nôtre et que personne ne la mènerait à notre place.

Parce qu’il est temps, sachons que nous avons un droit constitutionnel qui nous garantit l’expression. Exprimons nous!

Sachons que nous avons un droit constitutionnel qui nous garantit la liberté d’association. Rejoignons les  mouvements anti-3ème mandat dès maintenant!

Sachons que nous avons un droit constitutionnel qui nous garantit la manifestation. Mobilisons nous et manifestons!

Sachons que nous avons une obligation morale de défense de la patrie. Défendons là sans relâche!

Parce qu’il est temps, réalisons que la peur et l’inaction nous coûteront plus cher que l’audace et l’action.

Réalisons que l’audace d’agir en fonction des droits et libertés fondamentaux est tout ce qu’il faut pour notre pays en ce moment.

Parce qu’il est temps, prouvons que nous n’aiderons personne à nous arracher notre bien aimé « ESPOIR »

Prouvons que nous résisterons jusqu’au bout.

Parce qu’il est temps, disons NON à une nouvelle mandature du président Alpha Condé.

Disons NON à une nouvelle constitution

Disons NON à une nouvelle dérive dictatoriale

Parce que 2020 est proche.

Bougeons!

Ibrahima Kalil Gueye

Mouvement national des indignés de Guinée

Syli/Bantama reverse au trésor le reste des primes : rien d’extraordinaire, du simple dilatoire !

Dans la tempête d’une gestion jugée peu orthodoxe du budget de la participation du Syli à la CAN 2019, le ministère des sports annonce avoir reversé sur le compte du trésor public, les primes de qualification en quart de finales de l’équipe nationale.

Il est important de rappeler que ces primes fixées à 30 mille dollars par joueur et par membre du staff technique, ne pouvaient prendre une autre destination, étant donné que la qualification au tour suivant, la condition pour le payement de ces primes, n’a pas été acquise, et cela est connu de tout le monde.

C’est donc dire, qu’en soit, l’acte n’est point une prouesse, c’est du déjà vu, même au pire de la gestion du pays par le régime militaire défunt, c’est plutôt une astuce pour le département de détourner les regards.

Ce qui est à ce jour attendu du département, c’est d’expliquer comment il a dépensé le budget colossal mis à sa disposition.

Tout autre exercice contraire, serait du dilatoire qui importe peu aux populations.

Il s’agit pour la tutelle du football, seule responsable de la gestion du budget décaissé en faveur du Syli national dans cette CAN, de justifier l’utilisation de cette manne financière importante.

Mamoudou

Grand invité de l’Économie RFI/JA – Rémy Rioux : « La Chine commence à s’engager dans des actions collectives en faveur du développement »

Rémy Rioux a été reconduit en mai pour un second mandat à la tête de l’Agence française de développement (AFD). Une agence qui en 2018 a consacré 11,4 milliards d’euros à ses projets (14 milliards en 2019), dont la moitié a été allouée au continent africain. Diplômé de l’École normale supérieure (ENS), de Sciences Po et de l’ENA, il a fait toute sa carrière au sein des ministères français, de la place Beauvau (intérieur) à Bercy (économie et finance) en passant par le Quai d’Orsay (MAE), avant de succéder au sein de l’AFD à Anne Paugam en 2016.

Durant son premier mandat, les moyens de la banque française de développement ont bondi de deux milliards d’euros. En juin, il a publié un livre intitulé Réconciliations (aux éditions Débats) dans lequel il livre sa vision, résolument optimiste, de la contribution de l’aide au développement, au moment la politique des grandes puissances prône le retour du repli sur soi. Il est le grand invité de l’émission Éco d’ici Éco d’ailleurs RFI-Jeune Afrique diffusée ce 6 juillet à 12 h 10, heure de Paris. Extraits.

  • Dons

Les fonds propres (2,5 milliards d’euros) et les ressources budgétaires supplémentaires (plus de deux milliards d’euros) obtenues pendant mon premier mandat redonnent une capacité d’action à l’AFD en dons (et non seulement en prêts) qui avait été érodée pendant plus d’une dizaine d’années. C’est un renforcement de l’AFD grâce à la confiance des autorités politiques. Et c’est un repositionnement avec beaucoup plus de capacités financières et d’ambitions.

  • Contrôle

Il faut convaincre nos concitoyens en France que les moyens croissants qu’ils allouent au développement et qui arrivent en partie à l’AFD sont dans leur intérêt.

  • Consommation intérieure

Les dynamiques de croissance africaines ont changé. Il y a en moyenne une croissance du revenu par habitant depuis vingt-cinq ans et cette hausse correspond au décollage de la démographie. Et elle est moins tirée par les exportations et plus par la consommation intérieure. C’est le signe d’un rééquilibrage et de l’émergence de l’Afrique.

  • FMI

Il n’était pas totalement évident que le FMI devienne une force pour transformer le système financier afin de l’amener à contribuer aux objectifs de développement durable. J’espère que le successeur de Christine Lagarde sera autant engagé sur ces questions qu’elle l’était. L’ensemble du système financier international doit contribuer à son financement. Le FMI joue un rôle de vigie essentiel.

  • Réconciliation

On entend beaucoup de discours mettant en avant la force et la puissance. Moi, comme citoyen et comme directeur général de l’AFD, j’ai voulu prendre position en amenant un dose d’espoir et d’engagement. La réconciliation est une méthode qui conduit à des résultats concrets. Un exercice de vérité plus que de justice, ce n’est jamais un retour à un âge d’or, c’est un troisième état. Cela implique de la durée, de l’évaluation et de des résultats. Dans les 3 D [défense, diplomatie, développement], la défense permet la cessation des hostilités, la diplomatie fixe le cadre politique, et le développement amène la réconciliation.

  • Héritage colonial

Oui, il y a de l’universel entre nous tous, mais parfois on a tendance à le définir nous-mêmes. Le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017 a lancé un appel à un décentrement du regard. Dans mon livre réconciliation, il y a effectivement aussi une dimension historique.

  • Sahel

Le développement est un élément important au Sahel. Les militaires veulent un instrument de développement qui fasse son travail. Dans le passé, il y a avait le temps de la défense, puis du politique et enfin celui du développement. Tout cela était séquentiel. Les gens du développement arrivaient toujours trop tard. Au Sahel, les trois politiques se déroulent en même temps.

  • Chine

Les Chinois sont là. Ils ont une voix bilatérale très forte. Ils sont observateurs au Club de Paris. Ils sont très présents à la FAO. La question est : comment les amener à plus d’actions collectives bonnes pour la planète et les hommes ? L’International Development Finance Club (IDFC, fondé en 2011, qui réunit 24 banques nationales, régionales et bilatérales de développement) est un des endroits où un très grand acteur financier chinois, China Development Bank, commence à s’engager.