La grève du Camarade Soumah et le gouvernement de notre fameux professeur (Par Ibrahima Kandja Doukouré, New York)

Notre professeur du Droit International Économique nous a dit : « Les rapports de forces ont toujours caractérisé les relations internationales ».

En d’autres termes, les rapports de forces, les moyens de pression, caractérisent même les négociations ou les dialogues entre les politiciens, entre les acteurs d’un même pays ou entre l’Etat et une partie du peuple, comme les syndicalistes.

Ainsi, chaque partie fait toujours en sorte d’être en position de force ou avoir le maximum de pression sur l’autre partie, dans le but de lui imposer ses vues ou la pousser à faire le maximum de compromis dans un dialogue ou une négociation.

D’ailleurs, c’est l’une des raisons qui poussent notre infatigable opposition à être têtue dans ses marches stupides, pour être dans une position de force ou avoir le maximum de pression sur la mouvance présidentielle, même si l’histoire risque de lui donner tort. Un politicien peut utiliser un moyen de pression jusqu’à ce que cela ne crée pas plus de problèmes à ses compatriotes, car dans le cas contraire, il peut dire adieu aux électeurs ; sans les électeurs, il ne remporterait aucune élection. C’est pourquoi, elle n’a gagné aucune élection depuis huit (8) ans, et risque de ne rien gagner dans les circonstances actuelles.

Par ailleurs, il y a quelques mois que notre syndicaliste Soumah et son groupe avaient mis le gouvernement dos au mur, car ils étaient en vraie position de force et avaient le maximum de moyens sociaux de pression sur lui. On était dans une grève illégale, nous disait le gouvernement, qui ne voulait absolument pas entamer les négociations avec ce monsieur ; mais les élèves dans la rue, les destructions et les violences qui les accompagnent ont poussé notre fameux professeur à inviter même Camarade Soumah à la présidence. Le calme était donc revenu dans la cité et les affaires avaient repris leur cours normal.

Malheureusement, notre Camarade qui n’avait pas très bien compris les raisons qui ont poussé le gouvernement et le chef de l’État à l’inviter à la présidence, vient de lancer une nouvelle grève avec les revendications qui n’ont aucune chance d’être écoutées, car elles sont fantaisistes, n’a apparemment aucun moyen de pression, n’est dans aucune position de force, et ainsi, ne pourrait guère rien imposer à l’autre partie.

Une autre raison qui a fait que notre Camarade et son groupe ont probablement perdu leurs moyens sociaux de pression sur le gouvernement et que les forces sociales ont estimé sans doute qu’elles avaient été trahies par les syndicalistes qui les avaient, à un moment donné de leur lutte commune après l’augmentation du prix de l’essence à la pompe par le gouvernement, laissé tomber en faisant cavalier seul. Ils avaient abandonné les forces sociales à l’époque, pour continuer les négociations avec le gouvernement sans tenir compte de revendications sociales, et sans savoir que les deux groupes de revendications étaient inséparables.

Aujourd’hui, la grève est en cours, mais certaines écoles privées et publiques ignorent Camarade Soumah et ses amis et le gouvernement ne les écoute guère, allant même jusqu’à suspendre les salaires des grévistes. On ne sait trop combien de temps nos grévistes tiendraient-ils le coup, sans salaires et sans aucun moyen de pression ? On dirait que les rapports de forces et les moyens de pression ont déjà changé de camp.

Cependant, il y a un détail que notre fameux professeur et son gouvernement ignorent très certainement. Les syndicalistes risquent de ne jamais suspendre leur grève, même sans salaires et avec certaines reprises partielles des cours, car ce serait probablement la fin du syndicalisme, ne serait-ce que dans l’éducation. Nos camarades syndicalistes préféreraient continuer toute l’année scolaire dans cette situation, parce qu’ils n’ont pas d’autre choix, et cette année scolaire serait malheureusement partiellement troublée. Ils ne doivent pas aussi oublier que nos camarades syndicalistes peuvent retrouver rapidement leurs moyens sociaux de pression à tout moment et on assisterait ainsi au chaos.

En conclusion, tout laisse croire que notre fameux professeur et son gouvernement sont en position de force avec nos syndicalistes, mais il leur revient d’arrêter cette situation dans laquelle des milliers d’élèves en paieraient les conséquences. On doit aider la partie en face à sauver la face. Le gouvernement a ainsi le devoir patriotique d’entamer le dialogue avec Camarade Soumah et son équipe, quelles soient leurs revendications. Les deux finiraient naturellement par trouver un compromis, les syndicalistes sauveront la face et leurs relations avec leur base continueraient à être intactes et les cours seront complètement repris. C’est la Guinée qui en sortirait naturellement gagnante.

Nos camarades syndicalistes auraient ainsi appris la leçon. La grève est un moyen légitime d’aider les travailleurs à améliorer leurs conditions de vie. Elle doit donc obéir aux lois en vigueur et doit mettre sur la table des revendications qui ne sont pas fantaisistes et qui ont pour objectif d’aider vraiment les salariés. Ce n’est pas parce qu’on a dans le pays les gens qui nous aident à manifester et à détruire qu’on doit se lever du mauvais pied le matin en appelant à une grève, avec les revendications qui n’ont pour objectif que de semer la pagaille dans le pays.

Certes, les enseignants et chercheurs souffrent en Guinée et le gouvernement, par le biais de syndicalistes patriotes et responsables, doit les aider, mais toutes les parties doivent savoir que ces améliorations ne se feront pas en un seul jour. Elles demandent de temps, des esprits patriotiques et de patiences, dans la paix qui accompagne le développement socio-économique.

On finit par dire, et on le croit de toutes nos forces : « Jamais deux parties patriotes ne peuvent s’asseoir autour d’une même table de négociation, toutes ces parties ne pensent qu’à leur pays, sans finir par faire des concessions et de compromis, en trouvant un accord dans l’intérêt général. Si elles discutent et ne trouvent pas un accord, l’une n’est point aussi patriotique, comme elle le prétend, ou les deux ne le sont guère ».

Démission du Haut Représentant du Président de la République: voici la copie de sa lettre de démission.

Ce lundi 11 décembre 2018, Sidya TOURE,nommé
le samedi 2 janvier 2018 par décret du Président de la République au poste de Haut Représentant du président de la République,démissionne de son poste. voici la copie de sa lettre de
démission.

Le ministre Keira reconnaît que « le dispositif sécuritaire actuel ne respecte aucune norme internationale, en la matière »

Lors de son passage, ce vendredi, à l’Assemblée nationale, pour défendre son budget, face aux élus du peuple, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Alpha Ibrahima Keira, a fait le point sur la situation du personnel de la police et de la protection civile en Guinée.

D’après les chiffres donnés par le premier responsable du département en charge de la sécurité et de la protection civile, force est de reconnaitre que la Guinée est loin d’atteindre le standard international dans ce secteur, qui se trouve être primordial pour le bon fonctionnement de la démocratie dans un pays.

En effet, le ministre Keira a expliqué : « Dans le cadre de la réforme du secteur de sécurité, une cartographie opérationnelle des unités de la police nationale et de la protection civile sur l’ensemble du territoire national a été réalisée sur le financement de l’Union Européenne. Cet outil numérisé et interactif a permis de dénombrer en temps réel les objectifs, les armes, les minutions, le positionnement, le parc immobilier, les moyens logistiques et matériels et les moyens de maintien d’ordre sur l’ensemble du territoire national ».

À ce titre, poursuit-il, « la police nationale compte 505 unités, toutes catégories confondues (Services Centraux ; Directions Régionales ; Commissariats Centraux ; Compagnies Mobiles d’Intervention et de Sécurité –CMIS ; Brigade Anti Criminalité – BAC ; Commissariats Spéciaux ; Commissariats Urbains et Postes de Police) et la Protection Civile 12 unités (Services d’Incendie et de Secours –SIS, Unités de Protection Civile –UPC). Sur la base de cet outil, la police nationale compte un effectif 10.298 dont 1.644 femmes et la protection civile compte 957 agents, dont 139 femmes. Ces chiffres indiquent que le dispositif sécuritaire actuel ne respecte aucune norme internationale, en la matière ».

« Pour la police nationale que nous avons, il n’y a pas 35 unités répertoriées qui n’ont aucun effectif ; 180 unités ne disposent que d’un seul agent par service ; 83 unités ne disposent que de deux agents par service. L’effectif de police dans 9 préfectures ne dépasse pas 20 agents, dont 2 d’entre elles ont moins de 6 agents. En revanche, Conakry regorge de 63% de l’effectif total de la police nationale », a précisé le ministre de la Sécurité.

Face à l’ampleur de ces anomalies, Alpha Ibrahima Keira dit avoir pris des dispositions, pour corriger cette situation, à l’effet aujourd’hui, de compter 22 agents au minimum par préfecture.

Mohamed Soumah

Guinée : Le 3ème mandat tant redouté (Par Dr. Ahmed Camara)

Alors que la question d’un troisième mandat revient chaque fois dans les débats et focalise l’attention, le président Alpha Condé a donné des instructions aux autorités administratives de la Haute Guinée où il est en tournée, de faire cesser le mot d’ordre ‘’vive le 3ème mandat’’.

Du coup, certains analyses, qui n’en rêvaient pas mieux, s’en sont allés à des conclusions hâtives : Alpha Condé ne veut pas d’un troisième mandat. Trop facile. En réalité, Alpha Condé ne veut pas que son périple qui doit le conduire en Haute Guinée, en Guinée Forestière et en Moyenne Guinée, soit marqué sous le sceau officiel d’un troisième mandat.

L’objectif étant de lancer ou de relancer des infrastructures qui manquent encore cruellement aux localités visitées. Les projets identifiés et à exécuter ne dépasseront pas tous plus d’un an. On ne peut pas parler d’un troisième mandat quand on débute des projets. A leur réception dans un an, il sera alors indiqué de parler de futur ou d’ambitions électoralistes.

Entre temps, le barrage de Souapiti sera fini, et la comptabilisation des actions d’envergure menées depuis neuf ans prédisposera à demander une fois de plus le suffrage populaire. Qui pourra se faire par référendum car encore une fois, il n’y a pas de plus souveraineté que celle exercée par le peuple. La Constitution actuelle, votée par des camarades réunis dans une salle ne saurait être l’expression de la volonté populaire qui s’exprime par un vote.

Il est vrai que jusqu’ici le président Condé ne s’est pas exprimé publiquement sur cette affaire de troisième mandat mais cela ne veut pas dire qu’il n’y pense pas. Et le message fort envoyé aux préfets lors de sa tournée ne prouve pas qu’il n’ait pas d’ambition dans ce sens. Alors si le peuple est vraiment souverain, laissons-le s’exprimer. S’il ne veut pas d’un troisième mandat, il le dira et si c’est le contraire également il le fera savoir. Je ne vois vraiment pas pourquoi il y aurait des problèmes dans ce sens. Voilà, j’ai jeté le pavé dans la mare.

Allons-y.

Dr. Ahmed Camara depuis Berlin

Le Président de L’INIDH, Docteur Alya DIABY démissionne de sa fonction de Président.

L’information vient de tomber, le successeur de Mamady KABA à la tête de l’INIDH quitte la tête de l’institution, et dans un courrier adressé au Ministre conseiller du Président de la République chargé des relations avec les institutions républicaines. Le démissionnaire motive son acte par un projet d’études consistant à décrocher un grade universitaire supérieur, le professorat.

Outre cette raison, les citoyens eux, trouvent ailleurs la raison faisant allusion à la baisse drastique du budget de fonctionnement de l’institution.  Une baisse qui n’a pas été du goût des commissaires de l’institution, ils en avaient d’ailleurs fait cas lors de la clôture de la dernière session de 2018, estimant que s’ils sont dépourvus des moyens financiers, ils ne pourront pas jouer pleinement leurs missions de protéger et défendre les droits humains, sérieusement malmenés dans notre pays ces derniers temps. 

Focus de www.kenenyi.com

Le gouvernement gabonais prête serment devant Ali Bongo

Au Gabon, les trente-huit (38) ministres du nouveau gouvernement gabonais ont prêté serment.

C’était hier mardi au palais présidentiel de Libreville devant le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, de retour brièvement au Gabon après deux mois et demi d’absence.

En revanche le conseil des ministres ne s’est pas tenu comme prévu.

Le Chef de l’Etat hospitalisé depuis le 24 octobre, n’avait fait aucune apparition publique jusqu’à ce jour.

Dans une vidéo officielle rendue publique après la prestation de serment, on y voit Ali Bongo Odimba, assis sur un fauteuil roulant, le regard fixe. Et les plans serrés de la vidéo qui ne durent qu’entre une et deux secondes à peine.

Pendant l’absence du président, âgé de 59 ans et au pouvoir depuis 2009, le Gabon a connu quelques troubles politiques.

Aboutissant le 7 janvier dernier à une brève tentative de putsch à Libreville la deuxième tentative depuis l’histoire du pays.

Aboutissant le 7 janvier dernier à une brève tentative de putsch à Libreville la deuxième tentative depuis l’histoire du pays.

Labé / Le grand coupeur de route arrêté, dit détenir des diamants

Un dangereux coupeur de route vient de tomber dans la nasse des services de sécurité. Thierno Moussa Diallo a été arrêté, la semaine dernière, par la brigade de gendarmerie routière, avant d’être déféré à la maison centrale de Labé. Après son arrestation, l’interpellé dit avoir en sa possession des diamants, rapporte le correspondant de Guinee7.com

C’est un présumé coupeur de route activement recherché par les services de sécurité, qui vient d’être arrêté à Komba, dans la sous-préfecture de Linsan-Saran. Il est reproché à Thierno Moussa Diallo d’avoir participé à plusieurs braquages à mains armées. A son arrestation, il a déclaré avoir en sa possession du diamant. Le suspect qui a été arrêté plusieurs fois puis relaxé, est aussi réclamé par le TPI de Mamou, dans une affaire d’attaque à mains armées. Contacté par Guinee7.com, Ansoumane Douno, procureur de la république, près le tribunal de première instance de Labé, a confié. « C’est effectif, c’est un bandit de grands chemins qui vient d’être arrêté ; il était activement recherché par les services de sécurité. Il a été arrêté, jugé, puis condamné à Boké, mais je ne sais pas comment il a été libéré. Il a participé à plusieurs attaques entre Conakry, Mamou, Pita et Labé. C’est un bandit, mais aussi un grand escroc ; il nous a dit qu’il a des diamants, mais après vérification, on s’est rendu compte que c’était du graphite. Il détient également plusieurs faux documents de voyage. Le tribunal de Mamou m’a appelé pour qu’il soit transféré à leur niveau, car il est aussi sur la liste des braqueurs de Mamou, dont l’audience doit démarrer le 23 Janvier prochain. Mais cette fois-ci, il sera jugé et condamné, nous avons toutes les preuves contre lui. Après, on va l’amener à Mamou aussi, s’il y a nécessité ».

Selon nos informations, Thierno Moussa Diallo avait été arrêté à Pita par une équipe de l’escadron mobile de gendarmerie N°8 de Labé. Mais à l’époque, il avait été relâché et certains gendarmes avaient été jugés et sommés de lui rembourser plusieurs millions de francs guinéens, qu’il disait détenir pendant son arrestation. Dans un autre braquage à mains armées, en 2016, dans la sous-préfecture de Thiaguel Bori, la gendarmerie avait arrêté au cours d’une opération, quatre bandits, le cinquième qui semblait être Thierno Moussa Diallo, avait réussi à s’enfuir. Les mêmes informations rapportent que le sieur Thierno Moussa Diallo bénéficierait de la protection de certains hauts gradés de l’armée guinéenne.

Mohamed Samoura

Nouveau scandale au sommet de l’Etat : Un ministre enceinte son ex- employée

Cette affaire défraie aujourd’hui la chronique dans les milieux politico-administratifs où les langues se délient, chacun y allant de son commentaire. Au cœur de l’histoire, un ministre de la République qui aurait enceintée son ex- employée.

En fait, cette dame, malgré qu’elle fût fiancée, tissait des relations amoureuses avec le ministre en question, alors directeur général d’un service public. Depuis qu’il est devenu ministre, il a tourné dos à la bonne dame, faisant comme s’ils n’avaient jamais flirté.

Aujourd’hui, notre ministre risque de se retrouver devant la justice, si jamais il ne change pas de comportement envers son ex-copine.

El Hadj A.B.H

Aujourd’hui Mali

Guinée : alors que le mandat du Parlement expire la date des législatives reste à fixer

Installé pour cinq ans en janvier 2014, le Parlement guinéen voit son mandat expirer ce 12 janvier à minuit, alors que la date des élections législatives n’est pas encore connue. À quel scénario faut-il s’attendre ?

En Guinée, la durée du mandat est de cinq ans, comme le prévoit l’article 60 de la Constitution. Les dernières élections législatives s’y sont tenues le 28 septembre 2013, et le nouveau Parlement était entré en fonction le 13 janvier suivant. Mais à l’heure où le mandat des députés guinéens s’apprête à expirer, la date des prochaines législatives n’est toujours pas fixée.

Selon Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel (mouvance présidentielle), interrogé par Jeune Afrique, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a écrit au président Alpha Condé pour lui demander « la conduite à tenir ». Ce dernier a, à son tour, saisi la Cour constitutionnelle.

Deux scénarios possibles

La Cour doit en l’occurrence arbitrer entre deux scénarios. Soit elle autorise le président de la République à légiférer par ordonnances, ce qui mettrait un terme au mandat de l’actuel Parlement. Soit elle pourrait ordonner la prorogation de celui-ci, ce qui ne serait pas une première dans l’histoire politique récente de la Guinée, comme le rappelle Amadou Damaro Camara.

Selon le député Ousmane Gaoual Diallo, de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), la question de l’avenir du Parlement après le 12 janvier n’est pourtant pas d’actualité. Et de citer l’article 125 du code électoral, qui réglemente précisément l’expiration du mandat des députés La première session ordinaire n’étant intervenue que le 7 avril 2014, le député en déduit que l’actuel Parlement peut rester en fonction jusqu’au 6 avril. D’ici-là, poursuit-il, « nous estimons que le président de la République et le gouvernement mettront tout en œuvre pour organiser les élections ».

De son côté, le juriste Cellou Diallo relève effectivement une contradiction entre l’article 60 de la Constitution et l’article 125 du code électoral, ce qui aboutit à un imbroglio juridique. « L’entrée en vigueur de l’actuelle législature le 13 janvier 2014 s’est faite en violation des dispositions légales », observe-t-il. Toutefois, « la date du 7 avril 2014 ne saurait être prise comme repère pour la date d’expiration sans poser problème, renchérit le juriste. En effet, laisser courir le mandat des députés jusqu’à l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2019 reviendrait à prolonger la durée de l’actuelle législature au-delà des cinq ans fixés par la Constitution ».

En attendant que la Cour constitutionnelle se prononce, le député Amadou Damaro Camara a annoncé qu’il renoncerait à ses indemnités parlementaires à compter du 13 janvier. Il entend continuer de « servir la Guinée » pour « démontrer que [son] engagement n’a rien de pécuniaire. On veut réduire le travail des députés aux avantages qu’ils perçoivent, or je dépense plus que ce que je gagne », confie-t-il à JA.

« Il pourrait mieux faire, ironise Ousmane Gaoual Diallo. En tant que président du groupe de la majorité, il pourrait surtout encourager Alpha Condé à organiser les élections à la date requise ». L’UFDG, le parti d’Ousmane Gaoual Diallo, est quant à elle partagée entre sa base, qui souhaite le départ immédiat de ses 36 députés, et la direction du parti, qui considère que l’expiration du mandat interviendra le 7 avril.

Une recomposition de la Ceni

Quelle que soit l’option adoptée, un préalable s’imposera : la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), retardée par les querelles entre l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, quant à la désignation des représentants de l’opposition au sein de l’institution.

Une fois installée, la nouvelle Ceni devra procéder à la révision du fichier électoral et fixer la date des prochaines législatives.

Par Diawo Barry

La Cellule Balai Citoyen dément le ministre Bouréma Condé et étale son agrément signé des mains du ministre (Pièce)

Communiqué de presse 

 »La Cellule Balai citoyen regrette et dément formellement le contenu de la sortie médiatique du Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation sur la constitution juridique de notre plateforme. Elle informe l’opinion nationale et internationale que cette allégation faite par le Ministre lors de son passage dans l’émission ‘’ Les Grandes Gueules’’ n’est aucunement fondée car le Balai Citoyen est une organisation légalement constituée et qui jouit d’une reconnaissance des autorités administratives et judiciaires du pays.

Pour votre information, la Cellule Balai citoyen est une plateforme de la société civile qui a été créée en 2014. Après une série de récépissés et de certificats d’autorisation d’exercice des activités dont les rapports sont disponibles et ont été transférés à la tutelle. Elle a été enregistrée et agréée au niveau du Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation suivant l’arrêté N 2153/MATD/CAB/SERPROMA/2016 portant agrément de l’association Cellule Balai Citoyen dont le Général Bouréma Condé est signataire.

Des manœuvres en cours pour nous rabaisser, nous réduire au silence du fait qu’on dénonce la gestion patrimoniale et clanique des affaires publiques, des manquements des droits humains, de la consolidation des acquis démocratiques et contre les personnes qui font la prolifération des propos incitants à la haine et à la violence et tant d’autres dérangent les tenants du pouvoir politique guinéen au point de faire des allégations non fondées.

En fin la plateforme de jeunesse cellule Balai Citoyen s’engage pour une lutte farouche et légale contre toute forme de gouvernance qui maintien le peuple dans une servitude et réaffirme sa détermination à combattre pour la prospérité de la nation Guinéenne.

Conakry, 11 Janvier 2019  »

Bouréma Condé répond à Cellou Dalein : « Dans la loi, rien n’indique que je dois désigner qui doit avoir deux, ou qui doit avoir un, au sein de ce groupe »

Au cours de son passage chez nos confrères d’Espace FM, ce vendredi 11 janvier, dans l’émission “Les Grandes Gueules”, le ministre de l’Administration du territoire et la Décentralisation, Général Bouréma Condé, a réagi aux propos de Cellou Dalein Diallo.

Pour Bouréma Condé,  il revient à l’opposition de s’entendre pour désigner les sept (7) commissaires qui doivent siéger à  la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il ne revient pas au ministre de les choisir.

« Il ne revient pas au ministre de l’Administration du territoire de trancher, dans la loi ; rien n’indique que je dois désigner qui doit avoir deux, ou qui doit avoir un, au sein de ce groupe. Non! Cela n’est nulle part indiqué. La loi ne me confère pas ce droit », a fait savoir le Gal Bouréma Condé, après avoir expliqué que les critères quantitatifs n’ont jamais été dits par la loi.

« Les critères sont clairs pour ce qui est de la qualité des commissaires, mais les critères quantitatifs n’ont jamais été dits. Sept pour la mouvance, sept pour l’opposition, deux de la société civile et un pour l’administration territoriale. Voilà le quantitatif, mais par bloc politique ou par structure de la société civile et de l’administration territoriale. Maintenant à l’intérieur des blocs, il s’agit d’un jeu entre les différents partis concernés (…) », a-t-il expliqué.

Selon le ministre Condé,  la non fourniture de la liste de l’opposition n’empêche pas l’installation partielle et le fonctionnement de la CENI, conformément à l’article 7 de la loi qui la régit. Quand l’opposition déposera sa liste, un décret sera pris dans ce sens par le président de la République, pour meubler la CENI.

Bhoye Barry

Décret : La nouvelle CENI partiellement récompensée par le président de la République

Dans un décret du président Alpha Condé, lu ce jeudi soir au journal de la RTG, la commission électorale nationale indépendante a été partiellement récompensée conformément aux dispositions de l’article 7 alinéa 1 de la loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique L012 CNT portant création, organisation, attribution et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante.

Ces 10 personnes qui la composent partiellement sont issues de la mouvance présidentielle notamment le RPG arc-en-ciel, l’UPR et la NGR ; de la société civile et de l’Administration du territoire et de la décentralisation.

Ce sont :

1-Bakari Mansaré, RPG

2-Ousmane King Bnagoura, RPG

3-Aly Bocar Samoura, RPG

4-Séraphine Kondiano, RPG

5-Sory Sidibé, RPG

6-Boubacar Biro Barry, UPR

7-Daouda David Camara, NGR

8-Maitre Salifou Kébé, Société civile, (actuel président de la CENI)

9)-Kabinet Cissé, société civile

10-Djenabou Touré, ministère de l’Administration du territoire

Les sept représentants de l’opposition compléteront le nombre à 17 commissaires de la nouvelle Commission en charge des élections. Les opposants qui ont du mal à s’entendre autour d’une liste,  ont à partir de maintenant, 45 jours pour déposer les noms au ministère  de l’Administration du territoire.

Bhoye Barry

Guinée : Jeunesse et Troisième République .Acte 1 ( Par Mohamed Lamine Keita )

Quand les combats d’honneur de la plume et du corps se présentent, mon choix  de préférer celui de la plume souffre de patienter que finisse celui du corps dans le ring de la démocratie dans l’espérance de n’y laisser aucune plume.Le raisonnement qui y en jaillira sera d’une nature à inhiber mes doutes inspirateurs. La République – Patrie ;  denrée la plus nourricière de l’existence humaine, prône en ses sermons son énergie véritable, incommensurable de par ses vertus pour ses enfants qui y naissent ou y vivent ou encore pour lesquels elle ouvre ses bras symboles de ses portes dites de paradis.Le Citoyen réceptif du message dont le répondant se hisse à la valeur du gardien du Temple se voit enthousiaste, prêt à s’éveiller et bondir sur sa proie, comme le jeune chasseur de la Savane qui apprend à dompter la brousse malgré ses résistances naturelles.En cette Ère – ci, la jeunesse guinéenne s’éveille. Elle cherche à comprendre la République – Patrie. Elle s’intéresse dans sa majorité à la vie de la Nation. Certes pour la plupart, l’excitation vient avec une incompréhension totale de la notion de la République mais l’apprentissage de son marathon d’amour forge les Esprits et les met en phase avec le Temps, les projetant ainsi dans le futur certain.Ils ont foi de plus en plus dans le pays et croient en son avenir. Cette génération en marche vers demain se consolide par le renforcement de leurs connaissances et la soudure de leurs coudes. Cette détermination à jamais, de faire de la Patrie commune un havre de paix source de son émergence certaine, reste le plus beau cadeau de la Nature à la République.Cette énergie soufflée du haut de  notre État par l’influence de son dirigeant principal ratifie le pacte mondial de l’héritage générationnel.Préparer une jeunesse consciente des enjeux mondiaux du futur et ses défis – propres !Ainsi la troisième République entre dans sa phase pilote d’alternance générationnelle.La prise du pouvoir par les idées jeunes qui restent un état d’esprit se manifeste peu à peu dans la volonté de la majorité des populations à aller dans le modernisme tout en faisant de la place aux attardés de la nécessité à y aller.Ce leadership retrouvé de la Guinée dans la  préparation des jeunes générations à l’Esprit de conservation des acquis de la gouvernance et ceux démocratiques est une lumière éternelle allumée pour elles.Comprendre l’enjeu de cette ‘’Préparation Générationnelle’’ doit être le défi personnel de chaque jeune éveillé par l’appel de la République – Patrie. Pour ce faire, fréquenter les  grains, loges, conservatoires, staffs, firmes, …   où se disent les vérités et qui donnent la parole et distribuent les connaissances, reste le meilleur chemin pour être du bon côté de l’histoire et jouer le bon rôle dans le  film générationnel.Notre jeune État, dont les fils sont restés debout comme un seul homme en fêtant son soixantième anniversaire a fait son signal pour le top départ ; et l’Artisan de cet éveil, en l’occurrence notre Chef d’État le Président Alpha CONDÉ a été en phase avec l’aspiration du peuple de chérir  la Nation et de rester fiers d’en être les enfants.La Troisième République et les jeunes de Guinée, une histoire charmante  et une opportunité à saisir pour ensemble écrire l’histoire  en tant qu’acteurs !Mohamed Lamine KEITA
Président de l’Alliance Futuriste
Président de la C.O du FOREP

Grève des enseignants : Le protocole d’accord en 12 points signé.(Copie )

Après trois tentatives, la quatrième a été la bonne. Le protocole d’accord préalable à la suspension de la grève du SLECG a été signé ce jeudi au palais du peuple. Cette signature suspend la grève déclenchée depuis le 3 octobre dernier.

Ce protocole d’accord comporte 12 points :

1- Le dégel exceptionnel des salaires des enseignants pendant toute la période de grève ( octobre, novembre et décembre 2018).

2- la création à compter du lundi 21 janvier 2019 d’une commission mixte ( Gouvernement /USTG/SLECG) en vue de procéder à l’assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants. Les économies réalisées après cet assainissement seront affectées sur le salaire de base sans aucune incidence financière et sans que cela ne se traduise par une augmentation de la masse salariale. Les modalités de répartition en seront définies en commun accord avec les acteurs concernés. Le Gouvernement mettra à la disposition de cette commission les ressources nécessaires pour la réalisation de cette opération.

3- Le rétablissement des enseignants mutés et démis de leurs fonctions à leurs postes initiaux pour faits de grève dans les institutions d’enseignement supérieur et du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

4- L’engagement à la fonction publique des 10 homologues de l’Université de kindia.

5- Le virement automatique des salaires après les opérations d’assainissement du fichier du corps enseignant. En attendant, il sera fait recours au billetage pour faciliter les vérifications ( contrôle physique des enseignants).

6- Le déblocage des prêts bancaires aux enseignants.

7- Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires, le gouvernement a initié un vaste programme de construction de logements sociaux dont priorité sera donnée aux enseignants, aux médecins et magistrats.

8- Le respect des libertés et droits syndicaux.

9- La poursuite du payement des 40% d’augmentation de salaire accordé aux enseignants ayant fait valoir leurs droits à la retraite au 31 décembre 2017.

10- La mise en place d’un comité mixte (Gouvernement /USTG/SLECG) de suivi et évaluation du présent protocole.

11- les parties s’accordent que nul ne sera sanctionné ou poursuivi pour fait de grève.

12- Le SLECG s’engage à organiser des cours de rattrapage à tous les niveaux pour combler le retard accusé dans le calendrier scolaire.

Enfin, l’USTG et le SLECG soucieux de l’avenir de nos enfants et pour assurer une bonne préparation et un bon déroulement des examens de fin d’année décident la suspension de la grève à compter de la date de signature du présent protocole. À cet effet, le SLECG invite toutes les enseignantes et enseignants de Guinée à reprendre les cours sur toute l’étendue du territoire national.

Ont signé ce présent protocole d’accord : Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG, Tibou Kamara, ministre d’État, Ismaël Dioubaté, ministre du budget, Dr Alia Camara, et Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique.

Sadjo Bah pour Actuconakry.com / Tél : 625 01 66 69

Lisez absolument ci dessous