NOUVELLE CONSTITUTION : l’association N’dinboré se remet en selle

Maintenue en hibernation depuis des années, l’association n’dinboré, revient au-devant de la scène. Pour les besoins de la campagne de promotion de la nouvelle constitution, son géniteur qui n’est autre que l’ancien ministre de la Communication, Alhousseine Makanera Keïta, l’a visiblement dépoussiérée pour en faire un puissant instrument de mobilisation politique. En tout cas, il en était question ce samedi à la faveur de la conférence de presse que l’ancien ministre a animée à Conakry pour, dit-il, donner le coup d’envoi d’une vaste campagne pro-nouvelle constitution. Et pour la circonstance, il était accompagné de sa toute dernière épouse, d’éléments présentés comme étant membres de son parti, le FND, ainsi que du député plutôt controversé malien, Oumar Mariko.

Et c’est Mme Makanéra née Makalé Sylla,  qui se charge de la déclaration liminaire attribuée à l’association n’dinboré. En substance, elle admet que le débat sur l’adoption d’une nouvelle constitution divise les Guinéens. Mais en fin du compte, à ses yeux, la nécessité d’une quatrième république ne fait l’objet d’aucun doute. «Nous savons que certaines fractions politiques et de la société civile ont accueilli l’idée de  ce débat avec scepticisme. Mais la quasi-totalité  d’entre elles ont reconnu aujourd’hui la nécessité de ce débat,  mais surtout l’adoption d’une nouvelle constitution qui fera progresser  notre pays vers plus de liberté et plus de richesses partagées», déclare-t-elle ainsi.

Aussi, poursuit-elle : « notre association N’dinboré enclenche un grand mouvement M4R (Mouvement pour la 4e République) qui doit être une structure faîtière regroupant en son sein toutes les structures (formations politiques, société civile, associations des jeunes et des femmes) qui concourent au respect de la population dans son choix libre ». Et si l’on veut, selon l’association de l’ancien ministre de la communication, le débat sur la légitimité de l’actuelle constitution n’a même pas sa raison d’être. Car elle « a été imposée à la population  guinéenne », tranche Makalé.

La conférence de ce samedi étant donc le point de départ, Alhousseine Makanera Kaké, quant à lui, donne la suite du programme qui devrait être décliné :

 A la sortie de cette conférence de presse,  nous allons établir un plan d’action qui comprendra des interventions dans des radios, les contacts directs dans les mosquées, dans les lieux publics, des campagnes porte-à-porte, les petits et grands meetings, mais aussi les communications sur les réseaux sociaux.

Balla Yombouno






Répondre