Un député du RPG aux journalistes: « Votre travail n’est pas de diaboliser le pouvoir du Pr Alpha Condé »

L’Honorable Mohamed Lamine Kamissoko, membre du Bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 15 juin, a fait un clin d’œil aux journalistes, lors de l’assemblée générale du parti, à son siège, à Gbessia (commune de Matoto).

Il a estimé : « Alors, nous allons dire pourquoi une nouvelle constitution ? Entre la loi guinéenne et les lois de la CEDEAO, les lois de l’Union africaine, les lois d’un peu partout dans le monde, il y a un déphasage complet. Or, nous disons que nous vivons dans la mondialisation. Ce qui veut dire qu’il faut uniformiser les lois. Où tu as vu dans un pays, le CNT ? Où tu as vu dans un pays, qu’il n’y a pas de délit de presse ? On dit qu’il n’y a pas de délits de presse. C’est pourquoi nos amis etfrères journalistes, aujourd’hui, se permettent d’insulter n’importe qui dans leurs émissions. Ils n’ont pas de respect pour les ministres, ils n’ont pas de respect pour le président de la République, ils n’ont du respect pour personne. Quand tu les prends, tu les envoies au tribunal, on dit non ! Cela veut dire quoi ? Vous voulez qu’on reste dans ça ? Il faut que ça change ; la constitution doit changer ».

Par ailleurs, Kamissoko a déclaré : « Maintenant, tous les acteurs du Front national, nous disons aux citoyens de recenser aussi tous les acteurs. Quelle est la seule formation en Guinée, qui peut intimider le RPG ? Nous, nous sommes respectueux des textes de loi. Sinon, c’est pour le respect du Pr Alpha Condé, nous laissons les manifestants faire avec les forces de sécurité. Sinon, si ce n’est pas le respect pour la président, le bureau national de la jeunesse va demander à ce qu’il y ait quelques minutes de recréation entre l’opposition et la mouvance et cela sur toute l’étendue du territoire. Mais c’est nous qui gérons, donc on va rester dans l’esprit du président. Nous ne devons pas être porteurs des virus de la violence ».

Il a également demandé : « Les journalistes qui sont là, pourquoi vous ne posez pas la question au Front national de défense de la constitution, pourquoi vous ne dites pas à ces gens-là, pourquoi vous faites la liste des personnalités ? »

Enfin, il a signifié que : « Si aujourd’hui le Front national se permet de droguer les enfants, de mobiliser les enfants et les faire sortir, vous avez vu ce qui s’est passé avant-hier à N’Nzérékoré. Ça c’est alarmant. Est-ce que quelqu’un qui compte conquérir le pouvoir doit se comporter ainsi ? Tandis que la voie est ouverte, vous êtes libre de dire non au referendum. C’est tout, comme cela vous épargnez des vies humaines, au lieu d’amener les gens à s’entretuer. Or nous sommes tous des frères entre nous. Mais quand il y a problème, vous les journalistes, ça va commencer par vous ! Personne ne sera épargné. Les journalistes ont le droit de former, d’informer et d’éduquer la population. Votre travail n’est pas de diaboliser le pouvoir du Pr Alpha Condé. Vous êtes mal placés pour le faire. Ce que nous constatons dans les émissions interactives, lorsque quelqu’un vient pour insulter le professeur, les journalistes lui donnent beaucoup de temps d’intervention. Mais lorsque quelqu’un vient pour parler des biens du président de la République, on lui coupe le micro… (sic) »

Abdou Lory Sylla






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